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INTERSTICES

INTERSTICES

Written by: Renaud Soubise
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Au fil de l'existence, au gré des circonstances, il est de ces moments d'expérience du beau où la splendeur de la nature, l'exaltation des sens, la force des sentiments m'atteignent au plus profond. Les pensées et les mots ordinaires font place au silence d'une joie sereine dont le vide n'est pas vide. Il trouve en résonance la parure enseignante de ces morceaux donnés ici en partage. La poésie de la Vie est ce que notre élan nous pousse à Voir et à Sentir en Elle, pour trouver, d'instant en instant, le goût du Renouveau qu'est la Lumière en nous. Renaud Soubise Les choix musicaux et les arrangements sont de Sophie Reymond. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.Renaud Soubise Philosophy Social Sciences Spirituality
Episodes
  • La mue
    Sep 17 2025

    Je deviens.

    C’est bien-sûr leur propre tricot d'existence, l'imposture par laquelle chacun s'est lui-même ici réénoncé pour croire survivre et ne pas devenir fou, qui, dans le mental est à la manœuvre, remplaçant en permanence tout ressenti par la pensée qui l'arrange.

    Mais peu à peu, la vie s'expanse et prend sa place, tourne des pages. Des plis se défont, tandis que les rides se creusent.

    Je deviens.

    Il y avait une emprise, un voile, une enveloppe... je ne sais pas comment dire.

    Je ne l'avais pas devinée, pas sentie.

    Elle semble avoir toujours été là... Enfin non, sans doute pas. J'ignore depuis quand. Je n'ai aucune idée d'avant...

    Je n'en avais tout simplement pas conscience.

    J'invisibilisais sa forme en la confondant avec le fond qu'elle déformait. D'évidence, elle n'en est pas, et à présent je perçois sans elle, une réalité contrastée, toute différente de celle que déjà je comprenais peu.

    Je n'ai rien fait d'autre que de défaire, sans bien m'en rendre compte. Elle s'est estompée, puis a disparu.

    Je la connais par différence, dans le creux de son absence.

    J'ai changé d'état, peut-être de peau.

    Je n'entendais pas que je l'entendais.

    C'est son silence que j'entends.

    Le vide d'elle me connecte à des parfums inconnus, de nouvelles saveurs.

    Je t'entends. Tu demeures.

    Or, cela ne frotte plus, ne m'irrite plus.

    Je peux pleinement être là avec toi, dans cette présence légère et détachée qui n'est plus l'anesthésie imposée me dissociant de ces moments suggérés de ne pas être supportés.

    Cela s'est défait.

    J'ai grandi de cette défaite.

    Elle est ma petite victoire impersonnelle sur l'oubli oublié.

    Je n'étais pas complétement moi-même.

    Je suis là.

    Merci petit tyran.

    Tu peux continuer d'être toi.

    Nous pouvons nous aimer.

    Pardonne-moi, si tu peux.

    ------------------------------------

    Texte déposé ©Renaud Soubise

    Musique : ©Schubert - Serenade


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    5 mins
  • Le cadeau de l'épreuve
    Mar 31 2025

    Traverser vers grandir.

    Emporté par la puissance de la reliance, je pense à toi.

    Puisse ce canal t'aider à relever la tête, à être fière de la grandeur que tu rayonnes et digne de tout ce que tu donnes et reçois, car tu ne reçois jamais rien sans donner, au moins ton accueil.

    À distance, je m'efforce d'instant en instant d'être avec toi, et je te tiens la main.

    Puisque tu donnes tant, alors la Vie te rend. Elle est en train de te faire le cadeau de l'épreuve, tout simplement parce qu'elle te fait confiance pour la passer.

    Tu ne sais plus quand tu as gravi la première marche de l'escalier. Depuis, tu en as déjà tant gravi, le plus souvent dans la grâce de l'insouciance.

    Il y aura toujours d'autres marches. Chacune est le nouveau pas du « pas à pas » qui est le tien, au rythme de ton potentiel grandissant à l'infini.

    Je sens qu'il y a cette vérité inscrite dans l'intention première de l'origine de tout : rien, absolument rien, n'advient pour qui ou quoi n'est pas à la hauteur de le traverser.

    Le défi qui se présente n'a rien de l'apparence.

    Aucune apparence n'a de réelle substance.

    Si le besoin réel est d'être nourri, le potentiel réel est cette monnaie dont la face est le goût et le revers la faim. La saveur n'a que la volatilité de l'apparence.

    Ici, le défi est l'épopée de la suivante marche, le petit pas possible d'après, plus grand pourtant, toujours plus grand, sur le chemin de devenir soi-même.

    Ce chemin est ta fortune.

    Bienvenue aux problèmes !

    Remettre en mouvement des muscles endormis occasionne crampes et courbatures. C'est la santé de l'âme qui s'éveille. La douleur de la renaissance. Les problèmes sont les tourments utiles de l'éclosion. Celui de la chenille est sa destinée de papillon qui la pousse à quitter sa chrysalide via la rupture lente et sensible des membranes menant au renouveau.

    La tentation est grande de relâcher les bras et de se résigner à demeurer dans sa coquille. En plus d'être vain, funeste et stérile, cela demanderait le courage inconscient d'une épreuve bien plus grande et bien plus douloureuse que d'aller de l'avant, l'esprit libre et le cœur vaillant.

    Il en est ainsi.

    Tu as toute liberté de quitter cette salle pour entrer dans la suivante, mais à mesure que tu attends, les murs se rétrécissent. Cela s'appelle le temps.

    Il sert la Vérité qui est emplie d'Amour.

    Quelle que soit ta place, une autre t'attend. Jusqu'à ce que tu te trouves.

    ---

    Texte déposé ©Renaud Soubise

    Musique : ©Franz Liszt - Rêve d'amour


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    5 mins
  • Nous
    Mar 10 2025

    L'Unicité singulière d'Être


    Humains,

    artistes et poètes,

    voyageurs funambules des fils d'éternité

    aux crêtes infinies des myriades d'horizons,

    quels paysages se dessinent

    de vos graines semées aux vents ?

    Être est avant,

    avant Savoir,

    avant Vouloir et Pouvoir,

    avant Naître,

    tout avant et après tout.

    Savoir, Vouloir, Pouvoir n'ont de sens en dehors d'Être,

    aucune essence.

    C'est Être seulement qui sait, veut et peut,

    Être qui s'ouvre, émet et reçoit.

    Être suffit et demeure,

    le premier à l'origine

    et le dernier au bout

    que l'expérience révèle.

    Quels diamants enfouis

    surgissent et resplendissent

    de l'assaut des tempêtes

    d'espérance, d'illusions, de vérité et de néant ?

    Être est.

    Être est nous,

    nous tous,

    nous tout.

    Nous ne savons pas qui nous sommes,

    Être que nous sommes.

    Nous croyons être ce que nous savons,

    là où nous sommes ce que nous ne savons pas.

    Le nous que nous croyons être

    n'est que la visée portée d'un je qui s'y voit au centre,

    ignorant qu'il n'y a pas de centre,

    que le centre est tout,

    que la vision centrée réduit et sépare de ce qui est infiniment ouvert et grand.

    Je, vibre de la magnificence d'Être

    puis projette en ce qui n'est pas.

    La toute grandeur de Je est la vibration d'Être,

    rien de ce prétendu « il » ou « elle » personnifié.

    Être nourrit tout et partout,

    loin de ce Je centré,

    agrément oublié d'une approche solitaire

    qui n'approche rien,

    ni de soi, ni de toi, ni d'eux,

    la flamme qui s'éteint où l'énergie s'épuise

    car passe l'abondance d'où s'éloigne le vrai.

    Si ici vibre en Je la juste résonnance,

    laquelle vient là, à toi, présent au diapason,

    et jusque eux là-bas, tous mus à l'unisson...

    l'unicité singulière en l'unité des singuliers

    ne choisit pas le pluriel qu'elle est.

    Telle est la liberté du bon ordre

    du Je dans le Nous

    et du Nous en Étre.

    Nous, toutes et tous,

    sommes les zooms avants, arrières,

    les particules de l'infiniment grand,

    les étoiles de la galaxie,

    les rubans des nuées de tous les macrocosmes,

    les gouttes de l'océan,

    les grains de sable de la plage,

    là même où elle s'avère être un désert.

    Nous sommes l'Amour

    qui jaillit dans les cœurs,

    bien au-delà des poitrines et des corps,

    la petite ou la grande lueur

    qui brille dans tous les yeux.

    Derrière les voiles de l'illusion,

    nous sommes l'espérance réalisée

    d'être qui nous sommes.

    ---

    Texte déposé ©Renaud Soubise

    Musique : ©Niccolo Paganini - La campanella


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    6 mins
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