Connexion Nature – L’éco-pâturage : quand les animaux remplacent les tondeuses
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Le principe est simple : confier l’entretien des espaces verts à des herbivores — moutons, chèvres, ânes ou parfois même vaches. En broutant la végétation, ces animaux assurent une gestion naturelle des prairies, talus et parcs, sans machines ni produits chimiques. Résultat : une réduction significative de l’empreinte carbone, mais aussi du bruit, souvent envahissant dans nos villes.
Contrairement aux tontes mécaniques qui uniformisent tout sur leur passage, l’éco-pâturage permet une gestion différenciée des milieux. Les animaux choisissent ce qu’ils mangent, laissent certaines plantes intactes, favorisent la diversité végétale et enrichissent naturellement les sols grâce à leurs déjections — un engrais aussi ancien que la terre elle-même.
Cette pratique porte également une forte dimension éthique. Bien souvent, les animaux utilisés sont en fin de carrière agricole. L’éco-pâturage leur offre une retraite paisible, loin de l’abattoir, au rythme des saisons. Une image qui touche, et qui rappelle notre responsabilité envers ceux qui nous nourrissent et nous accompagnent depuis des millénaires.
Mais l’éco-pâturage est aussi une aventure humaine et sociale. Dans plusieurs communes, des citoyens volontaires sont formés pour veiller au bien-être des troupeaux. C’est notamment le cas à Watermael-Boitsfort, mais aussi au parc Tournay-Solvay, à Ixelles ou encore au Kauwberg, à Uccle, en lisière de la Forêt de Soignes. Jour après jour, ces bénévoles s’assurent que les animaux vont bien, que les clôtures fonctionnent, qu’aucune blessure n’apparaît. Une véritable reconnexion au vivant.
Bien sûr, Amir le souligne : un projet d’éco-pâturage ne s’improvise pas. Il faut étudier le site, choisir les espèces adaptées, dimensionner correctement les troupeaux, prévoir clôtures, abris et points d’eau, et assurer un suivi sanitaire rigoureux. Lorsqu’il est bien pensé, l’éco-pâturage devient un modèle exemplaire de gestion durable.
Un épisode qui invite à ralentir, à écouter le silence, et à redécouvrir le bon sens d’hier pour mieux préparer demain.
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