Episodes

  • La mue
    Sep 17 2025

    Je deviens.

    C’est bien-sûr leur propre tricot d'existence, l'imposture par laquelle chacun s'est lui-même ici réénoncé pour croire survivre et ne pas devenir fou, qui, dans le mental est à la manœuvre, remplaçant en permanence tout ressenti par la pensée qui l'arrange.

    Mais peu à peu, la vie s'expanse et prend sa place, tourne des pages. Des plis se défont, tandis que les rides se creusent.

    Je deviens.

    Il y avait une emprise, un voile, une enveloppe... je ne sais pas comment dire.

    Je ne l'avais pas devinée, pas sentie.

    Elle semble avoir toujours été là... Enfin non, sans doute pas. J'ignore depuis quand. Je n'ai aucune idée d'avant...

    Je n'en avais tout simplement pas conscience.

    J'invisibilisais sa forme en la confondant avec le fond qu'elle déformait. D'évidence, elle n'en est pas, et à présent je perçois sans elle, une réalité contrastée, toute différente de celle que déjà je comprenais peu.

    Je n'ai rien fait d'autre que de défaire, sans bien m'en rendre compte. Elle s'est estompée, puis a disparu.

    Je la connais par différence, dans le creux de son absence.

    J'ai changé d'état, peut-être de peau.

    Je n'entendais pas que je l'entendais.

    C'est son silence que j'entends.

    Le vide d'elle me connecte à des parfums inconnus, de nouvelles saveurs.

    Je t'entends. Tu demeures.

    Or, cela ne frotte plus, ne m'irrite plus.

    Je peux pleinement être là avec toi, dans cette présence légère et détachée qui n'est plus l'anesthésie imposée me dissociant de ces moments suggérés de ne pas être supportés.

    Cela s'est défait.

    J'ai grandi de cette défaite.

    Elle est ma petite victoire impersonnelle sur l'oubli oublié.

    Je n'étais pas complétement moi-même.

    Je suis là.

    Merci petit tyran.

    Tu peux continuer d'être toi.

    Nous pouvons nous aimer.

    Pardonne-moi, si tu peux.

    ------------------------------------

    Texte déposé ©Renaud Soubise

    Musique : ©Schubert - Serenade


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    5 mins
  • Le cadeau de l'épreuve
    Mar 31 2025

    Traverser vers grandir.

    Emporté par la puissance de la reliance, je pense à toi.

    Puisse ce canal t'aider à relever la tête, à être fière de la grandeur que tu rayonnes et digne de tout ce que tu donnes et reçois, car tu ne reçois jamais rien sans donner, au moins ton accueil.

    À distance, je m'efforce d'instant en instant d'être avec toi, et je te tiens la main.

    Puisque tu donnes tant, alors la Vie te rend. Elle est en train de te faire le cadeau de l'épreuve, tout simplement parce qu'elle te fait confiance pour la passer.

    Tu ne sais plus quand tu as gravi la première marche de l'escalier. Depuis, tu en as déjà tant gravi, le plus souvent dans la grâce de l'insouciance.

    Il y aura toujours d'autres marches. Chacune est le nouveau pas du « pas à pas » qui est le tien, au rythme de ton potentiel grandissant à l'infini.

    Je sens qu'il y a cette vérité inscrite dans l'intention première de l'origine de tout : rien, absolument rien, n'advient pour qui ou quoi n'est pas à la hauteur de le traverser.

    Le défi qui se présente n'a rien de l'apparence.

    Aucune apparence n'a de réelle substance.

    Si le besoin réel est d'être nourri, le potentiel réel est cette monnaie dont la face est le goût et le revers la faim. La saveur n'a que la volatilité de l'apparence.

    Ici, le défi est l'épopée de la suivante marche, le petit pas possible d'après, plus grand pourtant, toujours plus grand, sur le chemin de devenir soi-même.

    Ce chemin est ta fortune.

    Bienvenue aux problèmes !

    Remettre en mouvement des muscles endormis occasionne crampes et courbatures. C'est la santé de l'âme qui s'éveille. La douleur de la renaissance. Les problèmes sont les tourments utiles de l'éclosion. Celui de la chenille est sa destinée de papillon qui la pousse à quitter sa chrysalide via la rupture lente et sensible des membranes menant au renouveau.

    La tentation est grande de relâcher les bras et de se résigner à demeurer dans sa coquille. En plus d'être vain, funeste et stérile, cela demanderait le courage inconscient d'une épreuve bien plus grande et bien plus douloureuse que d'aller de l'avant, l'esprit libre et le cœur vaillant.

    Il en est ainsi.

    Tu as toute liberté de quitter cette salle pour entrer dans la suivante, mais à mesure que tu attends, les murs se rétrécissent. Cela s'appelle le temps.

    Il sert la Vérité qui est emplie d'Amour.

    Quelle que soit ta place, une autre t'attend. Jusqu'à ce que tu te trouves.

    ---

    Texte déposé ©Renaud Soubise

    Musique : ©Franz Liszt - Rêve d'amour


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    5 mins
  • Nous
    Mar 10 2025

    L'Unicité singulière d'Être


    Humains,

    artistes et poètes,

    voyageurs funambules des fils d'éternité

    aux crêtes infinies des myriades d'horizons,

    quels paysages se dessinent

    de vos graines semées aux vents ?

    Être est avant,

    avant Savoir,

    avant Vouloir et Pouvoir,

    avant Naître,

    tout avant et après tout.

    Savoir, Vouloir, Pouvoir n'ont de sens en dehors d'Être,

    aucune essence.

    C'est Être seulement qui sait, veut et peut,

    Être qui s'ouvre, émet et reçoit.

    Être suffit et demeure,

    le premier à l'origine

    et le dernier au bout

    que l'expérience révèle.

    Quels diamants enfouis

    surgissent et resplendissent

    de l'assaut des tempêtes

    d'espérance, d'illusions, de vérité et de néant ?

    Être est.

    Être est nous,

    nous tous,

    nous tout.

    Nous ne savons pas qui nous sommes,

    Être que nous sommes.

    Nous croyons être ce que nous savons,

    là où nous sommes ce que nous ne savons pas.

    Le nous que nous croyons être

    n'est que la visée portée d'un je qui s'y voit au centre,

    ignorant qu'il n'y a pas de centre,

    que le centre est tout,

    que la vision centrée réduit et sépare de ce qui est infiniment ouvert et grand.

    Je, vibre de la magnificence d'Être

    puis projette en ce qui n'est pas.

    La toute grandeur de Je est la vibration d'Être,

    rien de ce prétendu « il » ou « elle » personnifié.

    Être nourrit tout et partout,

    loin de ce Je centré,

    agrément oublié d'une approche solitaire

    qui n'approche rien,

    ni de soi, ni de toi, ni d'eux,

    la flamme qui s'éteint où l'énergie s'épuise

    car passe l'abondance d'où s'éloigne le vrai.

    Si ici vibre en Je la juste résonnance,

    laquelle vient là, à toi, présent au diapason,

    et jusque eux là-bas, tous mus à l'unisson...

    l'unicité singulière en l'unité des singuliers

    ne choisit pas le pluriel qu'elle est.

    Telle est la liberté du bon ordre

    du Je dans le Nous

    et du Nous en Étre.

    Nous, toutes et tous,

    sommes les zooms avants, arrières,

    les particules de l'infiniment grand,

    les étoiles de la galaxie,

    les rubans des nuées de tous les macrocosmes,

    les gouttes de l'océan,

    les grains de sable de la plage,

    là même où elle s'avère être un désert.

    Nous sommes l'Amour

    qui jaillit dans les cœurs,

    bien au-delà des poitrines et des corps,

    la petite ou la grande lueur

    qui brille dans tous les yeux.

    Derrière les voiles de l'illusion,

    nous sommes l'espérance réalisée

    d'être qui nous sommes.

    ---

    Texte déposé ©Renaud Soubise

    Musique : ©Niccolo Paganini - La campanella


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    6 mins
  • Cheminements
    Feb 22 2025

    Par l'esprit funambule du fil du temps qui passe, devenons sagement tout ce qui nous façonne de ce qui nous fascine.

    L'ouverture régulière au questionnement subtil vient colorer de sens le bout du temps qui passe. Il est tant de moments sans but en apparence, qu'il devient inspirant de sillonner en nous ce qui est essentiel.

    Aucune seconde ne manque. Chaque fraction mentale, comme chainon cardinal, est le témoin qui passe l'intime de l'infime de l'éternel présent, en cadeau de principe, à la fraction suivante du fil de la Vie, où continuellement nous nous réinventons.

    Là, le temps oublié, en soi n'est pas perdu. L'empreinte de tout instant vient nourrir l'existence, où ce que nous perdons est bien trop l'occasion d'exercer consciemment notre intense pouvoir qui est le don de vivre ! Ce qui, tout à la fois, féconde l'expérience en la fertilisant, la rend reproductible autant que transmissible.

    Nos croisières formées de toutes circonstances tressent nos destinées comme s'entrecroisent en nous nos spirales d'ADN. Le premier filament est le soin, que la langue, cocasse, dit prendre pour signifier donner : soin de tout, soin de toi, de Soi, pour agréer, garder et protéger le temps impénétrable, mystérieusement alloué. L'œuvre du second brin, en principe mentor, l'élan et l'acuité, l'intensité vivante d'une conscience d'être se cherchant elle-même, consacre le précieux temps à nous actualiser vers l'idéal du Soi, la version la plus proche du meilleur abouti d'un potentiel sublime, ceci parfois au prix de notables détours que dessine pour nous l'école de la Vie, procurant tôt ou tard, lorsqu'on le réalise, ce qu'est une joie saine et la paix tendre et simple. Connaissons seulement que la saveur ancrée d'une telle potion fait intégralement partie de l'équation.

    Meilleure version de nous-mêmes, ou bien tout au contraire, la pâle copie dont nous sommes tout aussi capables, en nous illusionnant de leurres édifiants, méandres de décorums dont nous sommes, bien sûr, les seuls architectes et les orchestrateurs, juste par le regard posé sur chaque chose, ou sur chaque personne, fait ou situation. Regard, bien sûr emprunt de toute nos mémoires, néanmoins souverain autant que fondateur. C'est lui à l'origine de nos émotions, de la moindre pensée, de nos élocutions et enfin de nos actes. Tant d'éléments boomerangs qui, en miroir, emplissent l'air immédiat des bulles respirées par nous et tous nos entourages en interdépendances. Regard qui, déjà et toujours, conditionne la suite.

    Or, si observe et s'exprime en nous une présence qui témoigne si bien de notre façon de voir, c'est qu'un tel regard ainsi vu de la sorte, en fait n'est pas le nôtre, mais la fausse apparence de ce que nous croyons être, là où nous nous cachons l'être ultime que nous sommes, qui voit sans être vu derrière la glace sans tain de l'absolue conscience du perpétuel présent.

    Voici sans doute pourquoi les sages de toutes traditions nous tannent d'investir pleinement et authentiquement, dans le grand défilé, le temps seul sans durée, celui où épouser l'identité réelle du pouvoir que nous sommes vraiment, de faire que notre Vie soit vivante, à jamais.

    C'est lorsque le passé ne se laisse couler qu'il faut s'en alarmer. Notre mémoire s'inscrit tout autant dans le corps, dans l'âme et dans l'esprit. Tout ce que maintenant nous faisons du passé fonde les conditions faisant naître au présent ce qui sert le futur.

    Le passé qui n'a pas pu passer, ce n'est plus du passé, mais du présent qui bloque, turbulent, submergé. Il ne trouve plus ni place ni élan pour aller de l'avant. C'est alors maintenant qu'il reste encore du temps, de reprendre les rênes et fluidifier la vie, d'accepter, réguler (...)

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    Texte déposé ©Renaud Soubise

    Musique : ©Nocturnes by Chopin


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    Not Yet Known
  • Inspiration
    Jan 16 2025

    Hommage à l'ouverture et à la délicatesse.


    À toi mon amie, petite sœur qui ouvres grand ton cœur aux pièces embuées de leur fraîche éclosion, offrant à chacune d'elles, en parure de naissance, tous les écrins sonores et inspirés qui font nos épisodes.


    Au début, c'est comme une énergie prégnante et nébuleuse qui cherche à s'exprimer et dont j'ignore beaucoup. Je ferme les yeux et la laisse résonner en moi, afin qu'elle prenne corps et sillonne des mots parfois mal assurés. Un message passe, tout d'abord mystérieux, qui se révèle de locutions, nuances, métaphores et autres paraboles, en un matériau qui finalement habite ma conscience et que j'écris, le plus souvent avec plaisir et pas toujours adroitement ni sans inconfort.

    Commence alors une relation, qui ne va plus loin qu'avec amour pour l'intention naissante, à accueillir, apprivoiser et à laquelle aussi m'acclimater, afin d'en comprendre et de bien en ingérer et intégrer le sens, et commencer à apprécier la profondeur et les contours de ce qu'elle vient m'apprendre et transmettre.


    Le texte qui se dessine n'est cependant pas uniquement signifiant, mais aussi et surtout vivant, doté d'une humeur, d'une tonalité émotionnelle qui s'impose dans la séquence d'affinage au cours de laquelle je me sens être autant acteur qu'observateur ouvert et apprenant de la fidélité nouvellement installée qu'il m'inspire, où il se hisse à une hauteur bonifiée de circonstances et de formulations qui lui donnent image et relief, jusqu'à être lisible à haute voix, ce qui le porte en réalisation, encore objet de moult ajustements avant de pouvoir être enregistré, avec la vigilance qui, à nouveau, donne lieu à nombre d'itérations pour le son, le timbre, le rythme et l'intonation.


    Arrive alors le grand moment de solitude pour moi vivant sa mise au monde, d'en envisager le partage à toi qui n'a pas fait ce voyage et te trouves sans doute surprise par l'angle choisi pour éclairer une vérité dont tu n'attendais généralement ni l'un ni l'autre. Mise en abîme, enseignante une fois de plus, de l'estime que je porte à l'auteur que je deviens, quant à la confiance que j'accorde à la justesse de mon rêve émergeant ainsi au Réel, délicate intimité que je te confie.


    Ce bébé est en train de naître, mais il n'a toujours pas poussé son premier cri qui va le rendre viable. Cri qui échappe à mon pouvoir tout autant que celui d'un juste né se dérobe au contrôle de sa mère encore suffocante. La viabilité du texte résonne du rythme, des espaces et de la respiration prodigués par le costume d'effets sonores dans lequel, en sage femme sensible et avisée, tu choisis de l'emmailloter : la forme mélodieuse dans laquelle tu le destines à rayonner, bien plus largement que le sens verbal du vécu, de l'énergie et de l'intention dont il provient et dont il est porteur.

    De texte né dans son plus simple appareil, à présent, le voici revêtu, grâce à toi, de la parure l'élevant au rang de l'œuvre à laquelle il advient, de faire vibrer nos âmes et celles de ceux qui la captent.


    Merci, Mille Mercis de savoir ainsi t'ouvrir pour comprendre, comprendre pour sentir, sentir pour habiller et parer des épisodes sans quoi nul ne connaîtrait le simple halo de leur éclat.

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    Texte déposé ©Renaud Soubise

    Musique : Youtube ©Musique Fantastique, Musique de Fée et Magie


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    8 mins
  • Célébration
    Dec 2 2024

    Mais que célébrons-nous, en réalité ? ‎


    Le jour de ton anniversaire, je pense fort à toi et m'efforce de te rendre visite, d'appeller ou bien t'écrire pour témoigner et le célébrer.


    J'ai cherché le sens réel et sincère de ce que je souhaite pour toi ce jour-là : c'est que tu ailles et sois bien, dans ta tête, dans ton cœur, ton corps et ton esprit... dans ta vie, en fait.

    Voilà qui me relie à ce que je visualise, en toi et pour toi, aux moments où je suis à tes côtés, de près ou de loin.


    Nous avons cette coutume existentielle de témoigner présence et attention à celle ou celui qui compte pour nous et dont l'âge s'incrémente d'une année.


    Je me souviens d'avoir lu que, dans « Les béatitudes », Yvan AMAR s'offusquait de telles félicitations, arguant que nul ne mérite rien de particulier du seul fait de passer de la veille au jour de son anniversaire.


    De plus, à mesure que l'âge progresse, il peut s'avèrer délicat de le célébrer. D'aucuns préféreraient qu'on ne le leur rappelle point, alors qu'en vérité, ils supporteraient certainement mal d'être pris au mot, puisque l'attention de la famille et des amis découle justement du fait d'avoir des proches, de compter pour eux, et donc d'être aimé.


    Mais, ne sommes-nous pas à la superficie de la question ? Sur le plan spirituel, nous avons appris, voire réalisé, que le temps n'existe pas et qu'au fond, la fraîcheur de notre esprit est assurément celle incarnée de l'enfant intérieur, éternel et serein, que nous ne cessons d'être, qui n'a rien d'infantile, qu'il soit de quelques heures ou bien de décennies et quelle que soit son apparence.

    Le mien ne cesse de sourire au tien qui transparaît et m'éblouit d'être qui tu es.

    Si le temps n'existe pas, il est suffisamment ancré en nous pour être bien compté : chaque seconde, chaque minute, heure, jour, semaine, mois ou année symbolise nos pas ou quelques enjambées sur un chemin, qui sans doute n'a pas commencé, ayant pourtant « Soi » pour origine, et sans doute ne finira-t-il pas, allant pourtant résolument vers « Soi », en conscience ou inconsciemment.


    Voilà le vrai sens que j'y vois.

    Chaque foulée, aussi grande ou infime soit-elle, qu'elle marque un détour ou un raccourci, est toujours un rapprochement de l'éternelle jeunesse de l'Âme.


    La succession des anniversaires tisse, à la longue, les prémices de la célébration des célébrations : celle d'enfin devenir le « Soi » tangible et immuable qui ne nous a jamais quitté, que nous avons illusionné d'avoir quitté, et dont notre expérience magnifie la Présence en la découvrant, en la réalisant, l'éprouvant et la manifestant.


    Nous sommes animés de nostalgie, petit pincement inséré dans les battements du cœur, qui n'a peut-être, maintenant pour nous, ni nom, ni sens, mais brodée en vérité au revers de notre espérance, dont la face n'est autre que la perspective des retrouvailles de l'Âme en Soi, de l'Âme en Dieu.


    Il semblerait que nous ascensionnions, d'instant en instant !

    C'est tout de même bon de pouvoir s'offrir de méditer là-dessus, une fois chaque année, à chaque tour de roue, après avoir vécu, avoir senti le souffle né de l'élan d'origine, nourri sur la période que l'aboutissement, le jalonnement efface en la livrant à la mémoire.


    Voilà !

    Je t'embrasse et t'enveloppe de toute Joie et toute Paix, justes pour toi, en ce si beau jour.

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    Texte déposé ©Renaud Soubise

    Musiques : ©Happy Birthday on a Vienna Waltz - Classic Orchestra version ; Johann Strauss II - The Blue Danube Waltz


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    7 mins
  • Conception
    Nov 25 2024

    La vie, qui se donne à elle-même et ainsi se perpétue.


    Trois faisceaux de trajectoires d'énergie de l'Esprit, de la psyché et de la matière se rencontrent, se fondent et se soutiennent en l'ouverture et la fulgurance de la Vie, une vie infime et intime qui vient grandir de ce qu'elle est déjà grande, transformer de ce qu'elle change déjà tout, prendre place, là où n'est rien moins que l'Univers.


    L'Amour, qui s'appartient à lui-même et comprend tout, vient s'incarner pour donner à nouveau, sur ce plan qui comprend peu, le sens de l'innocence, refoulée et oubliée, qui ne s'y perd point, s'émancipant à la mesure du besoin du monde.

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    Texte déposé ©Renaud Soubise

    Musique : ©Il était une fois l'homme _Toccata et Fugue


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    2 mins
  • Le vieux clou
    Nov 18 2024

    Sortie du rêve, fin de la récréation !


    Du plus profond de nos mémoires, un vieux clou tordu et rouillé restait irréversiblement planté au mur de notre ancien dortoir.


    Un grand sac pesant, à l'étoffe incertaine, tout aussi oublié que quiconque l'ayant accroché là, le tirait vers le bas, se fatigant lui-même, ainsi qu'il fatiguait d'un contenu massif, sa patère de fortune.


    Il arrivait aux unes, aux uns, aux autres de faire ici la sieste, les hivers calfeutrés, l'été, fenêtres ouvertes aux sons de la campagne et de la maisonnée, auxquels, à notre insu, se mêlait la complainte discrète et continue qu'endurait la matière et du clou et du sac.


    Lieu de repos ou de passage, de rencontre et de partage, de séduction ou de conquête, de frottement ou de transgression et de compromission, de recul et de rupture, d'indifférence, de plénitude et/ou de solitude... Se vivaient là les rêves fous, ensommeillés ou engourdis du drame et de la comédie, les affres de la scène humaine, en ce théâtre de lumière, d'insouciance, d'allégresse, d'excitation, de tolérance ou d'étroitesse, de déception et de tracas.

    Nul ne prêtait attention aux grincements insignifiants d'un sac usé et tiraillé, pendu à un clou biscornu d'une arrière-salle de l'univers, s'empesant depuis la nuit des temps de l'épaisseur de l'erreur, par laquelle se séparaient, se dispersaient et s'enfermaient les esprits, s'allégeant par ailleurs de toute réalisation de la vérité, dont se nourrissent et s'illuminent les âmes.


    Calibré à l'équilibre, le clou ployait sous la charge depuis des millénaires, sa structure craquelante et l'anse déformée du sac gémissant en s'échangeant des tics tacs fondus dans le profond silence des ignorances.


    Tension jusqu'à l'extrême déchirure qui initia le grand vacarme de la chute du sac, dont la brutalité assourdissante fracassa toute individualité, depuis son lieu d'éloignement, sur l'unique et implacable vérité du Réel.

    C'était la fin du mirage, déjà oublié et ignoré, anéanti, enfoui, en même temps que tout son décorum, comme l'était aussi la sieste qui n'avait pas eu lieu.


    L'humanité l'ignorait. À force de s'enfoncer dans l'erreur et dans ses illusions, elle a lesté le sac jusqu'à le faire craquer. Chacun est tombé de sa chaise, d'où qu'il était dans son délire, a délaissé sa singularité pour revenir dans l'Unité qu'il n'avait jamais quitté.

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    Texte déposé ©Renaud Soubise

    Musique : ©Rossini - William Tell Overture - Part 1


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    6 mins