1972 : César et Rosalie, l’amour selon Claude Sautet
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Romy Schneider est Rosalie, une femme libre, moderne, insaisissable. Elle vit avec César, ferrailleur flamboyant, excessif, jaloux, mais profondément généreux. Un homme qui prend toute la place… et parfois trop.
Lors d’un mariage, Rosalie recroise David, son amour de jeunesse. Plus discret, plus intérieur, presque à l’opposé de César. Et très vite, le film glisse vers ce que Sautet filme mieux que personne : les hésitations, les retours, les silences, les failles. Et la complexité des sentiments amoureux…
Ici, pas de triangle amoureux spectaculaire.
Tout se joue dans les regards, les gestes, les maladresses. César souffre, s’emporte, se repent. David observe, doute, recule. Et Rosalie est au milieu de tout cela. Tirant les ficelles,en apparence…
Peu à peu, le film déjoue les attentes.
Les deux rivaux cessent de s’affronter… et finissent par s’apprivoiser. Une amitié inattendue naît entre César et David, au point que Rosalie se retrouve presque spectatrice de l’histoire de ses deux hommes.
La fin reste ouverte.
Un jour, un taxi s’arrête devant la maison. Rosalie en descend. Le film s’arrête là. Sans réponse. Sans morale.
Et puis, il y a cette lettre, lue par Romi…
Ce qui donne à César et Rosalie sa force intacte, c’est cette manière de parler d’amour sans modèle imposé, de fragilité masculine, de liberté féminine… avec une infinie douceur. Sans jugement. Déjà, en 1972. On se sent perdu, exactement comme si on vivait cette histoire par procuration.
Et puis il y a la musique.
La musique de Philippe Sarde, énergique, énigmatique.
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