À Québec, la littérature s'affiche sur les murs en graffitis ou en banderoles poétiques. Elle se distribue dans les boîtes aux lettres et se retrouve entre les murs d'une ancienne église, bref, elle est partout. Dans les rues de Québec, Jack Souvant rencontre une écrivaine qui a changé son rapport au monde en observant des abeilles de cinq millimètres, des postiers qui livrent des poèmes à la place des factures et, au bord du fleuve Saint-Laurent, un inconnu qui lui délivre un mystérieux message... La Maison de la littérature : à Québec, la poésie s'affiche partout C'est une banderole tendue entre deux immeubles qui lance l'immersion littéraire de Jack dans les rues de Québec : « Ouvrons les yeux, nous sommes l'éclaircie ». Une phrase qui change chaque semaine sur les artères commerciales de la ville, signée d'auteurs invités à écrire un fragment autour du thème du festival Québec en toutes lettres : « L'Autre qui bat en nous », d'après la poète Denise Desautels. Pour suivre l'indication contenue dans la dernière enveloppe reçue à la Nouvelle-Orléans, Jack décide de se rendre à la Maison de la littérature, installée dans une ancienne église transformée bibliothèque. Les arts littéraires, c'est l'idée de sortir la littérature du livre, d'aller au-devant des publics [...], par des affiches, des cartes, des bonbons à lire comme on trouverait un distributeur de confiseries [...]. La littérature, c'est une porte d'entrée pour rêver, pour réfléchir, pour échanger. – Tania Massault, Responsable partenariats de la Maison de la Littérature. C'est en se baladant dans les rues de la ville, que Jack identifie un lien entre ses premières destinations. Les trois villes qu'il a eu l'occasion de visiter sont toutes traversées par un fleuve important : le Congo, le Mississippi et le Saint-Laurent. Mais quel lien tisser avec ces mystérieux indices, "Musique" et "Littérature" ? L'issue semble toujours aussi insaisissable. Geneviève Boudreault : l'émerveillement à hauteur d'abeille Alors Jack approfondit la piste de son seul indice, la Littérature. Dans une librairie, il avait feuilleté Une abeille suffit, le carnet d'observation d'un jardin urbain signé Geneviève Boudreau. Il la rencontre pour comprendre sa méthode d'écriture, devenue une véritable façon de vivre. Peut-être un peu aussi pour, sait-on jamais, prendre un peu de sa faculté à s'arrêter pour observer ce qui échappe à l'œil pressé. Avant d'écrire mon livre, j'avais la volonté de montrer mon propre émerveillement et de permettre aux autres de s'émerveiller à leur tour. Voir que cette abeille, à laquelle on n'a pas prêté attention, est éclatante. Sous la lentille d'un appareil photo performant, elle est très spectaculaire. – Geneviève Boudreau, autrice québécoise. Puis, dans le quartier de La Cité-Limoilou, des postiers littéraires – Mohamed le conteur, Rose l'artiste – distribuent des poèmes aux passants, ceux d'Ariane Tapp notamment. Un véritable facteur croise ces imposteurs avec émerveillement. Mais Jack n'avance pas dans sa quête. Peut-être que quelques indices émergeront de son immersion au sein des peuples dits autochtones... Louis-Karl Picard-Sioui à Wendake : la littérature dite « autochtone » n'a plus à se justifier La dernière étape mène Jack à Wendake, réserve de la communauté wendat près de Québec. Au restaurant La Traite, il rencontre Louis-Karl Picard-Sioui, auteur, artiste pluridisciplinaire et co-organisateur du Salon du livre des Premières Nations. Depuis dix ans, la littérature des Premières Nations a explosé. L'auteure innue JD Kurtness en est un très bon exemple, se libérant des attentes, ses œuvres trouvent désormais une place parmi les ouvrages grand public. Au bord du fleuve Saint-Laurent, un message qui n'était pas prévu Au port, un inconnu s'approche de Jack pour lui emprunter un stylo. L'homme ne semble pas en pleine possession de ses moyens. Ce dernier lui montre alors un mur vert à quelques mètres de là. Il est recouvert d'une peinture blanche dessinant les mots : « La musique. 5 000 ans d'histoire de la paix. Rendez-vous à Toulouse ». Kinshasa, la Nouvelle-Orléans, Québec, et maintenant Toulouse... C'est de là que partent toutes les enveloppes reçues jusqu'alors. Est-ce enfin le moment pour Jack de boucler la boucle ? Rien n'est moins sûr. Une série écrite et présentée par Jack Souvant, coréalisée par Simon Decreuze, d’après une idée originale de Guillaume Ajavon. Musique originale de Benjamin Moussay. En partenariat avec l’UNESCO et le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères. Une coproduction France Médias Monde et Mairie de Toulouse. Merci à la ville de Québec pour le soutien apporté dans la production de cet épisode.
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