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Transmission

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Written by: ARTE Radio
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Brigitte Fontaine, Marsu (Bérurier Noir), Patrice Leconte, Pierre Lescure, Lio… Musiciens, écrivains, producteur ou directeur de chaîne, ils ont bousculé l'écriture, dynamité le rock, émancipé la chanson ou oxygéné la télé. Seuls ou en bande, dans une galaxie alors privée d'Internet, ils ont remué la France avec des rythmes nouveaux et des styles audacieux. Leurs trajectoires illustrent le bien-fondé de la révolte et de la quête de nouveauté. Ces pionniers de la pop culture se racontent dans Transmission, podcast coproduit par ARTE Radio et La Fab. – fonds de dotation agnès b. Archives et musiques originales enrichissent ces récits à la première personne, menés par des intervieweurs complices, mais pas trop, tels que Thomas Baumgartner, Laurence Garcia ou Étienne Menu. Un tête-à-tête d'une heure avec des parcours singuliers, défricheurs et inspirants pour réconcilier boomers et millennials.
Episodes
  • Didier Lestrade, Act Up et le dancefloor
    May 5 2021
    Transmission (10/10) : de la house music à l'activisme LGBT Didier Lestrade, écrivain, journaliste et cofondateur d’Act Up-Paris a signé une des pages les plus importantes du militantisme français en tant que figure majeure du mouvement LGBT. Né en Algérie en 1958, il grandit dans la campagne de la vallée du Lot avant de rejoindre Paris à 19 ans, sans le baccalauréat, à la conquête d’un nouveau monde. Un monde où l’on se sent moins seul pour partager et vivre ses désirs et ses amours. Il cultive un goût prononcé pour l’univers et l’esthétique gay qu’il concrétise en lançant à 22 ans la revue « Magazine » qui lui ouvre la voie vers le métier de journaliste, collaborant avec la presse homosexuelle de l’époque ainsi qu’au quotidien Libération où il chronique la Dance Music(1). Une culture musicale issue de la communauté gay outre-atlantique et qui fait des ravages dans les boites gay parisiennes qu’il fréquente assidument. L’époque de la libération (sexuelle) sera de courte durée. L’épidémie du Sida commence à frapper et il n’est pas épargné : en 1986, alors âgé de 28 ans Didier Lestrade apprend qu’il est séropositif. Dans un geste qu’il explique comme « le besoin de donner quelque chose en retour à sa communauté » , il co-fonde en 1989 , avec ses amis Pascal Loubet et Luc Coulavin , Act Up-Paris, association militante de lutte contre le Sida issue de la communauté homosexuelle suivant le modèle américain né deux ans plus tôt. Pour lutter contre l’indifférence générale, un âpre combat est alors livré par l’association contre l’Etat mais aussi contre l’industrie pharmaceutique pour la prise en charge des malades. Ce combat est une épopée majeure dans l’histoire de la désobéissance civile, c’est aussi une avancée décisive pour l’accompagnement des malades dont chacun profite aujourd'hui. La guerre est menée tambour battant, actions coups de poing d’un côté, recherches médicales de l’autre, comme en témoigne le magnifique film de Robin Campillo «120 battements par minute » sorti en 2017, et dont Didier Lestrade a inspiré un des personnages principaux. Rescapé, survivant de la maladie, Didier Lestrade est aujourd’hui installé à la campagne , où il vit de peu et prône la décroissance(2). Auteur de plusieurs livres dont « Act Up, une histoire » (Denoel, 2000) qui relate les premières années de l’association, Didier Lestrade est un conteur fabuleux à la mémoire précise et au verbe sincère. Toujours fidèle à la communauté qui l’a construit, il raconte avec générosité sa vie de justes combats et de passions durables. (1) Chroniques cultes sur la House Music dont une sélection a été publiée sous le titre "Chroniques du dance floor. Libération 1988-1999", Ed. Singulier, 2010. (2) "Cheikh. Journal de campagne", Flammarion, 2007. "I love porn" sortira le 2 septembre 2021 aux éditions du Détour. Pourquoi ces morceaux ont compté pour Didier Lestrade : - BRONSKI BEAT : « Need A man Blues » : "Tout le premier album de Bronski Beat (1984) est unique dans le sens où le groupe était ouvertement gay quand beaucoup d’artistes pop cachaient encore leur sexualité". - ARETHA FRANKLIN : « Say A Little Prayer » : "Première chanteuse noire découverte dans la collection de disques de mon père". - WINGS: « Wild Life » : "Un des premiers morceaux à aborder la condition animale et l’écologie". - MARSHALL JEFFERSON @ TRUTH : « Open your Eyes » : "Premier disque de deep house (1988) avec un fort message spirituel et politique". La playlist "dance music" des sons rythmant l'épisode est disponible sur Deezer et Spotify. Aude Lavigne : Journaliste et productrice à Radio France de 1999 à 2020, elle a animé de nombreuses émissions culturelles sur France Culture et France Musique. De 2010 à 2020, elle a présenté l’émission « Les carnets de la création» consacrée à la découverte de jeunes artistes dans toutes les disciplines. En parallèle elle a réalisé des documentaires de société pour les émissions « Surpris par la nuit », « Les pieds sur terre » ou « Sur les docks » pour France Culture. Par ailleurs, elle a collaboré avec le Théâtre de la Bastille au titre de conseillère artistique. Elle mène actuellement pour le Théâtre Nanterre-Amandiers le podcast «radio amandiers - revue sonore » avec Alexandre Plank et Making Waves. Le podcast Transmission Brigitte Fontaine, Marsu (Bérurier Noir), Patrice Leconte, Pierre Lescure, Lio… Musiciens, écrivains, producteur ou directeur de chaîne, ils ont bousculé l'écriture, dynamité le rock, émancipé la chanson ou oxygéné la télé. Seuls ou en bande, dans une galaxie alors privée d'Internet, ils ont remué la France avec des rythmes nouveaux et des styles audacieux. Leurs trajectoires illustrent le bien-fondé de la révolte et de la quête de nouveauté. Ces pionniers de la pop culture se ...
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    1 hr and 6 mins
  • JB "Born Bad" Guillot, la revanche des perdants
    Apr 8 2021
    Transmission (9/10) : les freaks c'est chic Jean-Baptiste Guillot se fait plus souvent appeler JB "Born Bad", du nom du label indépendant qu’il a lancé voici quinze ans : Born Bad Records. Ce gaillard patibulaire en surface vibre, dès qu'on le lance sur le sujet, d’une passion dévorante pour la musique (ainsi que pour la mécanique) et il travaille d’arrache-pied pour défendre ses convictions et ses obsessions. Il cultivait son look de motard rock’n’roll bien avant que la start-up nation ne s’en empare et que les ateliers de motos customisées n’envahissent Paris. Mais JB ne se la ramène pas trop là-dessus, sans doute parce qu’il a mieux à faire que de s’énerver sur la récupération d’un état d’esprit qui est le sien depuis son adolescence. Une adolescence passée entre rock garage et garage pour deux-roues, soirées binouze dans le 78 et week-ends épiques à Londres en scooter et bateau. C’est dans sa maison-bureau de Romainville qu’il nous raconte tout ça, ainsi que ses études moyennes mais efficaces, son expérience mitigée en major, et son goût prononcé pour l’archivage, la pédagogie et les artistes ingérables. Lui qui approche aujourd’hui la cinquantaine a monté Born Bad voici quinze ans pour éditer les disques des groupes fantastiques qu’il voyait se produire sur des petites scènes parisiennes : Frustration, Magnetix, Cheveu, La Femme ou Yussuf Jerusalem. Depuis, il a sorti des albums de Villejuif Underground, Forever Pavot, Star Feminine Band, Marietta, Julien Gasc, Usé, J.C. Satan, ou du projet Wild Classical Music Ensemble, réalisé avec des handicapés mentaux. Soit des artistes pas forcément simples à vendre, des sortes de losers magnifiques, des inadaptés de génie, dont la rage et la liberté créative suffisent à le convaincre qu’il faut les soutenir et les faire connaître d’un maximum d’auditeurs. En parallèle du catalogue de nouveautés qu’il constitue, JB développe aussi une vaste entreprise d’exhumation et de rééditions de disques du patrimoine francophone, oubliés ou méconnus, sortis depuis les années 60 : les références vont du rock’n’roll primitif aux tentatives de house d’avant la French Touch, en passant par des pépites antillaises ou mauriciennes, ou par les disciples hexagonaux de Kraftwerk. On citera en vrac des anthologies de Pierre Vassiliu, Francis Bebey ou François de Roubaix, les deux volumes de Chébran, consacrés au funk et à la disco de France à l'heure du virage rap, Mobilisation générale, sur le jazz spirituel et militant post-68, Bingo, qui réunit des tentatives purement opportunistes de punk-rock, ou encore les quatre volumes de Wizzz, l'anthologie fondatrice de cette politique d'archivage, qui explore les recoins de notre pop psychédélique. JB Guillot bosse principalement tout seul, mais son travail touche beaucoup de monde. Peu de gens transmettent aussi bien la passion, l'expérience, le désir de documenter les marges et les exceptions de notre histoire musicale. Pour nous, il tend l’oreille partout, cherche et recherche, fait le tri, édite et construit. Et le résultat, c’est qu’il offre aux auditeurs d’aujourd’hui et de demain une petite encyclopédie informelle, aussi belle à regarder qu’à écouter. Et pour Transmission il offre là une leçon de vie et d'attitude, et la preuve que le succès peut aller de pair avec une exigence autant éthique qu'artistique. Etienne Menu est journaliste musical, rédacteur en chef de la revue Audimat et du site Musique Journal. Le podcast Transmission Brigitte Fontaine, Marsu (Bérurier Noir), Patrice Leconte, Pierre Lescure, Lio… Musiciens, écrivains, producteur ou directeur de chaîne, ils ont bousculé l'écriture, dynamité le rock, émancipé la chanson ou oxygéné la télé. Seuls ou en bande, dans une galaxie alors privée d'Internet, ils ont remué la France avec des rythmes nouveaux et des styles audacieux. Leurs trajectoires illustrent le bien-fondé de la révolte et de la quête de nouveauté. Ces pionniers de la pop culture se racontent dans Transmission, nouveau podcast mensuel coproduit par ARTE Radio et La Fab. – fonds de dotation agnès b. Archives et musiques originales enrichissent ces récits à la première personne, menés par des intervieweurs complices, mais pas trop, tels que Thomas Baumgartner, Laurence Garcia ou Étienne Menu. Un tête-à-tête d'une heure avec des parcours singuliers, défricheurs et inspirants pour réconcilier boomers et millennials. Enregistrements 2020 Voix, entretien, montage Étienne Menu Réalisation & mix Arnaud Forest Illustrations Hermione Volt Production ARTE Radio et la Fab.
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    55 mins
  • Patrice Leconte, drôle de cinéaste
    Mar 3 2021
    Transmission (8) : de Gotlib aux Bronzés, jamais le même film Patrice Leconte a réalisé "Les Bronzés" et "Les Bronzés font du ski ". Rien que pour ça, il a sa place dans notre petit panthéon de poche. Il a déjà gagné l'immortalité de la rigolade, des dialogues cultes mille fois répétés et des rediffusions éternelles à la TV. Mais son origine, la marge où il a éclos, c'est la bande dessinée et l’humour : Patrice Leconte fut dessinateur au journal "Pilote", marmite de la culture ado des années 60 et 70, et compagnon de route du café-théâtre. C’est pourquoi les génies comiques Gotlib et Coluche sont à l'affiche de son premier film fauché, "Les vécés étaient fermés de l’intérieur" . Aujourd'hui, les humoristes sont au centre du jeu, on les calcule en millions de vues. Il avait ce temps d'avance. Le monde de Patrice Leconte, fasciné pour toujours par Tintin et Groucho Marx, va de Dubillard à Simenon, du buddy movie à l'étrangeté douce, du rire franc à l'angoisse froide. Attentif aux couleurs, au rythme, à l'humeur, il a réussi à mener sa barque de créateur en choisissant ses courants : jamais deux fois dans le même fleuve. La variation comme secret de son endurance ? Peut-être. Il a connu les grands succès (Ridicule, Les Spécialistes...), a su (se) surprendre (Tandem, Le Mari de la coiffeuse...). Cela fait plus de 40 ans qu'il accompagne les spectateurs, avec cette constance dans le slalom d'un genre à l'autre. Cela valait bien un épisode de Transmission. Thomas Baumgartner Jeune homme de radio, il a travaillé à Radio France et ARTE Radio avant d’animer plusieurs émissions sur France Culture (Les passagers de la nuit, L’atelier du son, Supersonic). Rédacteur en chef de Radio Nova (2016-2018) il a depuis créé son propre studio de podcasts, wave.audio, qui produit notamment pour le journal Le Monde. Le podcast Transmission Brigitte Fontaine, Marsu (Bérurier Noir), Patrice Leconte, Pierre Lescure, Lio… Musiciens, écrivains, producteur ou directeur de chaîne, ils ont bousculé l'écriture, dynamité le rock, émancipé la chanson ou oxygéné la télé. Seuls ou en bande, dans une galaxie alors privée d'Internet, ils ont remué la France avec des rythmes nouveaux et des styles audacieux. Leurs trajectoires illustrent le bien-fondé de la révolte et de la quête de nouveauté. Ces pionniers de la pop culture se racontent dans Transmission, nouveau podcast mensuel coproduit par ARTE Radio et La Fab. – fonds de dotation agnès b. Archives et musiques originales enrichissent ces récits à la première personne, menés par des intervieweurs complices, mais pas trop, tels que Thomas Baumgartner, Laurence Garcia ou Étienne Menu. Un tête-à-tête d'une heure avec des parcours singuliers, défricheurs et inspirants pour réconcilier boomers et millennials. Une coproduction ARTE Radio et La Fab. – fonds de dotation agnès b. Enregistrements 2020 Voix, entretien, montage Thomas Baumgartner Réalisation & mix Charlie Marcelet Illustrations Hermione Volt Production ARTE Radio et la Fab.
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    40 mins
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