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Sonar

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Written by: Exploreur
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Sonar, série de podcasts d’explorations scientifiques et sonores, vous embarque pour une aventure en immersion... Plongez dans des récits où les sons se propagent et les sujets scientifiques deviennent des paysages. Chaque épisode est un récit raconté par une narratrice, habillé par des sons originaux, co-construit avec un ou une scientifique. Un mini livre audio qui vous accompagne et fait entendre la science autrement.

Une série et production Exploreur - Communauté d'universités et établissements de Toulouse. Coordination et suivi éditorial : Clara Mauler et Hélène Pierre, co-conçue et réalisée par Les Voix de Traverse : Aurélien Caillaux et Lucie Combes. Visuel : Delphie Guillaumé.

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Exploreur
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Episodes
  • Vers un Royaume désuni ?
    Apr 21 2026

    « What do we want ? Independence ! » C’est ce qu’on peut entendre dans les rues galloises et écossaises pour réclamer l’indépendance. Si l’Irlande est devenue une république indépendante en 1937, le Pays de Galles et l’Écosse ont aussi leurs mouvements et partis indépendantistes et nationalistes. Au point que le Royaume-Uni se trouve parfois renommé Royaume désuni.

    Direction le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, un État souverain qui réunit quatre nations : l’Irlande du Nord (vous l’aviez compris), l’Angleterre, l’Écosse et le Pays de Galles. Une grande famille avec quelques désaccords. Bien de le Royaume-Uni soit régi par une dévolution du pouvoir, c’est-à-dire que certaines compétences et responsabilités sont transférées du pouvoir central aux différentes nations (décisions politiques, vote de lois propres…), le Pays de Galles et l’Écosse rêvent de plus : l’indépendance. Dans ces deux nations, les nationalistes se multiplient et constituent deux mouvements indépendantistes au sein d’un seul et même État.

    Le Pays de Galles, rattaché au Royaume d’Angleterre depuis 1536, s’est fondu dans le système anglais, mais une chose persiste : sa langue, le gallois. L’idée d’indépendance est née autour de cet attachement à la langue et le parti indépendantiste, Plaid Cymru (Parti du Pays de Galles), met en avant un modèle politique socialiste tourné vers le pastoralisme et l’écologie (vous les voyez les moutons broutant l’herbe verte ?).

    L’Écosse, quant à elle, a été rattachée au Royaume-Uni en 1707 et a pu conserver une forme d’identité culturelle et d’indépendance (église, système juridique et éducatif). Néanmoins, plusieurs événements, comme les politiques de Margaret Thatcher - la très conservatrice première ministre britannique des années 80 - ont contribué au développement d’un sentiment de rejet du gouvernement central. Cela a favorisé la popularisation du mouvement indépendantiste et du parti nationaliste, le Scottish National Party (Parti national écossais) au pouvoir et majoritaire depuis 2007 qui souhaite obtenir un autre statut au sein de l’État.

    Deux histoires et logiques singulières, mais deux mouvements indépendantistes indéniablement liés que Perrine Lara, doctorante en études anglophones à l’Université de Toulouse - Jean Jaurès, compare dans sa thèse intitulée « Les mouvements indépendantistes gallois et écossais depuis les années 1960 ». Les deux mouvements s’inspirent et s’influencent l’un et l’autre. Le Royaume-Uni n’est peut-être pas si désuni finalement.

    Want some tea ? Un podcast à écouter en buvant une tasse de thé...

    Perrine Lara est doctorante en langues anglophones à l’Université Toulouse - Jean Jaurès, au sein du Centre pour études anglophones – CAS ( Université Toulouse - Jean Jaurès). Elle prépare une thèse intitulée « Les mouvements indépendantistes gallois et écossais depuis les années 1960 ».

    Sonar est une série et production Exploreur - Communauté d'universités et établissements de Toulouse. Coordination et suivi éditorial : Clara Mauler, Eva Bouloux. Co-conçue et réalisée par Les Voix de Traverse : Aurélien Caillaux et Lucie Combes. Visuel : Delphie Guillaumé et Eva Bouloux.

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    11 mins
  • Plongée dans le monde quantique
    Apr 16 2026

    Jouer avec des billes dans un grand aquarium ? Il ne s'agit pas du dernier jeu à la mode dans les cours de récré, mais plutôt du quotidien de chercheur·es toulousain·es en physique quantique. À ceci près que les scientifiques font le vide absolu dans l'aquarium et qu'il y fait un froid glacial : -273,16°C (le zéro - lui aussi - absolu). N'ayez crainte, on vous promet que votre casque protégera vos oreilles des engelures lors de cette plongée audio dans le monde quantique !

    La physique quantique, ce monde où notre intuition s'évanouit... Là où la physique classique arrive très bien à décrire les mouvements de corps à l'échelle macroscopique (par exemple une pomme qui tombe), c'est tout de suite plus compliqué lorsqu'on s'intéresse à des objets microscopiques comme les atomes. À cette échelle, les particules ont des comportements tout à fait particuliers et inexplicables par la physique classique. Ce qui a conduit au début du XXᵉ siècle, les physicien·nes à développer de nouvelles théories, formules et équations spécifiques à ces micro-objets : la physique quantique était née.

    Un des comportements particuliers qu'ont les atomes et qui constitue un concept fondamental de la physique quantique, c'est la dualité onde-particule (aussi appelée onde-corpuscule). Pour le dire simplement, les atomes se comportent à la fois comme une particule (on prend souvent l'image d'une bille), et aussi comme une onde (ici on visualise souvent une onde à la surface de l'eau, comme dans la scène de Jurassic Park où le T-Rex s'approche de la voiture, qu'on a un gros plan sur un verre d'eau et qu'on voit l'eau bouger au rythme des pas du géant... bref on s'égare).

    Pour comprendre ces phénomènes, les chercheur·es vont développer des techniques particulières comme les interféromètres, des dispositifs qui permettent de faire joujou avec des ondes atomiques (ok c'est pas le terme scientifique exact). Et sans rentrer dans le détail parce qu'il s'agirait de ne pas trop spoiler cet épisode de Sonar, ce genre d'expérience ne peut être faite que dans des conditions de vide absolu (aucune autre particule présente à part les atomes à observer) et à des températures proches du zéro absolu (soit -273,16°C). Les scientifiques font tout ça dans un espace restreint, une sorte d'aquarium donc.

    Les scientifiques cherchent à savoir jusqu'à quelle taille (de particule) il est possible d'observer des comportements quantiques. Leurs recherches pourraient aussi avoir des applications très concrètes pour observer les nappes phréatiques, mesurer la masse des glaciers, etc...

    Alors, prêt·e à plonger dans l'aquarium quantique ? Et gare aux détours et égarements... Si notre intuition s’évanouit dans ce nouveau monde, attention toutefois aux dérives sectaires où la physique quantique subie des récupérations en tout genre... Restons à bord de la navette scientifique et guidé·es par notre esprit critique !

    Alexandre Gauguet est enseignant-chercheur en physique quantique à l'Université de Toulouse au sein du Laboratoire collisions agrégats réactivité - LCAR (CNRS, Université de Toulouse).

    Sonar est une série et production Exploreur - Communauté d'universités et établissements de Toulouse. Coordination et suivi éditorial : Clara Mauler, Eva Bouloux, Gauthier Delplace. Co-conçue et réalisée par Les Voix de Traverse : Aurélien Caillaux et Lucie Combes. Visuel : Delphie Guillaumé et Eva Bouloux. Ces recherches et cet épisode ont été financé·es par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR). Cet épisode est réalisé et financé dans le cadre du projet Science avec et pour la société « CONNECTS » porté par la Communauté d'universités et établissements de Toulouse.

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    10 mins
  • À l’écoute des gouttes
    Oct 31 2025

    Marielle Gosset est une opportuniste. Enfin… elle est chercheuse en hydrologie et fait ce qu’on appelle des « mesures opportunistes ». Elle cherche des moyens de mesurer la pluie, partout dans le monde, à partir d’outils déjà en place et a priori pas faits pour ça. Elle étudie la pluie en Afrique et en Amazonie grâce aux réseaux de téléphone mobile et aux capteurs de biodiversité...

    Avec le changement climatique, la pluie a tendance à avoir des effets de plus en plus intenses. Il faut donc mieux la documenter pour réagir mieux et plus rapidement face aux pluies diluviennes. Plus on comprendra, plus on pourra prévenir les risques.

    Mais la pluie est très mal mesurée à l’échelle mondiale. En Europe, les données sont nombreuses et précises, grâce aux radars météo. Mais ces équipements coûtent très cher, il est donc impossible d’en installer partout dans le monde.

    Marielle Gosset a donc commencé par miser sur les réseaux de téléphonie mobile… Lorsque la pluie tombe, les gouttes d’eau viennent affaiblir le signal transmis d’une antenne à une autre. La chercheuse en a conclu qu’elle pourrait tirer des informations sur les pluies en étudiant les perturbations qu’elles produisent sur les ondes. Les réseaux mobiles étant très bien développés sur l’ensemble des continents, on pourrait alors localiser et quantifier avec précision les précipitations un peu partout !

    La découverte de cette alternative aux mesures classiques - appliquée avec succès en Afrique - a valu à Marielle une petite réputation. C’est comme ça qu’un jour, un de ses collègues brésiliens, Ayan Fleischmann du centre de développement durable de Mamirauá à Tefé, au cœur de l’Amazonie, l’a contactée pour lui soumettre une nouvelle piste…

    Des scientifiques qui surveillaient la biodiversité en forêt amazonienne faisaient régulièrement des enregistrements sonores dont l’analyse était parfois rendue difficile par la pluie… Un même capteur pourrait donc documenter la biodiversité ET la pluie. En effet, en regardant un enregistrement sonore, avec un peu d’expérience, on peut repérer le cri d’un oiseau, le moteur d’une pirogue et la pluie sur les feuilles, parce que chacun de ces sons a une signature sonore.

    Mais pas si simple… Il s’agit de bien faire la différence entre le pshhiii du vent et celui de la pluie, le ploc des gouttes résiduelles sur les feuilles et celui de la pluie véritable, les bruits liés aux chocs et autres gouttes sur l’enregistreur… D’autant que la pluie n’a pas le même son en fonction de son environnement au Brésil, au Cameroun ou en Malaisie…

    Marielle Gosset est chercheuse en hydrologie à l'IRD - institut de recherche pour le développement, au sein du laboratoire GET - géosciences environnement Toulouse (Université de Toulouse, CNRS, IRD, CNES, OMP).

    Rodrigo De Souza Xavier est doctorant en hydrométéorologie en co-tutelle entre l’Université de Toulouse et l’Université fédérale du Céara à Fortaleza au Brésil, et en collaboration avec le centre de développement durable de Mamirauà en Amazonie. Il réalise une partie de sa thèse en séjour au sein du laboratoire GET, dans le cadre de l’IRN IRD RAINSMORE.

    Sonar est une série et production Exploreur - Communauté d'universités et établissements de Toulouse. Coordination et suivi éditorial : Clara Mauler et Hélène Pierre, co-conçue et réalisée par Les Voix de Traverse : Aurélien Caillaux et Lucie Combes. Visuel : Delphie Guillaumé. Cet épisode est réalisé dans le cadre de La Nuit des chercheur·es et du projet Educ'eau en partenariat avec l'Agence de l'eau Adour-Garonne.

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    10 mins
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