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Podcast "On ne devient pas psy par hasard"

Podcast "On ne devient pas psy par hasard"

Written by: Mélanie Berthaud
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www.justinetime.org IG: onnedevientpaspsyparhasard “One does not become a psychologist by chance.” - “No se llega a ser psicólogo por casualidad.” This podcast was launched in 2020. It was created during the pandemic as an opportunity to go out and meet through ideas and sharing , using the best part of technology can offer us . It used to be a walk and talk podcast . This podcast reflects the trajectory of Psy/Prof Mélanie Berthaud - psychoanalyst, yoga/meditation teacher and hypnotherapist .Mélanie Berthaud Hygiene & Healthy Living Psychology Psychology & Mental Health
Episodes
  • 182- Il tempo che ci vuole
    Feb 8 2026

    Il tempo che ci vuole


    Le temps qu’il faudra.


    Le temps qu’il faut.


    Les processus psychiques sont longs à comprendre.


    L’être humain vit d’abord, puis, seulement ensuite, il réfléchit à ce qu’il a vécu.


    Prendre le temps.


    Dans une société du burn-out et du narcissisme à outrance,


    prendre le temps — et aimer — est presque devenu obscène.


    Osons.


    Le temps qu’il faudra.


    Si vous avez regardé Prima la vita, réalisé par Francesca Comencini, sur son enfance et sa vie avec son père, Luigi Comencini (Marcellino pane e vino),vous comprendrez la référence.


    Il tempo che ci vuole.


    Une phrase — prononcée au moment le plus critique du récit — qui change tout pour cette femme aux prises avec un père à la fois envahissant et aimant, exerçant une paternité aussi structurante que déstabilisante.


    L’absence de la mère, et plus encore l’absence de mots la concernant, constitue un élément incontournable de cette enfance cinématographique, devenue errance pour une jeune femme souffrant d’un écrasement inconscient, aux limites d’une dissolution psychique, auprès d’un père génial.


    Une œuvre qui aborde la difficulté de vivre sur fond de filiation artistique et psychique, et de construction du sujet dans le contexte d’une figure parentale toute-puissante.


    Elle ouvre — de manière nécessairement non exhaustive —un espace de réflexion autour des questions suivantes :


    Combien de temps faut-il pour se construire de façon autonome vis-à-vis des figures parentales ?


    Comment préserver une filiation psychique, artistique, intellectuelle — si précieuse — sans se laisser écraser par la toute-puissance d’un ou de parents « géniaux » ?


    Comment l’usage de substances révèle-t-il une pathologie du lien ?


    La temporalité de la réparation : lente, imprévisible, imprescriptible.


    Le cinéma — et l’art, par extension — comme dimension irremplaçable du tiers symbolique, permettant l’élaboration et la réparation.


    L’exil (ici, le départ vers Parigi) comme mouvement de dégagement hors de la scène pathologisante, ouvrant la possibilité d’un nouveau récit identitaire.


    Il tempo che ci vuole.


    #solidground #iltempocheci vuole #justintime #comencini #primalavita

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    3 mins
  • 181- ¿Cómo se desarrolla un bebé cuando su madre vive en la angustia permanente de una posible infidelidad?
    Feb 7 2026

    Crecer en la angustia conyugal: cuando el tercero abre el destino

    Nunca se cría a un niño en los hechos, sino en una atmósfera psíquica.
    Un bebé no crece en la realidad objetiva de una infidelidad, sino en el clima emocional que esta genera cuando es vivida desde el miedo, la sospecha, la espera angustiosa y la imposibilidad de sentirse seguro en el vínculo.

    Cuando una madre vive con el miedo permanente de ser engañada —lo sea efectivamente o no—, su mundo interno se ve invadido por afectos que desbordan su capacidad de elaboración psíquica: miedo a la pérdida, derrumbe narcisista, vergüenza, ira, hipervigilancia, a veces negación. Está ahí, pero preocupada en otra parte. Presente corporalmente, ausente psíquicamente.

    El lactante, por su parte, no comprende nada de esta escena conyugal. Pero la siente, la capta, la incorpora. El bebé es un sismógrafo afectivo: registra las variaciones de tensión, las discontinuidades, las ausencias, los desbordes.

    Aquí el aporte de Wilfred Bion resulta fundamental. Cuando la madre está desbordada por sus propias angustias, ya no puede ejercer su función de ensoñación: deja de transformar las emociones brutas en elementos pensables. El bebé queda entonces expuesto a lo que Bion denomina elementos beta, vivencias emocionales no simbolizadas, imposibles de integrar psíquicamente.

    Lo traumático, en esta etapa, no es el acontecimiento —real o fantaseado— de la infidelidad.
    Lo traumático es la imposibilidad de pensar lo que sucede.

    En este clima, la madre suele oscilar entre presencia y retraimiento, entre solicitud y distracción, entre momentos de cercanía y momentos de absorción angustiada. El niño hace la experiencia de un vínculo imprevisible.

    Los trabajos de John Bowlby muestran que el niño no necesita una madre perfecta, sino una figura confiable, suficientemente constante como para permitirle anticipar la respuesta del otro. Cuando el mundo emocional de la madre es inestable, el niño desarrolla estrategias tempranas de adaptación: hipervigilancia, ansiedad de separación, necesidad de controlar el vínculo.

    No se trata de una falta de amor, sino de una falta de seguridad.

    El niño aprende muy pronto que el vínculo puede romperse, que el amor es frágil, que el otro puede desaparecer psíquicamente sin previo aviso. Esta experiencia suele constituir la base de un apego ansioso, a veces desorganizado, en el que el niño nunca sabe si realmente puede descansar en la relación.

    Para Donald Winnicott, el desarrollo psíquico se apoya en un entorno “suficientemente bueno”, es decir, un entorno capaz de sostener, contener y responder de manera ajustada a las necesidades del bebé.

    En un contexto de celos, miedo y amenaza conyugal, el sostén se vuelve irregular. La madre puede, sin quererlo, utilizar al niño como:

    • apoyo narcisista,

    • fuente de seguridad,

    • testigo silencioso de su angustia,

    • o incluso como barrera frente al derrumbe.

    El niño ya no es solamente un niño: a veces se convierte en una función.

    Este desplazamiento es sutil, inconsciente, pero cargado de consecuencias. El niño aprende a callar, a sentir antes de pedir, a adaptarse a los estados internos del otro. Se vuelve precoz, demasiado maduro, atento a lo que no se dice.

    En un entorno así, las elaboraciones de Melanie Klein adquieren todo su sentido. Cuando el ambiente es inestable y cargado de angustia, el niño puede quedar fijado durante largo tiempo en organizaciones psíquicas primitivas, dominadas por el miedo a perder al objeto amado y por el temor a un objeto perseguidor.

    El mundo interno se escinde:
    el objeto bueno es frágil, amenazado;
    el objeto malo es inquietante, imprevisible.

    Si esta escisión no es posteriormente simbolizada, puede organizar de manera duradera la relación con el amor, los celos y la confianza.

    Pero —y aquí la articulación se vuelve decisiva— la infancia no escribe por sí sola el destino.

    #terciaridad#simbolico#madre#apegoansioso

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    9 mins
  • 180- Quand tu "performes" dans tes relations: l'hyper-adaptabilité
    Feb 7 2026

    En ces temps de grosse grippe cette semaine, en ce qui me concerne, une fin de semaine s'ouvre sur la touche de l'épisode 180 et d'un nouveau format et nouveau nom.


    Cet épisode donne naissance, en effet, au deuxieme volet du podcast Justine Time, sous un nouveau nom. Il s'intitule "On ne devient pas psy par hasard", au lieu du podcast "Justine Time". Nouveau souffle: 2026.


    Il existe des relations dans lesquelles on ne se sent jamais franchement mal — mais jamais vraiment vivant non plus.

    Des relations dans lesquelles on fait bien. Où l’on ajuste, anticipe, module, contient. Où l’on devient fiable, compréhensible, rassurant. Où l’on performe.

    Le mot est un anglicisme, et il n’est pas neutre. Performer renvoie au champ du rendement, de l’évaluation, de la conformité à une attente implicite. L’utiliser pour parler de relations humaines dit déjà quelque chose de notre époque, mais aussi de certaines histoires subjectives : celles où le lien s’est construit très tôt sous condition.

    Dans ces relations, on ne se demande pas tant qui je suis que comment je dois être. On lit l’autre en permanence. On ajuste son ton, son intensité, ses émotions. On devient expert de l’ambiance, du non-dit, du seuil à ne pas dépasser. Et souvent, on appelle cela de la maturité, de l’empathie, de la capacité relationnelle. Jusqu’au jour où le corps et le psychisme commencent à protester.

    L’hyper-adaptabilité : une intelligence de survie

    En tant que psychanalyste, je rencontre très fréquemment des patients pris dans ce type de fonctionnement. Des sujets épuisés, non pas d’avoir trop aimé, mais d’avoir trop bien tenu leur rôle. Derrière cette performance relationnelle, il y a presque toujours une histoire ancienne.

    L’hyper-adaptabilité n’est pas un trait de caractère. C’est une réponse développementale. Elle se construit lorsque, dans l’enfance, l’environnement n’a pas été suffisamment stable, contenant ou accueillant pour permettre l’expression libre des affects. L’enfant comprend alors — souvent très tôt — que certaines émotions dérangent, que certaines parties de lui sont « en trop », et que le lien dépend de sa capacité à se conformer.

    Donald Winnicott parlait du faux self : une organisation psychique qui permet de s’adapter à l’environnement au prix d’un éloignement progressif du self authentique. L’enfant devient sage, agréable, discret, performant. Il survit psychiquement en renonçant, partiellement, à être.

    Cette hyper-adaptabilité est souvent renforcée dans des contextes où l’amour est conditionnel, imprévisible, ou chargé d’attentes implicites. Elle peut aussi se développer dans des familles où l’enfant est parentifié, sommé de comprendre trop tôt, de soutenir, de réparer.


    #pasparfait#qualite#authenticite#asperites#bruit#justinetime#onnedevientpaspsyparhasard#melanieberthaud

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    9 mins
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