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Comment fixer des limites?

Comment fixer des limites?

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Maintenir une vie équilibrée et authentique est difficile en raison des multiples demandes reliées au monde du travail et des obligations d’ordre personnel. Nous connaissons l’importance de fixer des limites, mais nous éprouvons des difficultés à y parvenir. Dans cet épisode, Joan et Stéphane abordent la question cruciale des limites dans la vie professionnelle et personnelle, notamment pour les pasteurs et les responsables religieux et explorent comment définir, respecter et communiquer ses limites pour éviter l’épuisement, tout en maintenant une vie équilibrée et authentique. Bonjour, bienvenue à Question de croire, un podcast qui explore la foi et la spiritualité, une question à la fois. Cette semaine, comment fixer des limites? Bonjour, Stéphane, bonjour à chaque personne qui nous écoute. Bonjour Joan. Les visites matinales au presbytère [Joan] En parlant de cette thématique, « comment fixer des limites », moi, je me rends compte qu'on a vécu en presbytère depuis plus de 20 ans, que ce soit en France, dans la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, ou que ce soit à Graffenstaden, banlieue sud de Strasbourg. Et à chaque fois, il y a eu des petits événements rigolos, souvent le matin d'ailleurs. Il n'y a pas longtemps, je me suis souvenu du monsieur qui avait sonné un jour où il neigeait encore un tout petit peu au mois d'avril au fond des Vosges. Le monsieur me dit qu'il avait reçu un message de Jésus. Ce qui était marrant, c'est qu'il était très tôt le matin et il neigeait un peu et le gars était en sandales et en short. À Graffenstaden, il y a une paroissienne qu'on aimait bien, avec qui on avait plaisir de temps en temps à passer du temps, qui était très triste parce que sa maman est morte. Elle est venue sonner aussi très tôt le matin. Et là, j'avoue que j'en avais un petit peu marre de ces histoires. Je ne lui ai pas ouvert la deuxième porte, je n’ai ouvert que le portail. Il était 7h30 et elle me dit : « Ma maman est morte, il faut que je voie Amaury pour préparer l'enterrement. » Et je lui ai dit : « Mais écoute, Amaury, il est encore en pyjama, tout comme moi, tout comme nos filles. Donc là je crois que le plus sage, c'est que tu rentres chez toi. Et puis une fois que tout le monde sera douché, habillé, nourri, et puis que les filles seront à l'école, Amaury, il te rappellera. » Elle était choquée. Et en même temps, qui sur cette terre n'a pas besoin, le matin, de se doucher, de s'habiller, de manger, de faire ses petits rituels du matin, sa prière, sa gym… ce que chacun veut, pour être opérationnel professionnellement? Pourquoi nous, en tant que ministre, faudrait-il qu'on reçoive les gens sales, l’haleine fétide, en pyjama, dans le bordel de nos maisons parce que les gens ont un truc un peu urgent et émotionnel? Quel est le sens à tout ça, en fait? S’attendre à ce qu’on soit toujours disponible [Stéphane] Oui, c'est vrai! Essayer de faire ça avec un avocat ou quelqu'un d'une profession comme ça, débarquer à sept heure et demie, puis de dire : « Ah, il faut que je te parle immédiatement. » Non! Mais on s'attend à une espèce de dévouement presque total de la part des pasteurs. C'est quelque chose qu'on met en valeur. Souvent dans les descriptions de tâches, on va voir ça. Être toujours disponible. Mais c'est une invitation à se faire envahir par les paroissiens, les paroissiennes et la communauté en général. Ça me fait penser à cette histoire qu'on m'avait contée lorsque j'étais au collège théologique, au séminaire. Cette belle histoire du pasteur qui arrivait. C'était sa première journée. Il l'emménageait dans le presbytère, dans la cure. Là, il y a quelqu'un qui arrive de la paroisse et qui dit : « Ma mère est à l'hôpital. Pourrais-tu venir? » Et il a tout laissé et est allé faire cette visite. Et on nous présentait ça comme quelle belle histoire! Quel beau dévouement! Mais moi, dans ma tête, c'est : « Oui, mais son épouse et ses enfants qui ont dû se farcir le déménagement seul? » Déjà, déménager, ce n'est pas facile. On enlève un adulte dans tout ça. L’histoire ne disait pas: va visiter ma mère, puis tel et tel paroissien vont venir pour t'aider, pour essayer de faciliter le déménagement. Non, non, non. C'était: tu donnes, puis on tient pour acquis que la famille encaisse. C'est ça, cette idée d'être là tout le temps. Moi, je dis, il y a urgence et urgence. Il faut savoir mettre ses limites professionnelles, comme tout autre professionnel. Je pense qu'il faut mettre des choses non négociables, et ça vaut pour les pasteurs, mais ça vaut pour tout le monde. Il faut mettre des limites. Je sais que c'est facile à dire, ce n'est pas toujours facile à mettre en place, mais je pense qu'on a besoin dans notre tête de dire qu'il y a des choses non négociables. Je reviens souvent à ...
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