• Bande annonce – Jack dans les rues du globe
    Jun 22 2026

    Qui envoie ces enveloppes anonymes ? Pourquoi Jack Souvant les reçoit-il ? À l’intérieur : un billet d’avion, une ville et un mot. Sans connaître l’auteur de ces messages ni leur but, il suit cette piste mystérieuse à travers le monde, à la rencontre de personnalités passionnées et de talents singuliers.

    Une série écrite et présentée par Jack Souvant, coréalisée par Simon Decreuze, d’après une idée originale de Guillaume Ajavon.

    Musique originale de Benjamin Moussay.

    En partenariat avec l’UNESCO et le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères.

    Une coproduction France Médias Monde et Mairie de Toulouse.

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    1 min
  • 3. Québec, l'Autre qui bat en nous
    Jul 15 2026
    À Québec, la littérature s'affiche sur les murs en graffitis ou en banderoles poétiques. Elle se distribue dans les boîtes aux lettres et se retrouve entre les murs d'une ancienne église, bref, elle est partout. Dans les rues de Québec, Jack Souvant rencontre une écrivaine qui a changé son rapport au monde en observant des abeilles de cinq millimètres, des postiers qui livrent des poèmes à la place des factures et, au bord du fleuve Saint-Laurent, un inconnu qui lui délivre un mystérieux message... La Maison de la littérature : à Québec, la poésie s'affiche partout C'est une banderole tendue entre deux immeubles qui lance l'immersion littéraire de Jack dans les rues de Québec : « Ouvrons les yeux, nous sommes l'éclaircie ». Une phrase qui change chaque semaine sur les artères commerciales de la ville, signée d'auteurs invités à écrire un fragment autour du thème du festival Québec en toutes lettres : « L'Autre qui bat en nous », d'après la poète Denise Desautels. Pour suivre l'indication contenue dans la dernière enveloppe reçue à la Nouvelle-Orléans, Jack décide de se rendre à la Maison de la littérature, installée dans une ancienne église transformée bibliothèque. Les arts littéraires, c'est l'idée de sortir la littérature du livre, d'aller au-devant des publics [...], par des affiches, des cartes, des bonbons à lire comme on trouverait un distributeur de confiseries [...]. La littérature, c'est une porte d'entrée pour rêver, pour réfléchir, pour échanger. – Tania Massault, Responsable partenariats de la Maison de la Littérature. C'est en se baladant dans les rues de la ville, que Jack identifie un lien entre ses premières destinations. Les trois villes qu'il a eu l'occasion de visiter sont toutes traversées par un fleuve important : le Congo, le Mississippi et le Saint-Laurent. Mais quel lien tisser avec ces mystérieux indices, "Musique" et "Littérature" ? L'issue semble toujours aussi insaisissable. Geneviève Boudreault : l'émerveillement à hauteur d'abeille Alors Jack approfondit la piste de son seul indice, la Littérature. Dans une librairie, il avait feuilleté Une abeille suffit, le carnet d'observation d'un jardin urbain signé Geneviève Boudreau. Il la rencontre pour comprendre sa méthode d'écriture, devenue une véritable façon de vivre. Peut-être un peu aussi pour, sait-on jamais, prendre un peu de sa faculté à s'arrêter pour observer ce qui échappe à l'œil pressé. Avant d'écrire mon livre, j'avais la volonté de montrer mon propre émerveillement et de permettre aux autres de s'émerveiller à leur tour. Voir que cette abeille, à laquelle on n'a pas prêté attention, est éclatante. Sous la lentille d'un appareil photo performant, elle est très spectaculaire. – Geneviève Boudreau, autrice québécoise. Puis, dans le quartier de La Cité-Limoilou, des postiers littéraires – Mohamed le conteur, Rose l'artiste – distribuent des poèmes aux passants, ceux d'Ariane Tapp notamment. Un véritable facteur croise ces imposteurs avec émerveillement. Mais Jack n'avance pas dans sa quête. Peut-être que quelques indices émergeront de son immersion au sein des peuples dits autochtones... Louis-Karl Picard-Sioui à Wendake : la littérature dite « autochtone » n'a plus à se justifier La dernière étape mène Jack à Wendake, réserve de la communauté wendat près de Québec. Au restaurant La Traite, il rencontre Louis-Karl Picard-Sioui, auteur, artiste pluridisciplinaire et co-organisateur du Salon du livre des Premières Nations. Depuis dix ans, la littérature des Premières Nations a explosé. L'auteure innue JD Kurtness en est un très bon exemple, se libérant des attentes, ses œuvres trouvent désormais une place parmi les ouvrages grand public. Au bord du fleuve Saint-Laurent, un message qui n'était pas prévu Au port, un inconnu s'approche de Jack pour lui emprunter un stylo. L'homme ne semble pas en pleine possession de ses moyens. Ce dernier lui montre alors un mur vert à quelques mètres de là. Il est recouvert d'une peinture blanche dessinant les mots : « La musique. 5 000 ans d'histoire de la paix. Rendez-vous à Toulouse ». Kinshasa, la Nouvelle-Orléans, Québec, et maintenant Toulouse... C'est de là que partent toutes les enveloppes reçues jusqu'alors. Est-ce enfin le moment pour Jack de boucler la boucle ? Rien n'est moins sûr. Une série écrite et présentée par Jack Souvant, coréalisée par Simon Decreuze, d’après une idée originale de Guillaume Ajavon. Musique originale de Benjamin Moussay. En partenariat avec l’UNESCO et le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères. Une coproduction France Médias Monde et Mairie de Toulouse. Merci à la ville de Québec pour le soutien apporté dans la production de cet épisode.
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    50 mins
  • 2. En seconde ligne avec les Black Indians à la Nouvelle-Orléans
    Jul 8 2026
    À la recherche du secret de ces mystérieuses enveloppes, Jack suit les rares indications que contient celle qui lui a été remise à Kinshasa. Il s'envole donc pour la Nouvelle-Orléans, et s'apprête à s'immerger dans la frénésie musicale de celle que l'on surnomme NOLA. Dans le quartier de Tremé, berceau de la musique afro-américaine, il remonte jusqu'à Congo Square, rencontre les Lost Bayou Ramblers et se retrouve embarqué dans la parade des Black Indians du Downtown Super Sunday... Dans le French Quarter, tout est matière à célébration Soixante heures après Kinshasa, Jack Souvant poursuit sa quête dans le French Quarter de la Nouvelle-Orléans. Balcons en fer forgé, architectures créoles et trompettes accrochées aux grilles dessinent le décor de cette deuxième étape du périple de Jack. Ville de Louis Armstrong, Jelly Roll Morton, Fats Domino ou Trombone Shorty, la musique est ici bien plus qu'un art. Et pour le comprendre, il part en quête de locuteurs français. Isabelle Jacopin, artiste peintre française installée à Royal Street depuis trente ans, lui explique les quelques spécificités de la ville. Car ici la liberté, la musique et les individus de tous horizons cohabitent et communiquent sans aucune restriction. "La musique est partout, jour et nuit [...], c'est une ville qui est très musicale. Tout est matière à célébration ici - y compris les enterrements." – Isabelle Jacopin, artiste peintre française. Congo Square, quartier Tremé : là où est née la musique afro-américaine Jack pourrait bien dénicher un indice en remontant l'histoire du Congo Square, jardin intégré au parc Louis Armstrong, dans le quartier Tremé, où conteurs et musiciens se chargent de le renseigner. Car au XVIIIe siècle, c'est à Congo Square que les esclaves bénéficiaient chaque dimanche de six heures de liberté. Ils en profitaient pour se rencontrer, chanter et danser... jusqu'à la vente par la France de la Louisiane aux Américains en 1803. Ensuite ? Silence forcé jusqu'à la libération des esclaves par Abraham Lincoln en 1863. De quoi considérer que c'est ici, à Congo Square, que la musique afro-américaine est née. "Cette musique de Nouvelle-Orléans, c'est le truc le plus démocratique au monde. C'est la démocratie pure. Tu es obligé de communiquer avec les autres, tu es obligé de faire avec les autres." – Jérôme, membre d'un brass band. Plus loin, Jack est interpellé par la mélodie entraînante d'un violon cajun. Au bout de l'archet ? Louis Michot, violoniste et chanteur des Lost Bayou Ramblers, deux fois récompensé aux Grammy Awards et défenseur de la langue française en Louisiane. "Notre musique fait du bien parce que la vie n'est pas facile. Les mélodies nous font du bien. Mais les paroles sont tristes." – Louis Michot, violoniste et chanteur des Lost Bayou Ramblers. Mais alors que Jack poursuit son immersion, il tombe par hasard sur une rue au nom évocateur : la Toulouse Street. Simple hasard ou clin d'œil de l'expéditeur des lettres anonymes ? Jack s'interroge. C'est alors qu'une poète de rue surgit de nulle part, et lui soumet quelques vers... Downtown Super Sunday : les Black Indians mènent leur guerre avec le fil et l'aiguille Dépourvu d'indices, Jack se contente de se laisser diriger par la musique. C'est là qu'intervient la parade du Downtown Super Sunday, réunissant les Black Indians. Ces Afro-Américains rendent hommage depuis l'époque coloniale aux tribus amérindiennes qui ont offert un refuge à leurs ancêtres en fuite. Ici, chaque costume est cousu à la main, tout au long de l'année. Et depuis Tootie Montana (légendaire chef de la tribu Yellow Pocahontas) la règle est simple : entre les tribus, la guerre se fait désormais avec le fil et l'aiguille, pas avec la violence. Mais pendant que tout le monde chante à l'unisson, que la fumée et les costumes des cavaliers urbains inondent les rues de la ville, Jack s'extirpe et se dirige vers l'aéroport... C'est en salle d'embarquement qu'il se rend compte que l'enveloppe censée contenir le poème concocté plus tôt dans la journée, abritait finalement un billet d'avion pour Québec. Et un mot : Littérature. Une série écrite et présentée par Jack Souvant, coréalisée par Simon Decreuze, d’après une idée originale de Guillaume Ajavon. Musique originale de Benjamin Moussay. En partenariat avec l’UNESCO et le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères. Une coproduction France Médias Monde et Mairie de Toulouse. Merci à la ville de la Nouvelle-Orléans pour le soutien apporté dans la production de cet épisode.
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    49 mins
  • 1. Booster le monde à Kinshasa
    Jul 1 2026
    Depuis Toulouse, un inconnu envoie une enveloppe anonyme à Jack Souvant. Celle-ci contient un billet d'avion pour Kinshasa, et un mot : "Musique". Pour cette première étape du périple, les rencontres s'enchaînent rapidement dans les rues de Matonge et de Lemba. Ici, la musique résonne partout : des airs de guitares fabriquées avec des câbles de frein, à l'atelier du luthier légendaire de Papa Wemba, Jack s'immisce sans trop savoir pourquoi dans l'effervescence musicale de la capitale de la République démocratique du Congo. À Matonge, Héros le taxi lui explique Kinshasa en quinze minutes Pas de pancarte, pas de guide. Jack Souvant débarque seul à l'aéroport de Kinshasa en quête de réponse. Héros, chauffeur de taxi, le dépose à Matonge – commune de Molokaï, quartier mythique de la capitale congolaise – en lui dressant sur le chemin le portrait de la ville. À Kinshasa, la philosophie tient en deux mots : "même moral". On sort les poches vides, on sait que l'on rentrera avec quelque chose. Et ce "quelque chose", le secret qu'abrite cette enveloppe, Jack ne l'a pas encore identifié... Ngwaka Son Système : des guitares fabriquées à partir des déchets de Kinshasa Alors Jack se concentre sur son seul indice, "Musique", lorsqu’un homme recouvert de canettes d'aluminium bruyantes traverse les rues de Matonge. Intrigué, Jack le suit jusqu'à une cour intérieure. C'est là qu'il rencontre le groupe Ngwaka Son Système. Love Lokombe, directeur du groupe, fabrique tous ses instruments à partir de ce qu'il récupère dans la rue : filtres à air, tuyaux PVC, câbles de frein en guise de cordes. Leur musique, Love Lokombe l'appelle "graffiti", improvisée et jamais répétée à l’identique. À Lemba, Sonor et le luthier Socklo C'est dans le quartier de Lemba – celui des intellectuels – que Jack poursuit sa route. Après tout, sa quête est guidée par la musique, et c'est dans ce quartier que Koffi Olomidé, Rosny Kayiba ou encore Jean Goubald Kalala, star de la rumba avec "Bombe anatomique", ont fait leurs premiers pas. Jack y rencontre Sonor, leader du groupe Ba Nkosi et inventeur du Malinga-rock, fusion entre rumba congolaise et rock. Ce qui le pousse à créer ? Sa volonté de "booster le monde". La musique à Kinshasa c'est un peu comme le football au Brésil ou le cinéma à Hollywood, c'est tellement vaste. – Jack Souvant. Mais Jack n'en oublie pas pour autant sa quête. Et lorsqu'il partage ce mystère à ses interlocuteurs, ils lui proposent de rencontrer l'un des piliers de l'ombre de la musique congolaise. Celui que l'on surnomme "le génie" : Socklo. Ce luthier est à l'œuvre depuis 1978, et a notamment fabriqué les guitares de Papa Wemba, Koffi Olomidé ou encore Jupiter Bokondji. Si Jack devait rencontrer quelqu'un à Kinshasa, c'est bien lui... Au Grand Tambour, l'Orchestre symphonique kimbanguiste et le mausolée de Lumumba Un soir, Jack assiste à un concert de l'Orchestre symphonique kimbanguiste au Centre culturel et artistique pour les pays d'Afrique centrale, surnommé le Grand Tambour. La rencontre avec son directeur, le cinéaste Balufu Bakupa-Kanyinda, est l'occasion pour Jack de mieux comprendre le pouvoir de la musique congolaise, sa diversité et ses vertus. On est au cœur d'une ville qui est d'abord perçue comme un lieu de musique, mais qui est aussi une ville de bruits. Est-ce que le bruit c'est de la musique, est-ce que la musique c'est du bruit ? C'est la question que Kinshasa pose. – Balufu Bakupa-Kanyinda, directeur du Centre culturel et artistique pour les pays d'Afrique centrale. Lorsque Jack évoque sa mystérieuse quête à Balufu Bakupa-Kanyinda, l'intellectuel congolais l'oriente tout naturellement vers le père de l’indépendance congolaise : Patrice Lumumba. Balufu Bakupa-Kanyinda a dirigé le rapatriement de ses restes et accueilli en 2022 la restitution par la Belgique de la dent du Premier ministre congolais assassiné en 1961. Selon lui, la solution se situe du côté de son mausolée... C'est là que le mystère s'épaissit encore un peu plus : alors que Jack pense enfin tenir une piste sérieuse en se rendant au pied du mausolée du héros national, place de la Reconstruction, un inconnu surgit, et lui remet une nouvelle enveloppe. À l'intérieur : un billet d'avion pour la Nouvelle-Orléans. Et un seul mot : Musique. Une série écrite et présentée par Jack Souvant, coréalisée par Simon Decreuze, d’après une idée originale de Guillaume Ajavon. Musique originale de Benjamin Moussay. En partenariat avec l’UNESCO et le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères. Une coproduction France Médias Monde et Mairie de Toulouse. Un merci tout particulier à la ville de Kinshasa pour son aide.
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    49 mins