Trump et le Groenland, l'histoire d'une "obsession" ? cover art

Trump et le Groenland, l'histoire d'une "obsession" ?

Trump et le Groenland, l'histoire d'une "obsession" ?

Listen for free

View show details

About this listen

A la Une de la presse, ce jeudi 15 janvier, les réactions à la rencontre, hier, à la Maison Blanche, entre le vice-président et le chef de la diplomatie américains, et les ministres des Affaires étrangères danois et groenlandais. Une perquisition du FBI chez une journaliste du Washington Post. Une visite de la police au domicile d’une résidente de Miami, après un message sur Facebook. Et les résultats des demi-finales de la CAN. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, les réactions à la rencontre, hier, à la Maison Blanche, entre le vice-président et le chef de la diplomatie américains, et les ministres des Affaires étrangères danois et groenlandais. La main tendue pour attraper un briquet, la cigarette aux lèvres, Lars Lokke Rasmussen, le ministre des Affaires étrangères danois a la mine des mauvais jours à la Une d’Ekstra Bladet, qui titre pudiquement sur les "désaccords persistants" entre Washington et Copenhague sur le Groenland. Le tabloïd danois évoque "la fumée et la vapeur" au Danemark, en prévenant que "la crise est loin d'être terminée" et que les Danois ont "simplement gagné un peu de temps". "Catastrophe évitée pour l’instant": Jyllands-Posten, qui montre Rasmussen aux côtés de son homologue groenlandaise, Vivian Motzfeldt, parle, lui des "craintes persistantes du Danemark face aux exigences de Donald Trump". Face à un président américain qui martèle que le Danemark "ne peut pas se défendre tout seul", quelles options pour Copenhague et Bruxelles? D’après The Economist, "la priorité immédiate est de désamorcer les inquiétudes de Trump en démontrant que ses prétendues craintes (sécuritaires) peuvent être résolues dans le cadre existant", à savoir l’Otan - d’où l’annonce de la France et de plusieurs pays européens d’exercices conjoints au Groenland. Pour ce qui est de "l’obsession trumpienne" de s’emparer du territoire danois, le magazine britannique indique que l’Europe envisage "d'autres options", comme "la possibilité de suspendre certains aspects de l'accord commercial récemment conclu avec les États-Unis" ou "le durcissement de la réglementation pour les entreprises technologiques américaines", des options sur lesquelles il sera toutefois "difficile de rassembler des majorités", selon The Economist, qui indique que "le dernier espoir" des Européens est que Donald Trump soit tout simplement "distrait de sa quête" groenlandaise. Aux Etats-Unis, la Maison-Blanche a posté il y a quelques heures, sur X, un dessin résumant le choix, auquel devrait se résoudre, selon elle, "l’homme groenlandais" avec ses chiens de traîneau: prendre la direction de la Chine et de la Russie ou celle des Etats-Unis. Cette expression d’"homme groenlandais" et cette vision pour le moins binaire du monde sont perçues par Heidi Beirich, la cofondatrice du Projet mondial contre la haine et l'extrémisme comme "un exemple flagrant de clin d'œil à la littérature raciste d'extrême droite" et à son concept d’"homme occidental". Un point de vue à retrouver dans The Guardian. "Bienvenue au Groenland, dont l’économie repose sur les subventions et la crevette" : The Wall Street Journal réduit, pour sa part, le territoire autonome danois à un espace bénéficiant certes "d'une situation stratégique" mais dont les "importantes réserves minérales" sont "profondément enfouies sous la glace", ce qui rend leur éventuelle exploitation "longue et coûteuse". "Du moins à court terme, calcule le quotidien conservateur, qui ne partage visiblement pas l’enthousiasme de Donald Trump pour le Groenland, quiconque dirigera cette île risque davantage de se retrouver face à un gouffre financier qu'à une mine d'or". Au-delà de ces considérations économiques ou mercantiles, c’est selon, The New York Times rappelle, lui, que "le sort de la plus grande île du monde a une importance capitale pour des milliards de personnes, car le réchauffement climatique entraîne une fonte des glaces" qui recouvrent 80% du Groenland - "un phénomène aux conséquences planétaires". Les Etats-Unis, où des agents du FBI ont perquisitionné, hier, le domicile d'une journaliste du Washington Post. Le journal voit dans cette perquisition, dans le cadre d'une enquête sur la divulgation d'informations gouvernementales secrètes, "une atteinte flagrante au Premier Amendement" sur la liberté de la presse. "Quiconque croit que cette (intervention) dissuadera les journalistes d'exercer leur métier se trompe lourdement": "les tentatives d'intimidation ou de neutralisation des journalistes finissent toujours par échouer", écrit le journal. Le droit à la liberté d’expression, qu’invoque aussi une habitante de Miami Beach, Raquel Pacheco, qui raconte dans The Washington Post, ...
No reviews yet