• Bonjour chez vous ! du 3 février 2026
    Feb 3 2026
    Au programme de cette édition : À l’approche des élections municipales, l’émission consacre un nouveau volet aux grands enjeux de ce scrutin local. Ce numéro est dédié à la santé, devenue une préoccupation majeure dans de nombreux territoires. Comment lutter efficacement contre les déserts médicaux ? Faut-il aller vers davantage de régulation et de contraintes à l’installation des médecins ? Débat avec des spécialistes pour confronter les solutions et les lignes de fracture.Au cœur de cette séquence, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, revient sur les deux propositions de loi récemment débattues au Parlement. Le gouvernement est-il prêt à s’en saisir pour répondre à l’urgence sanitaire dans les territoires ?Au Sénat, l’attention se porte sur les Jeux olympiques d’hiver, organisés à Milan, observés de près par les Alpes françaises qui accueilleront l’édition suivante. Une loi visant à faciliter l’organisation des Jeux est adoptée par le Parlement. Quels enseignements en tirer pour 2030 ? Éclairage avec Cédric Vial, sénateur LR de Savoie.Enfin, dans les régions, la mobilisation agricole reste forte. Le chef de l’État se rend à la rencontre des agriculteurs à Vesoul en Haute-Saône. Quelles réponses aux inquiétudes du monde agricole ?

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    1 hr and 28 mins
  • Cédric Vial : « Nous avons les Jeux Olympiques d’hiver les plus sobres financièrement »
    Feb 3 2026
    Les 26èmes Jeux Olympiques d’hiver seront organisés dans les Alpes françaises en 2030. La carte des sites olympiques et des infrastructures devrait être dévoilée avant la fin de l’année. Cédric Vial, sénateur (LR) de Savoie était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour répondre à nos interrogations sur le sujet.Cédric Vial a tenu à rassurer sur l’ampleur des dépenses réservées à ce projet, face au contexte de crise budgétaire : « Ça a un coût. Mais nous avons les jeux d’hiver les plus sobres financièrement, avec à peu près 2 milliards d’euros de budget pour les Alpes françaises de 2030. Lors de la précédente édition, nous étions à 4 milliards d’euros. Et sur le total de 2 milliards, un quart est de l’argent public, tout le reste ce sont des sponsors, et de l’argent privé. Donc 500 millions d’euros c’est toujours important, mais on peut relativiser quand on voit ce qu’il vient de se passer dans le 49-3, et ce que l’on est capable de dépenser en une minute dans une négociation avec un autre parti politique ».Cédric Vial est également revenu sur la poursuite expérimentale de l’utilisation de caméras de surveillance algorithmiques, assistées par intelligence artificielle : « Les Jeux Olympiques de Paris c’était en 2024. Là nous serons en 2030. L’intelligence artificielle (…) sera un million de fois plus puissante que Chat GPT4 que l’on a aujourd’hui. Ce qui est certain, c’est que les Jeux Olympiques sont un enjeu de sécurité majeur. En quinze jours, on a des flux de population, avec des risques importants. Donc pourquoi se priver d’un tel outil ? La seule limite c’est la reconnaissance faciale. C’est un outil de sécurité pour toutes les personnes qui vont participer, mais aussi pour l’image de la France dans le monde »

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    26 mins
  • Stéphane Rist : « Contraindre les médecins à s’installer dans les déserts médicaux est inefficace »
    Feb 3 2026
    La désertification médicale touche désormais la totalité du territoire. Maisons de Santé, télémédecine, bus soignants itinérants, de nombreuses solutions sont expérimentées pour résorber le problème que rencontrent désormais de nombreux Français. La loi Garot, adoptée à l’Assemblée nationale et remaniée au Sénat en mai 2026, prévoit des mesures plus coercitives sur les médecins, notamment l’obligation à s’installer dans des déserts médicaux. Une mesure que Stéphanie Rist, ministre de la Santé, juge « inefficace », sur la matinale « Bonjour chez vous ! ».Stéphanie Rist rappelle qu’elle « fait partie des députés qui ont été contre cette proposition de loi et qu’(elle) n’a pas changé d’avis en tant que ministre. Cela ne m’aurait pas posé de problèmes de mettre des contraintes si elles étaient efficaces derrière. Quand on est dans une dynamique démographique trop basse et quand vous mettez des contraintes à l’installation, les professionnels arrêtent. C’est le même schéma à l’étranger, aucun pays n’a anticipé le vieillissement de la population et la transformation en maladies chroniques, qui prennent plus de temps aux médecins ».Stéphanie Rist demeure optimiste sur le déficit de la Sécurité sociale, malgré des prévisions de dépenses en hausse : « La Sécurité sociale a été créée en 1945, où l’on avait beaucoup plus d’actifs qu’aujourd’hui. La transition démographique, la baisse de la natalité et le vieillissement de la population doivent nous faire poser la question : comment finance-t-on notre modèle de protection sociale ? Nous serons en-dessous des 20 milliards de déficit de la Sécurité sociale. Je rappelle que c’est une amélioration par rapport au budget de cette année, et il faut poursuivre cette maîtrise de nos dépenses sociales ».

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    22 mins
  • Municipales : comment lutter contre les déserts médicaux ?
    Feb 3 2026
    Alors que de plus en plus de communes sont confrontées à la désertification médicale, la santé devient un enjeu majeur pour les municipales de mars 2026. La matinale « Bonjour chez vous ! » organisait un débat avec Daniel Chasseing, médecin et sénateur (Les Indépendants) de la Corrèze, Martial Jardel, président de Médecins Solidaires et Anaïs Werestchack, médecin généraliste et co-auteure de « Urgent, recherche médecin ! ».Anaïs Werestchack témoigne après son « Tour de France » de remplacements dans les déserts médicaux avec son conjoint : « Nous nous sommes rendus compte que si 86% du territoire est aujourd’hui concerné par un manque de soignants, il y a des zones bien plus touchées que d’autres, voire totalement démunies. J’ai remplacé un médecin dans l’Aveyron qui était seul sur 652km², donc je vous laisse imaginer le nombre de patients qu’il faut prendre en charge ».Martial Jardel, président de Médecins Solidaires ajoute que « Quand on voit les patients qui n’ont plus de traitement, quand on voit les ordonnances qui ont été renouvelées huit fois, qui sont fines comme du papier parchemin, avec des patients en colère, on ressent un sentiment d’injustice totale. Des gens sont en train de mourir dans ce pays parce qu’ils n’ont plus de traitement sur leurs pathologies chroniques ».Daniel Chasseing, médecin et sénateur (Les Indépendants) de la Corrèze, a exercé pendant son mandat pour pallier un désert médical : « un médecin retraité venait m’aider un ou deux jours par semaine, et je le remercie beaucoup car nous avons pu ainsi maintenir les soins jusqu’à ce qu’un jeune médecin vienne s’installer. Nous avions été obligés de tenir jusque-là ».

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    33 mins
  • Bonjour chez vous ! du 2 février 2026
    Feb 2 2026
    Au programme de cette édition : Les tensions au Moyen-Orient s’intensifient. Les États-Unis peuvent-ils aller jusqu’à une confrontation militaire avec l’Iran ? Donald Trump évoque encore la possibilité d’un accord, mais cette option reste-t-elle crédible ? Sommes-nous à l’aube d’un embrasement régional ? Analyse avec le politologue Gilles Kepel, spécialiste du Moyen-Orient.À l’approche des élections municipales, les figures nationales entrent en campagne sur leurs terres. Édouard Philippe au Havre, Sébastien Lecornu à Vernon : ces engagements sont-ils décisifs pour leurs camps respectifs et pour leurs trajectoires politiques personnelles ? Débat avec Yves Thréard et Élizabeth Martichoux. Focus également sur la stratégie du Rassemblement national, qui mise sur l’implantation locale. Direction Toulon, l’une de ses cibles prioritaires, avec l’éclairage de Var Matin.Enfin, le marathon budgétaire au Parlement touche à son terme. Malgré des critiques persistantes, le budget s’achemine vers une adoption définitive après l’échec attendu des motions de censure. Que pensent les sénateurs de ce texte adopté sans enthousiasme ?Éclairage avec la sénatrice LR des Hauts-de-Seine, Christine Lavarde, spécialiste des questions budgétaires au Sénat.

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    1 hr and 29 mins
  • BONJOUR CHEZ VOUS 26/02/02 Lu P1
    Feb 2 2026
    Christine Lavarde : « Le Sénat ne sera pas comptable du budget porté par le gouvernement »
    Sébastien Lecornu a-t-il rempli sa mission principale : doter la France d'un budget ? « Un budget qui dégouline d'impôts » dénonce Jordan Bardella, président du Rassemblement National. « Ce n'est pas un bon budget, car il ne prépare pas l'avenir » estime la députée du bloc présidentiel, Agnès Pannier-Runacher. « Ce texte ne satisfait personne » résume le député LFI Éric Coquerel. Malgré tout, le budget 2026 devrait être adopté ce lundi à l'issue d'un recours à l'article 49-3.
    Christine Lavarde, sénatrice (LR) des Hauts-de-Seine et présidente de la Délégation sénatoriale à la prospective, considère que « la copie qui nous a été présentée ne correspond absolument pas à la vision que le Sénat apportait en écrivant son texte en première lecture. Le Sénat ne se portera pas comptable des décisions du gouvernement sur le projet de loi de finances de la Sécurité sociale, qui ont des conséquences très fortes sur l'équilibre budgétaire. »
    Christine Lavarde est également revenue sur sa proposition de loi face aux difficultés à mobiliser les acteurs de l'assurance face à la gestion du risque climatique : « À l'échelle des collectivités, on avait un double écueil : d'abord un marché très concentré, souvent avec un seul assureur ; ensuite la nécessité d'améliorer les politiques de prévention pour diminuer la vulnérabilité des bâtiments publics ou individuels. Il faut diminuer la sinistralité en prévision du jour où un évènement d'intensité forte se produit ».

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    27 mins
  • Municipales : une bataille stratégique pour les partis
    Feb 2 2026
    Crise agricole, blocage parlementaire, multiplication des 49-3, ébullition de l’actualité internationale : les élections municipales du 15 et 22 mars parviendront-elles à imposer dans le débat les enjeux locaux ? À six mois des élections sénatoriales, et à un an de la présidentielle, le scrutin municipal est crucial pour les partis politiques qui cherchent les meilleures stratégies d’alliances pour le premier et le second tour.Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat remarque que « de nombreux candidats font campagne sans étiquette, même dans les plus grandes villes, tout en appartenant à des partis. Le Rassemblement National joue gros en faisant le pari de l’implantation locale. S’il n’arrive pas à conquérir quelques grandes villes qu’il convoite, ça ferait un petit accroc dans ce cheminement victorieux qui semble l’amener vers la présidentielle. Mais je ne suis pas sûre que ça change énormément le vote des Français en 2027 ».Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, ajoute que « l’implantation locale n’est pas seulement un enjeu pour le Rassemblement National. Les partis les plus forts à l’échelle nationale sont les plus faibles localement. Et les partis qui sont en complète décomposition sur le plan national, le Parti Socialiste et surtout Les Républicains, demeurent forts sur le plan local. On est effectivement sur un front renversé. En perspective de la présidentielle, je pense que le Rassemblement National a tout à fait intérêt d’avoir des barons locaux qui s’installent, éventuellement sur Perpignan, Marseille, Toulon et Nice, et puis de nombreuses autres villes, de taille moyenne ou plus réduites ».

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    34 mins
  • Gilles Kepel : « Trump est un promoteur immobilier, il cherche à négocier avec l’Iran »
    Feb 2 2026
    A la suite de la désignation par l’Union européenne des Gardiens de la Révolution comme « organisation terroriste », Téhéran a convoqué les ambassadeurs européens. Pour éclairer sur cette situation de crise majeure, la matinale « Bonjour chez vous ! » a invité Gilles Kepel, professeur des universités, politologue spécialiste de l’islam et du Moyen-Orient.L’Iran affirme qu’un « cadre » de négociations avec les États-Unis sera officialisé dans les prochains jours. Gilles Kepel analyse les motivations de Donald Trump dans ce bras de fer : « Comme toujours avec Donald Trump, c’est une affaire de deal. C’est un promoteur immobilier. Il essaye de terroriser ceux qui possèdent le terrain qu’il veut acquérir pour faire un immeuble épouvantable. Et c’est un peu la situation avec l’Iran. Trump a amassé des forces considérables dans le Golfe Persique et il est en négociations avec les Israéliens. Toutes les préparations sont faites pour mettre la pression maximale sur Téhéran pour contraindre à une négociation. Une négociation que les Iraniens veulent retarder le plus possible puisque les demandes des États-Unis vont équivaloir à une sorte de capitulation militaire ».Gilles Kepel établit le triste bilan de la révolte en Iran : « Nous n’avons pas encore une idée précise du nombre de morts pendant les deux-trois jours de répression totale. On parle en dizaines de milliers, mais entre 20.000, 30.000 on ne sait pas malheureusement. Les Gardiens de la Révolutions ont tiré dans la tête. On a vu les piles de morts, le racket des familles qui devaient payer 25.000 dollars pour pouvoir les enterrer. Un régime ne peut pas tenir uniquement sur une répression pareille ».

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    22 mins