• Paroles d'aînés : l'Afrique en quatre dates selon Sophie Bessis
    Jul 3 2026

    Afrique, mémoires d'un continent donne la parole aux aînés, femmes et hommes aux savoirs précieux, pour qu'ils nous racontent l'histoire de l'Afrique et le rapport qu'ils entretiennent avec le continent. Ces grandes voix reviennent sur quatre séquences de leur choix, quatre moments cruciaux qui les ont marqués et inspirés.

    Avec l’historienne franco-tunisienne Sophie Bessis.

    Dans cette édition de « Afrique, mémoires d’un continent », notre invitée Sophie Bessis rappelle que l’histoire de l’Afrique a longtemps été racontée à travers un regard colonial. Depuis les indépendances, les historiens africains ont progressivement reconstruit cette histoire grâce à un meilleur accès aux archives. Toutefois, elle souligne que de nombreux États ont également élaboré des « romans nationaux » destinés à renforcer leur identité, parfois au détriment de la vérité historique, d'où la nécessité de distinguer le travail scientifique de l’histoire des récits politiques ou idéologiques.

    Quatre dates fondatrices de la mémoire du continent

    Le premier événement retenu est le rétablissement de l’esclavage par Napoléon en 1802, qui relance la traite négrière malgré son abolition en 1794. Cette décision conduit à une résistance qui aboutit à l’indépendance d’Haïti en 1804, première République noire de l’histoire.

    La deuxième date est la conférence de Berlin (1884-1885), où les puissances européennes définissent les règles de la colonisation de l’Afrique. Sophie Bessis explique que les frontières héritées de cette période continuent d’influencer les conflits contemporains et les difficultés de construction des États africains.

    La troisième date est la promulgation du Code du statut personnel en Tunisie en 1956 sous Habib Bourguiba. Cette réforme marque une avancée majeure pour les droits des femmes avec l’interdiction de la polygamie, la suppression de la répudiation et l’instauration du mariage civil. Pour Sophie Bessis, cette transformation a profondément modernisé la société tunisienne et demeure une référence dans le monde arabe.

    Patrice Lumumba et les enjeux contemporains

    Enfin, Sophie Bessis choisit l’assassinat de Patrice Lumumba en 1961, symbole des difficultés rencontrées par les États africains après les indépendances. Elle rappelle que son élimination est liée aux intérêts économiques et géopolitiques autour des immenses richesses minières du Congo. Selon elle, cette tragédie illustre la nécessité pour les pays africains de maîtriser leurs ressources naturelles afin de construire une véritable souveraineté politique et économique.

    À travers ces quatre dates, l'historienne a souhaité démontrer comment les événements du passé continuent d’éclairer les défis actuels du continent africain.

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    39 mins
  • Paroles d'aînés : l'Afrique en quatre dates selon Véronique Tadjo
    Jul 10 2026

    Afrique mémoires d'un continent donne la parole aux aînés, femmes et hommes, aux savoirs précieux, pour qu'ils nous racontent l'histoire de l'Afrique et le rapport qu'ils entretiennent avec le continent. Ces grandes voix du continent reviennent sur quatre séquences de leur choix, quatre moments cruciaux qui les ont marqués, travaillés, inspirés.

    Avec l’écrivaine franco-ivoirienne Véronique Tadjo, Grand prix d’Afrique noire pour Reine Pokou (éd. Actes Sud).

    L’écrivaine Véronique Tadjo revient sur quatre événements qui ont profondément marqué sa vision de l’histoire africaine. Forte de son parcours entre la Côte d’Ivoire, le Kenya, l’Afrique du Sud et l’Europe, elle souligne que l’Afrique est un continent uni par une histoire commune, mais aussi confronté à des divisions contemporaines. Son œuvre, nourrie par les grands auteurs de la négritude et par de nombreux voyages, cherche à transmettre une mémoire vivante et à interroger les grands défis du continent.

    La première date évoquée est celle de la traite transatlantique, à partir de 1619 avec l’arrivée des premiers esclaves africains en Virginie. Véronique Tadjo insiste sur les conséquences humaines de cet événement, mais aussi sur la capacité des descendants d’esclaves à transformer ce traumatisme en une immense richesse culturelle, notamment à travers les cultures afro-américaines. Elle rappelle que cette mémoire demeure essentielle pour comprendre les discriminations actuelles et l’apport des diasporas africaines au monde.

    Des moments fondateurs du panafricanisme et du devoir de mémoire

    La deuxième date est le Premier Festival mondial des Arts nègres, organisé à Dakar en 1966 sous l’impulsion de Léopold Sédar Senghor. Ce rassemblement constitue un tournant majeur en affirmant la place des artistes africains sur la scène internationale et en célébrant les cultures noires. Ce festival symbolise également une Afrique indépendante, créatrice et ouverte sur le monde.

    La troisième étape est le projet « Rwanda : écrire par devoir de mémoire » lancé en 1998 après le génocide des Tutsi. Avec d’autres écrivains africains, Véronique Tadjo participe à cette initiative pour témoigner de l’horreur et rendre une identité aux victimes. Cette expérience bouleverse profondément son écriture et lui fait prendre conscience de la nécessité d’une solidarité intellectuelle et artistique face aux tragédies du continent.

    Les défis contemporains : santé, environnement et responsabilité

    Enfin, Véronique Tadjo évoque l’épidémie d’Ebola qui a frappé l’Afrique de l’Ouest entre 2013 et 2016. À travers son roman En compagnie des hommes, elle montre que cette crise sanitaire est étroitement liée aux bouleversements environnementaux, notamment à la déforestation qui favorise la transmission du virus entre les animaux et les humains. Elle souligne que cette catastrophe révèle également les faiblesses des systèmes de santé africains et le manque de préparation face aux crises.

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  • Paroles d'aînés : l'Afrique en quatre dates selon Sami Tchak
    Jul 17 2026

    Afrique mémoires d'un continent donne la parole aux aînés, femmes et hommes, aux savoirs précieux, pour qu'ils nous racontent l'histoire de l'Afrique et le rapport qu'ils entretiennent avec le continent. Ces grandes voix du continent reviennent sur quatre séquences de leur choix, quatre moments cruciaux qui les ont marqués, travaillés, inspirés.

    Avec l’écrivain et essayiste Sami Tchak, Prix Cheikh Hamidou Kane pour Mélodie pour une douleur (éd. Continents, Lomé, Togo)

    Dans cet entretien, l’écrivain togolais Samy Tchak rappelle d’abord que l’histoire doit être enseignée avec esprit critique, en croisant les traditions orales, les savoirs locaux et les recherches historiques. Il insiste sur l’importance des mythes fondateurs et de la transmission familiale, qui permettent de comprendre le monde avant de s’ouvrir à d’autres cultures. Évoquant la mort de Chaka Zoulou en 1828, il refuse une vision idéalisée du personnage. Pour lui, ce grand bâtisseur fut aussi un dirigeant d’une extrême violence, illustrant la complexité des héros historiques. Il invite à analyser les figures du passé avec lucidité.

    Les défis politiques de l’Afrique contemporaine

    La deuxième date retenue est le décret ghanéen de 1969 ordonnant l’expulsion des étrangers en situation irrégulière. Samy Tchak explique que cet événement l’a profondément marqué, car il a touché sa propre famille et de nombreux habitants de son village. Il y voit le symbole des tensions liées aux frontières nationales et aux migrations, rappelant que le panafricanisme se heurte aujourd’hui à la réalité des États et des intérêts nationaux. Il craint que ces phénomènes d’exclusion ne se reproduisent à l’avenir. La troisième date, le discours de La Baule prononcé par François Mitterrand en 1990, lui permet de s’interroger sur la démocratisation de l’Afrique. Selon lui, la démocratie ne peut être imposée de l’extérieur ni considérée comme une solution universelle au développement. Il estime que les transitions démocratiques ont parfois conduit à des conflits ou à des désillusions, tout en reconnaissant que les libertés politiques demeurent essentielles.

    La littérature africaine comme espace d’émulation

    Enfin, Samy Tchak choisit l’année 2021, marquée par les nombreux prix internationaux remportés par des écrivains africains. Il se réjouit de cette reconnaissance tout en mettant en garde contre une vision qui ferait dépendre la valeur de la littérature africaine du seul regard des institutions occidentales. Selon lui, ces récompenses sont la confirmation d’une richesse déjà ancienne. Il rappelle que plusieurs auteurs africains avaient été distingués bien avant 2021 et souligne que l’essentiel reste la qualité des œuvres, plus que les prix eux-mêmes.

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  • Paroles d'aînés: l'Afrique en quatre dates selon Marie-Roger Biloa
    Jul 24 2026

    Afrique mémoires d'un continent donne la parole aux aînés, femmes et hommes, aux savoirs précieux, pour qu'ils nous racontent l'histoire de l'Afrique et le rapport qu'ils entretiennent avec le continent. Ces grandes voix du continent reviennent sur quatre séquences de leur choix, quatre moments cruciaux qui les ont marqués, travaillés, inspirés.

    Avec la journaliste camerounaise Marie-Roger Biloa.

    Selon la journaliste Marie-Roger Biloa, il est plus que nécessaire de mieux enseigner l’histoire africaine, longtemps occultée ou racontée par d’autres. Elle souligne également le rôle essentiel des femmes dans l’histoire, souvent minimisé malgré leur contribution décisive à la résistance, à la gouvernance et aux luttes pour l’indépendance. Elle cite notamment la reine Nzinga d’Angola, qui résista pendant plus de quarante ans aux Portugais et symbolise le courage, le leadership et la défense de la souveraineté africaine.

    Marie-Roger Biloa revient aussi sur l’apartheid en Afrique du Sud, qui a profondément marqué sa génération et renforcé le sentiment d’appartenance à une communauté africaine. Elle rappelle la solidarité des États africains contre ce régime et rend hommage aux nombreuses personnalités, parfois oubliées, qui ont participé à cette lutte. Elle aborde également la guerre du Biafra, conflit qui révéla les divisions politiques et ethniques du Nigeria ainsi que les interventions des puissances étrangères. Enfin, quatrième date marquante selon elle, le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994. Ayant couvert cette période en tant que journaliste, elle estime que le traitement médiatique et politique de ce drame reste sujet à débat.

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  • Comprendre l’Ivoirité, son héritage et ses controverses
    Jun 26 2026

    Depuis le milieu des années 1990, l'ivoirité est souvent désignée comme la cause des malheurs ivoiriens. Idée voire idéologie d'une définition d'un « être » ivoirien, son appréciation est conflictuelle. Le terme existe pourtant depuis les années 1970. Il naît dans le champ intellectuel et culturel et charrie alors un imaginaire de libération et de redéfinition de soi.

    Afrique mémoires d’un continent vous propose l'histoire et la radioscopie, sans tabou, de cinquante années d'un concept qui a évolué au fil des décennies, dans un temps actuel où la Côte d'Ivoire panse difficilement les plaies qu'il a pu nourrir.

    Avec Jean-Noël Loucou, historien et homme politique ivoirien, secrétaire général de la fondation Félix Houphouët-Boigny.

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  • Libye : les derniers jours de Mouammar Kadhafi
    Jun 19 2026

    20 Octobre 2011. Après plus de quarante ans au pouvoir, Mouammar Kadhafi vit ses dernières heures. Traqué, isolé et abandonné par une partie de ses anciens soutiens, celui qui a longtemps dominé la Libye voit son régime s'effondrer. Comment s'est déroulée cette chute spectaculaire ? Quels événements ont conduit à sa capture et à sa mort ? Afrique mémoires d’un continent revient sur les derniers jours de Kadhafi et sur les ultimes moments d'un des dirigeants les plus controversés du monde arabe.

    Pour aller plus loin

    Le 20 octobre 2011, Mouammar Kadhafi est capturé près de Syrte après plusieurs mois de guerre civile en Libye.

    La scène de son arrestation, filmée par des téléphones portables, montre un ancien dirigeant humilié, blessé et finalement tué par des combattants. Après 42 ans de pouvoir sans partage, sa mort provoque des scènes de liesse dans le pays, notamment à Tripoli, où beaucoup célèbrent la fin de la dictature.

    La communauté internationale salue alors la disparition d’un régime considéré comme autoritaire, tandis que des interrogations demeurent sur les circonstances exactes de sa mort. L’identité de celui qui a porté le coup fatal reste encore incertaine.

    Un dirigeant controversé entre Afrique et Occident

    Kadhafi a marqué pendant des décennies la scène internationale par son idéologie révolutionnaire, son nationalisme arabe puis son engagement panafricain. Il a longtemps été perçu par certains dirigeants africains comme un défenseur de l’indépendance du continent et un opposant à l’influence occidentale, mais son règne est aussi associé à la répression politique, aux conflits régionaux et à des accusations de soutien au terrorisme international.

    Dans les années 2000, après avoir renoncé à certains programmes militaires et cherché une réconciliation avec l’Occident, il retrouve une forme de respectabilité : la France, sous Nicolas Sarkozy, comme le Royaume-Uni de Tony Blair, renouent alors des relations diplomatiques avec Tripoli.

    L’intervention internationale et l’héritage de la guerre libyenne

    En 2011, les révoltes du « printemps arabe » atteignent la Libye, avec un soulèvement majeur à Benghazi. Face à la répression menée par le régime, la communauté internationale intervient sous mandat de l’ONU. La France, le Royaume-Uni et les États-Unis participent aux frappes aériennes de l’OTAN, officiellement pour protéger les populations civiles.

    Rapidement, l’objectif évolue vers la chute du régime de Kadhafi qui finit par se réfugier à Syrte avant d’être capturé et tué.

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  • Les Ivoiriens face à leurs historiens
    Jun 12 2026

    Quelle est l’origine des Ivoiriens ? Combien d’ethnies sont recensées en Côte d’Ivoire ? Quelle est l’histoire de la reine Pokou ? Afrique mémoires d’un continent pose ce dimanche ses bagages à Abidjan, plus précisément à la fondation Hampâté Bâ, et propose un échange direct entre deux historiens et six intervenants ivoiriens de tous âges et passionnés d’histoire.

    Avec la participation des historiens ivoiriens Séverin Konin et Chikouna Cissé.

    Tous nos remerciements à la fondation Hampâté Bâ pour son accueil.

    Pour aller plus loin

    Les premières questions portent sur les origines des populations ivoiriennes, la reine Pokou, les ethnies et la notion d’autochtonie. Les historiens expliquent que l’histoire du peuplement de la Côte d’Ivoire résulte de migrations successives très anciennes. Il n’existe donc pas une origine unique des Ivoiriens, mais une superposition de populations venues de différentes régions d’Afrique de l’Ouest. La légende de la reine Pokou illustre ces mouvements migratoires qui ont marqué la formation du peuple baoulé. Les intervenants soulignent également la diversité ethnique du pays, composé officiellement de 63 ethnies, auxquelles s’ajoutent de nombreux sous-groupes.

    Indépendance, crises politiques et rôle de l’historien

    Les intervenants abordent ensuite la question de l’indépendance de la Côte d’Ivoire et les luttes menées contre la domination coloniale. Ils rappellent que l’indépendance de 1960 résulte à la fois de facteurs internationaux et de mobilisations locales, notamment celles du PDCI-RDA et des femmes de Grand-Bassam. Le débat s’étend également à la crise politico-militaire de 2002-2011. Les participants s’interrogent sur la possibilité d’écrire une histoire objective de cette période encore récente et marquée par de fortes divisions. Les historiens insistent sur la nécessité de prendre du recul et de distinguer le travail scientifique des interprétations politiques. Selon eux, l’histoire doit contribuer à la réconciliation nationale plutôt qu’à l’entretien des clivages.

    Transmission de la mémoire et valorisation du patrimoine

    La dernière partie de l’émission porte sur la transmission de la mémoire historique africaine. Plusieurs intervenants regrettent que l’histoire soit souvent perçue comme une simple matière scolaire alors qu’elle constitue un outil essentiel de compréhension de soi et d’émancipation culturelle. Les historiens défendent une histoire accessible au grand public et rappellent l’importance de vulgariser les connaissances produites par l’université. Ils évoquent également les conséquences de la traite négrière, la nécessité de mieux valoriser les sites historiques ivoiriens et le besoin de dépasser certains héritages intellectuels de la colonisation. Enfin, les échanges mettent en lumière le rôle fondamental des traditions orales, de l’archéologie et de la préservation du patrimoine.

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  • Amérique latine - Afrique : une mémoire partagée
    Jun 5 2026

    Quels liens unissent l’Amérique latine et l’Afrique ? Des deux côtés de l’océan Atlantique, s’écrit une histoire commune faite de migrations, d’échanges culturels et d’héritages partagés. De l’arrivée des populations africaines en Amérique aux influences qui marquent encore aujourd’hui des arts comme la musique ou la littérature, nous explorons les racines de cette relation singulière.

    Un voyage entre histoire, mémoire et identité, à la découverte des passerelles qui relient l’Amérique latine au continent africain.

    Avec la participation de :

    • Sarah Quesada, professeure associée d’études des romances, de genre et de sexualité à l’université de Duke aux États-Unis
    • Estefania Bournot, chercheuse en littérature comparée et spécialiste des circulations culturelles entre l’Afrique et l’Amérique latine
    • Mohamed Mbougar Sarr, écrivain sénégalais, lauréat du prix Goncourt en 2021
    • Sami Tchak, écrivain togolais.

    Pour aller plus loin

    La traite transatlantique a profondément façonné l'Amérique latine et l'Afrique et son histoire continue d’influencer leurs sociétés. Léopold Sédar Senghor est présenté comme une figure majeure de ce rapprochement, notamment grâce à ses voyages en Amérique latine dans les années 1970 et à sa volonté de créer des solidarités entre les peuples issus d’une histoire commune.

    La présence africaine en Amérique latine reste souvent méconnue. L’exemple de Veracruz, au Mexique, montre pourtant l’importance du rôle des Africains dans la construction du pays. De même, la ville de Yanga rappelle l’héritage des esclaves rebelles et la contribution des populations afro-descendantes à l’histoire mexicaine.

    Les chercheurs insistent sur la nécessité de dépasser la simple mémoire de l’esclavage pour mettre en valeur les relations vivantes entre l’Afrique et l’Amérique latine. Ils évoquent les réseaux intellectuels, les festivals panafricains, les écrivains, diplomates et artistes qui ont contribué à construire des passerelles entre les deux espaces culturels.

    L’émission s’interroge enfin sur la réalité contemporaine des relations entre l’Afrique et l’Amérique latine. Malgré l’existence de discriminations raciales et le manque de connaissance mutuelle, plusieurs intervenants observent un regain d’intérêt pour les échanges culturels, universitaires et diplomatiques, notamment au Brésil et en Colombie.

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    39 mins