• Une pièce de théâtre (E182)
    Sep 21 2024

    Et si, et si tout, cela n'était qu'un vaste cinéma ?

    Une pièce de théâtre dans lequel tu joues un rôle ?

    Un décor, d'autres acteurs, des feux d'artifice, des fois quelque chose d'épurée, suggérée, mais pas tout à fait comme dans le temps, un peu différent quoi.

    Toi, tu joues ton rôle comme font les acteurs, une canette de coca représente tout un bar, un volant, une voiture, une simple casquette de capitaine est le navire.

    Tu sais remplir les blancs, u sais faire semblant, tu sais ajouter ce qui manque et ça suffit pour que la pièce prenne vie. Cette pièce de théâtre, cette vie que tu joues à merveille improvisée du jour au jour. Les textes, des fois tu les apprends par cœur et après ils ne sortent pas. Tu en crées un autre, tu essaies de faire rire. Tu essayes de faire pleurer. Tu te fais pleurer.

    Tu as besoin de quelqu'un qui puisse te souffler. Des fois ton souffleur, ta souffleuse n'est pas présente et te voilà de nouveau là en train d'improviser, balbutier, ne pas être sûr de ce qu'il faut dire.

    Une pièce de théâtre. Tu as l'habitude d'en voir une et si tu prenais du recul et tu regardais ta vie ?

    N'es-tu pas dans une pièce de théâtre gigantesque ? Tu joues ton rôle, tu fais sourire autour de toi, tu te fais respecter ... ou pas.

    Et tout ça - vue de l'extérieur - peux te sembler bien petit.

    Or, dans cette salle de théâtre qui est tienne, ton rôle, ta performance est immense. Donc non, il ne s'agit pas de quitter la scène parce que tu as le trac, mais de jouer le mieux possible et de t'amuser.

    Si tu as oublié ton texte, de jouer avec ce qui se présente à toi et de t'amuser, toi.

    Non pas ton public qui lui est dans le noir quelque part derrière les projecteurs. Non, c'est toi la pièce centrale. L'acteur vedette et si toi tu t'amusais, toi, tu apprends toi, tu joues avec ce qui se présente à toi ? Alors tu vas tirer tes révérences a la fin de la pièce en étant fier de toi.

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    3 mins
  • Lumière ! (E181)
    Sep 19 2024

    "Laisser briller ta lumière" - voilà une jolie invitation

    Invitation faite merveilleusement bien par Marianne Williamson, mais qui est déjà au fond de toi de toute manière.

    C'est une vérité de tous les jours :

    Si toi, tu es lumineuse, ça ne veut pas dire que tu fais de l'ombre à quelqu'un d'autre.

    Si toi tu es lumineux, ça veut dire que quelqu'un d'autre est illuminé par toi.


    Donc non, éteindre ta lumière, la tamiser peut donner une ambiance, mais clairement ne met pas en lumière ni toi ni les autres.

    Donc ta lumière à toi, elle n'est pas seulement pour toi. Elle n'est pas seulement pour te mettre en lumière toi. Elle est surtout là pour éclairer autour de toi


    Et si toi, tu comprends ce simple message que la lumière en fait, elle ne t'appartient pas, mais qu'elle est là pour autour de toi, ton entourage, aussi loin qu'elle puisse se perpétuer ... à partir de ce moment-là, tu peux tourner cet interrupteur à plein puissance.

    Ce n'est pas toi qui brille, c'est les autres qui sont illuminés. Donc, vas si fait briller sa lumière.

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    2 mins
  • Qui raconte ? (E180)
    Sep 15 2024

    L'histoire que tu te racontes, l'histoire que tu racontes de ta vie, de ton enfance, de tes parents, de ce qui était arrivé, tu peux l'écrire à partir de ton point de vue, le point de vue des autres, ce que, selon toi, ils voulaient faire, ils voulait te faire, quelles étaient leurs intentions.

    Tu peux aussi l'écrire à partir d'une tierce personne que tu ne connais même pas. Un observateur qui, de loin, observe le mouvement. Qui de loin, décrit le mouvement de ce qui s'y passe : des interactions.


    C'est la même histoire. Une fois teintée par tes propres émotions, ce que tu ressens au moment que cela t'arrive. Une fois avec une projection de ce que les autres voulaient obtenir, faire, leurs présupposées intentions.

    Et puis, l'observateur, celui ou celle qui n'est pas impliqué dans l'histoire, qui regarde le mouvement, ce qui se passe entre les uns et les autres, comment ils sont liés. Ce qui se passe si un élément bouge et les autres en sont impactés.


    L'observateur, regarde cette matrice. Cette matrice dans laquelle nous sommes tous liés les uns aux autres. Où chacun de mes mouvements aura une influence sur les autres où qu'ils se trouveront sur la toile.


    C'est intéressant de regarder notre vie comme ça. C'est à dire : qu'est ce que moi je peux faire pour faire bouger toute une toile d'araignée d'étoiles ?


    Mon influence, peut-être que sur un cercle qui est très local, qui ne va pas très loin, mais in fine, qui aura une influence sur leur cercle, qui aura une influence sur le leur et ainsi de suite.

    Donc ce n'est pas anodin ! Mon influence - aussi petite soit- elle - moi, je peux bouger quelqu'un.


    Parce que moi, je ne suis plus au même endroit. J'ai laissé un vide quelque part et j'ai avancé quelqu'un d'autre d'un pas - ou de trois.

    Ce n'est pas anodin. Ce que tu fais, si tu réfléchis bien, a une influence sur le monde entier. Ce fameux battement d'aile d'un papillon. Oui, c'est toi ce papillon-là qui bouge. Et si tu le veuilles ou pas, tu auras une influence sur le reste du monde ... et sur tout l'univers.


    Cela donne aussi une autre façon de te raconter ton histoire. "Moi, pauvre de moi dans mes émotions je ne peux rien faire .. monde cruel !"

    Or, si tu te place à l'extérieur en tant qu'observateur, tu te rends compte que ce mouvement-là il est puissant.

    En tant qu'observateur, tu ne peux pas t'empêcher de réaliser que tu as exactement la même puissance dans l'univers que n'importe quel président, n'importe quel multimillionnaire, une toile, tant d'interaction et une seule question :


    Qu'en fais tu ?

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    4 mins
  • La source (E179)
    Sep 13 2024

    Mais pourquoi ?

    Demander cinq fois "pourquoi " pour arriver au fond du fond du fond, tout à l'intérieur de cet oignon-là.

    Toutes ces couches qui cachent ton pourquoi.

    Pourquoi est-ce que je suis là ?


    Pourquoi est-ce que je suis là ?

    La question d'une vie.

    La question d'un éveil.

    La question, le moteur derrière chacune de tes actions.


    Le pourquoi, c'est ton ego qui se rassure :

    Pouvoir le nommer

    pouvoir le dire, l'écrire

    le mettre en slogan sur ton site web.


    C'est ce qui te fait te réveiller le matin, qui te met en joie, qui te sort du lit.

    Ce qui te fait oublier le temps.

    Tu travailles, tu ne travailles pas justement. Tu es juste connecté à ce petit moteur cette flamme intérieure.


    "Mais pourquoi" - ça peut être la quête de toute une vie, de découvrir ton pourquoi.


    Tu peux aussi juste le ressentir, juste à l'intérieur de toi. Sentir la flamme qui te réchauffe.

    Te sentir et de voir cette flamme qui vacille qui là, présente et qui fait tourner ton monde.


    Tu peux vouloir le nommer ? Oui, c'est ta tête qui le demande, ton ego, mais toi à l'intérieur est-ce que tu ne sais pas déjà ?

    Tu connais les moments où le temps semble passer en un clin d'œil. Tu connais déjà ce moment où tu sais ce que tu fais.

    Ce n'est pas vraiment toi qui l'as fait. Non, c'est venu d'ailleurs, ça t'a traversé, tu t'es connecté à une source bien plus grande, bien plus profonde que toi.


    Ça t'a traversé et c'était tellement naturel. C'était comme une vague. Une grosse vague que tu n'aurais pas pu toi, toute seule, créer.


    Tu as été mégaphone d'autres choses.

    Tu as été porte-parole.


    Et d'ailleurs ça t'arrive régulièrement. Tu oublies, tu fais même pas exprès. Ça vient à toi.


    Toi, tu n'es plus que l'écran d'ordinateur qui affiche le message, mais alors toute l'informatique qui est à l'intérieur de l'ordinateur, ce n'est pas toi... ou bien ?


    Il serait bien égotique de penser que c'est toi qui a tout fait, c'est toi le héros. En es, tu sûr ?


    Est-ce héroïque d'admettre que peut être oui, tu es branché à cette source.

    Et cette source-là est bien plus grande que toi.


    Tu peux t'y brancher. Des fois tu fais exprès et des fois ça vient a des moments plus surprenants. Et pourtant, tu sais que cette source, elle est là, elle est à ta disposition.


    Donc oui, si ta demande est pourquoi suis-je là ?

    Peut-être c'est pour reconnaître où est la source et ce qu'elle te dit.

    Et puis de devenir cet écran d'ordinateur, ce mégaphone pour en parler pour ceux et celles qui sont prêts à entendre le message.

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    4 mins
  • C'est méditatif (E178)
    Sep 9 2024

     C'est méditatif

    Méditer semble être une de ces activités où il faut être dans des bonnes dispositions : Bien installé en tailleur dans le silence, une petite musique tibétaine.


    Pourtant, n'est-ce pas aussi méditatif de regarder par la fenêtre ? de regarder une vitrine ? de contempler son intérieur et de voir émerger une petite décoration ? un mur d'une autre couleur ? laisser émerger et être pleinement présent de ce qui est autour de moi ?


    Méditer n'a pas besoin d'être cette activité super spirituel, non ? Méditer, c'est que quand je ne fais rien - à part être réellement présente à ce que je suis à ce moment-là.


    Et peut-être je suis décoratrice d'intérieur.

    Peut-être je suis McGyver et je monte une étagère devant mon œil intérieur.

    Peut-être suis-je aviateur et je vole avec les oiseaux au-dessus de la mer.

    Peut-être et être pleinement présent à ce petit bruit à l'extérieur.


    Être pleinement présent. A ce bruit intérieur, cette chose qui me préoccupe, que je rejette.


    Et si je m'assois et je plonge dans ce capharnaüm d'idées, de questions, de préoccupations, et je m'en occupe vraiment ?

    J'en fais une carte mentale - sans le faire exprès.

    Oui, ça ne va pas ... et c'est O.K.

    Et je suis triste ... et c'est O.K.

    Et ça me fait penser à ... et c'est O.K.

    Juste être pleinement présent et ne pas rejeter ce qui me préoccupe, ce qui est là présent à moi. Là tout de suite.


    Et cela peut être aussi pratico-pratique comme une étagère, comme le choix de ce que je vais faire de ma vie.


    Faire le silence, ce n'est pas rejeter toutes les pensées.


    Peut-être c'est le contraire ! - Je me jette dedans et je me donne la liberté de patauger, de couler un petit peu.

    De refaire surface et de me dire : oui à cette piscine aussi il y a un fond.

    Et quand je donne un coup de pied dedans, je peux remonter. Et peut-être je n'ai pas la solution là tout de suite, mais j'ai de l'air.

    Je connais maintenant la profondeur de la piscine et ça, c'est déjà rassurant.

    Rien n'est éternel, rien n'est infini, même pas le problème dans lequel tu es en train de te noyer.

    Plonge tu verras.

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    3 mins
  • Une mélodie (E177)
    Sep 3 2024

    Quand tu t'abandonnes dans une mélodie.

    Dans une chanson qui tourne en boucle dans ta tête, c'est comme poser ta tête sur un oreiller mélodieux.

    La mélodie tourne, tu ne te rappelles - ou pas - des paroles, mais cette mélodie là elle te berce. Elle t'accompagne.

    Tu te réveilles avec et tu te couches avec. Et tu ne sais même pas d'où elle vient.

    Des fois en écoutant les paroles - ou en cherchant sur internet - tu te rends compte que les paroles que tu connaissais pas consciemment reflètent parfaitement inconsciemment ce que tu ressens en ce moment.


    Cette mélodie là, elle est venue de nulle part. Elle était là. Tu na savais peut-être sur le moment même pas quelle était la chanson qui se cachait derrière la mélodie, le temps de le consciencialiser, de faire venir la mélodie complète, de trouver le refrain, de trouver son titre. Et puis de te rendre compte à quel point c'est juste ce que ton corps, ta mémoire te propose. Cette mélodie, cette chanson qui exprime à la perfection ta météo interne là où en es.


    Au lieu de résister et de te dire : ça tourne en boucle, ça m'énerve ! - pourquoi ne pas faire l'inverse ? Pourquoi ne pas la faire tourner dans la radio de ta voiture ? Dans tes oreillettes ? de la faire tourner en boucle, en répétition sans fin jusqu'à ce que - on peut le dire comme ça : cela te sorte par les oreilles !

    De t'abandonner complètement dans l'ambiance de la chanson. De laisser émerger toutes les choses qui te viennent en écoutant en t'abandonnant dans l'ambiance de cette chanson-là et d'accepter que ça te rende de triste, de te réjouir si tu es enthousiaste et d'aller avec au lieu de rejeter.


    Cette chanson-là n'est qu'un indicateur de toute manière. Tu es dans cette ambiance tu la ressens déjà cette chose à l'intérieur.

    Alors autant le consciencialiser et de féliciter ton corps qu'il sait exactement trouver la porte, la fenêtre, la canalisation pour te faire te rendre compte où tu en es là tout de suite et de le faire en musique.

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    3 mins
  • Le courant (176)
    Aug 27 2024

     Aller avec le courant est bien plus simple que de se batailler contre le courant.

    D'ailleurs seulement parce que tu vas avec le courant en descendant le fleuve, la rivière, ne veut pas dire que c'est facile ! - quand il y a les des rapide qui arrivent, peut-être tu es projeté contre les rochers peut être tu vas faire un tonneau.


    Seulement parce que tu es avec le courant ne veut pas dire que c'est un voyage de toute tranquillité. Mais tu enlèves la difficulté de vouloir à tout prix remonter le fleuve dans l'autre sens de rajouter une fatigue et un épuisement dont tu n'as pas besoin.


    Ce que tu pourrais confondre, c'est le fait de te dire "si je vais avec le courant, ça va être facile, il n'y a aucune résistance".

    Ça, ce n'est pas vrai. Parce que même avec le courant, tu peux être coincé dans une petite crique avec du mal à en ressortir, projeté contre une falaise, projeté contre un rocher, gratter au fond.


    Et pourtant, tu vas avec et non pas contre.


    Et cette clairvoyance de te rendre compte quand tu fais quelque chose où tu te fatigues outre mesure, de façon complètement irraisonnable et de changer de direction est probablement la chose la plus difficile à faire.

    Parce que : "est-ce que je suis contre courant ? Ou est-ce que les eaux sont justes tumultueuses ?"


    Être avec le courant ne veut pas dire que les poissons sautent dans la barque, non, cela veut dire que tu en enlèves une difficulté de ton voyage.


    Et ce n'est pas le chemin de la moindre résistance. C'est le chemin qui te pousse en avant, qui te porte et qui rajoute de la facilité. A ton avancement.

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    2 mins
  • RDV important (E175)
    Aug 5 2024

    Vite, un plan, des choses à faire, des idées, un planning, un rétro planning.

    vite vite remplir la journée

    vite vite être occupé

    vite vite combler le vide

    vite vite...

    Voilà comment la plupart entre nous vivons

    vite vite ne pas être seuls avec soi-même

    vite, vite courir

    vite, vite s'occuper.


    Qu'est-ce que tu e-vites, quand tu ne fais rien, quand tu ne fais pas quelque chose ?


    Se poser, s'ennuyer est probablement la chose la plus difficile pour la plupart des personnes dans notre monde occidental.

    Si tu laisses une journée dans ton agenda vide - complètement vide - rien à faire, pas de rendez-vous, pas de plan, juste le temps devant toi.


    Une journée complète à possiblement RIEN faire.

    Et pourtant ce n'est pas ça que tu fais.

    Non déjà, tu respires, ton cœur il bat, ton cerveau il pense,

    Il se repose. Il laisse émerger des pensées que tu n'aurais pas pu avoir.


    Donc ne rien faire.

    Ça fait peur, une page d'agendas vide, une journée avec rien :

    Je me lève maintenant ou plus tard ?

    Je prends le temps de prendre un café ou je prends ma douche ?

    Je mange quelque chose ce matin ou réellement est ce que je n'ai pas faim et je pourrais manger un peu plus tard ?


    Quand il n'y a rien à faire, rien de planifié, tu as tout le loisir de t'écouter au plus profond de toi.

    De quoi as-tu vraiment envie ?

    Est-ce que tu manges ton bol de céréales par habitude ou parce que tu as faim ?

    Est-ce que tu fais ton troisième café parce que tu t'ennuies ou parce que tu n'as même pas vu passer les premières deux tasses que tu as paumées quelque part dans la maison ?


    Et si tu n'avais rien d'autre à faire que de boire ton café ? Pleinement présent.

    Si tu n'avais rien d'autre à faire que de te servir un beau vers de jus et de le déguster ? - non pas en faisant autre chose. Non, de manger et de boire d'être présent à ce que tu fais là.


    Avoir une page vide dans le calendrier complètement vide, dépourvue de tout engagement peut être ressenti comme un gouffre ! - Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de moi ?

    C'est aussi une opportunité. Et si je ne faisais rien ?

    Antinomique "faire rien" - non, certainement pas.


    Tu pourrais d'ailleurs même prendre un rendez-vous avec toi. Une plage horaire de deux, trois, six, huit, 12 heures. Et l'intitulé de ce rendez-vous serait : "rien". "Faire rien" - et de t'observer.

    Est-ce que tu vas prendre un livre ?

    Est-ce que tu vas faire la sieste?

    Est-ce que tu vas juste t'allonger quelque part et regarder les nuages qui passent ? - goûter à cette douceur de ton rendez-vous avec toi-même de faire rien.

    Et peut-être une journée complète c'est un peu long. Mais imagine-toi que tu as tous les jours rendez vous avec toi-même pendant cinq minutes, un quart d'heure, trois heures.


    Un rendez-vous très important avec toi-même. L'intitulé de cette réunion au sommet est "faire rien" - ça te fait sourire ?


    Et pourtant, tu sais que c'est la réunion la plus difficile de la journée. Belle journée.

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    4 mins