• Espagne : le réseau ferré dans la tourmente
    Jan 23 2026

    A la une de la presse ce vendredi 23 janvier : des dysfonctionnements en série, une photo choc et une découverte.

    Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook

    Après la collision mortelle entre deux trains en Espagne, le quotidien conservateur ABC révèle ce matin révèle des documents interne du gestionnaire des voies l’ADIF. Ce dernier affirme manquer de moyens et de personnel pour mener les inspections et entretiens nécessaires sur le réseau de trains à grande vitesse. El Mundo, de son côté, nous apprend que plusieurs autres trains avaient détecté grâce à leurs capteurs des anomalies sur la voie où s’est produit l’accident dramatique. El Pais évoque, enfin, l'inspection générale des réseaux ferrés en Catalogne, après un autre accident mortel.

    The Guardian met une photo déchirante à sa une. Celle de Liam, un petit garçon de 5 ans arrêté par la police de l'immigration à Minneapolis. Envoyé au Texas avec son père, son arrestation scandalise The Washington Post. Le quotidien américain voit dans cette photo un possible point de bascule dans la perception du grand public vis-à-vis de l'ICE.

    Enfin, Le Figaro s'intéresse ce matin à l'histoire de la syphilis. La MST est, selon une étude récente, bien plus ancienne que l'on ne le pensait. Des traces du germe ont été retrouvées sur des os datant de 5500 ans en Colombie. Sa diffusion pourrait être dû aux déplacements humains et non à l'urbanisation, comme on le pensait initialement.

    Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

    Show More Show Less
    5 mins
  • Trump et le Groenland : un "fou allié" à Davos?
    Jan 22 2026
    A la Une de la presse, ce jeudi 22 janvier, les réactions à l’intervention, hier, de Donald Trump à Davos, où il a annoncé "un futur accord" sur le Groenland et stoppé ses menaces douanières et militaires, après s’être moqué une nouvelle fois d’Emmanuel Macron – et de ses lunettes. Un rapport inquiétant sur le masculinisme en France, et des histoires d’amour… avec l’IA. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, les réactions à l’intervention, hier, de Donald Trump à Davos, où il a annoncé "un futur accord" sur le Groenland et stoppé ses menaces douanières et militaires. Personne n’y comprend rien, alors chacun y va de son interprétation. Le Figaro annonce que Trump "renonce à la force, mais pas au Groenland". Le journal belge Le Soir fait état d’un "accord surprise" et semble soulagé de voir le président américain "amorcer une désescalade avec les Européens". En Italie, La Stampa a le tournis face à cette nouvelle "volte-face" de Trump passé en un clin d’oeil des menaces à ce qui s’apparente à une "main tendue". Ce changement de pied "radical et soudain" exaspère Libero : "La farce est terminée", "tellement d’hystérie pour rien". L’inconstance du chef de la Maison Blanche et son discours interminable à Davos nourrissent même des questions sur sa santé mentale. "Daddy fool", "papa cinglé" : The Daily Mirror, tabloïd britannique, ose la référence diplo et disco, à la fois au surnom que lui donné le secrétaire général de l’Otan et à la chanson "Daddy cool". Jeu de mots cinglant, également, à la Une de L’Humanité : "Fou allié". "Le pari de Trump sur le Groenland sème la confusion à Washington" : d’après Politico, les "diplomates, analystes de politique étrangère, économistes à gauche (mais aussi) à droite" sont tout autant "déboussolés", outre-Atlantique, que leurs homologues européens. Le site américain prévient que Trump "change si souvent d’avis que les Européens seraient bien naïfs de croire que le dossier est réglé", car le patron de la Maison Blanche a "déjà renié des accords y compris ceux élaborés par sa propre Administration", et qu’il lui reste encore trois ans avant la fin de son mandat. The Washington Post estime, lui, que "la grande crise du Groenland de 2026 est probablement terminée", Trump ayant finalement "désamorcé la crise qu'il a lui-même provoquée". Beaucoup de bruit pour rien, ou vraie menace ? Pour The Wall Street Journal, l’essentiel n’est pas là, mais dans le fait que ses critiques "ont touché les participants de Davos, car ils savent qu'ils dépendent des États-Unis plus qu'ils ne le souhaiteraient, et que c'est de leur faute". Le quotidien invite l'Occident à "trouver les hommes d'État capables de régler le différend groenlandais d'une manière qui renforce la sécurité à la fois des États-Unis et de l'OTAN". The Wall Street Journal, qui affirme, par ailleurs, qu’"après avoir renversé Nicolas Maduro au Venezuela, l'Administration Trump recherche des interlocuteurs à La Havane capables de négocier un accord pour mettre fin au régime communiste de Cuba d’ici la fin de l’année". Lunettes de soleil et "mâle alpha" Donald Trump s’en est pris une nouvelle fois, hier, à Davos, à Emmanuel Macron… et à ses lunettes de soleil. La Repubblica observe que les lunettes présidentielles, portées pour cause de problème à l’oeil, font couler beaucoup d’encre depuis deux jours, et se retrouvent "instrumentalisées à des fins politiques", y compris par Emmanuel Macron lui-même, qui a évoqué "une référence involontaire à l'Œil du Tigre", "un signe de détermination". La référence est, là encore, sujette à interprétation. Référence à Gorges Clémenceau ? A la pierre naturelle ? Au film de Stallone? Pour The Telegraph, pas de doute : avec ses lunettes d’aviateur, Emmanuel Macron, "ressemble à Tom Cruise" dans "Top Gun" et "atteint le sommet (de l’image) du mâle alpha", dans un Davos où la "testostérone" semble être "la principale monnaie d’échange". C’est précisément ce qui dérange Libération, qui critique "une image viriliste et assez ridicule", "à l’effet pilote de chasse cherchant la bagarre" mais exposant "l’illusion de la puissance". Le verdict est sans appel : "Ce bleuté aveuglant reflète une manière illusoire de chercher de la puissance dans un accessoire. Comme nous, adolescent, nous rêvant beau gosse après avoir acheté une fausse paire de Ray-Ban au marché de Vintimille". De la virilité au masculinisme. Dans un rapport publié hier, le Haut Conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes s'alarme de la "menace" de cette idéologie. Le site de RFI rapporte que ces théories encourageant la haine des femmes, et qui ...
    Show More Show Less
    6 mins
  • Finale de la CAN, "une fin chaotique qui n'honore pas le foot africain"
    Jan 21 2026
    A la Une de la presse, ce mercredi 21 janvier, l’ambiance polaire au Forum de Davos, où les pressions et les menaces de Donald Trump sur ses alliés est en train de les dresser contre lui. L’activisme paradoxal de son Administration en Afrique. Une finale de la CAN chaotique qui ne passe décidément pas. Et la beauté des oiseaux. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, l’ambiance polaire au forum de Davos, en Suisse, où le bras de fer se poursuit entre l’Europe et les Etats-Unis. «L’Europe durcit le ton»: La Croix fait état de «la fermeté affichée» par Ursula von der Leyen et Emmanuel Macron. Le président français, à la tête de la «résistance» européenne au «nouveau colonialisme» américain, selon The Guardian. The Financial Times évoque un «fossé grandissant» entre l’Europe et les Etats-Unis, et Le Figaro parle même de «divorce», les Européens commençant à «prendre acte, dans la douleur de la rupture du lien transatlantique». Une rupture que semble aussi acter Donald Trump, attendu aujourd’hui à Davos. Dans le dessin de Chappatte pour le journal suisse Le Temps, le président des Etats-Unis fonce dans le tas des dirigeants mondiaux avec sa grosse limousine, The Beast, transformée en chasse-neige, écrasant l’Otan, l’Onu et le «multilatéralisme». Morten Morland, pour The Times, voit plutôt Donald Trump arrivant en palanquin impérial, porté par la foule des Maga. L’avalanche Trump, prête à déferler sur Davos, dans le dessin de Pat Blower, pour The Daily Telegraph. La pression maximale de Donald Trump sur ses alliés est en train de les dresser contre lui. Keir Starmer, le Premier ministre britannique subit lui aussi les attaques du patron de la Maison-Blanche, qui qualifie notamment de «faiblesse» et de «stupidité» la décision du Royaume-Uni de transférer la souveraineté des îles Chagos à l’île Maurice. Malgré les frictions, Starmer tente de «maintenir le dialogue», mais The Financial Times observe que «la relation spéciale» entre Londres et Washington est «de plus en plus mise à l’épreuve». Le Premier ministre canadien qualifie, lui d’«erreur» «la tendance à l’apaisement» et son discours «vigoureux», hier à Davos, est applaudi par El Pais, qui voit en Mark Carney «la boussole morale et géopolitique la plus claire pour faire face à l’offensive impérialiste» américaine. Mark Carney, qui a annoncé, la semaine dernière, la signature d’un accord prévoyant une baisse de droits de douane avec la Chine. The Washington Post juge que le rapprochement d’Ottawa avec Pékin «n'est pas surprenant compte tenu des agissements autoritaires de Donald Trump», mais que «c'est une attitude à courte vue», relevant «soit d’une profonde hypocrisie soit d’une naïveté inquiétante». Une critique à laquelle The Wall Street Journal réplique en prévenant que «le seul message qu’une invasion américaine du Groenland pourrait véhiculer» serait le suivant: «choisir entre le tyran prévisible de Pékin ou l’imprévisible de Washington». L’activisme de Donald Trump n’épargne pas le continent africain. Le Monde souligne le paradoxe d’un président «qui se retire des programmes d’aide au développement tout en se rêvant en «faiseur de paix»» du continent. D’après le journal, l’Afrique se retrouve, finalement, «soumise aux mêmes injonctions, parfois contradictoires que le reste du monde». Deuxième bénéficiaire de l’aide américaine avant le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, l’Ethiopie est particulièrement fragilisée par l’arrêt de l’Agence américaine pour le développement international, l’Usaid, jusque-là principal contributeur d’Onusida, qui finance l’ensemble des centres d’accueil éthiopiens. Dans celui de la capitale, Addis-Abeba, où s’est rendu Le Monde, «aucun test de dépistage, aucune séance de prévention n’ont pu être menés, faute de moyens» entre novembre et décembre dernier. Onusida se tourne désormais vers d’autres bailleurs, dont la Chine. Malgré ces coupes sombres, le chef du bureau américain pour l'Afrique du Département d’Etat exhorte son personnel à mettre en avant la «générosité du peuple américain» auprès des gouvernements dans un mail édifiant publié début janvier, obtenu par The Guardian. On reste en Afrique, avec cette finale chaotique de la CAN qui décidément ne passe pas. Au Maroc, défait par le Sénégal, la rencontre laisse un goût amer. Le Matin, qui critique toujours «le sacre sans éclat» des Sénégalais, dit espérer «plusieurs sanctions, dans les prochains jours» contre la sélection sénégalaise et de son coach, Pape Thiaw. Le site d’info burkinabé Wakat Sera évoque même de possibles poursuites contre l’...
    Show More Show Less
    6 mins
  • Le "Conseil de la paix" de Trump, "club diplomatique à un milliard de dollars"
    Jan 20 2026
    A la Une de la presse, ce mardi 20 janvier, l’invitation, lancée par les Etats-Unis, à une soixantaine de pays, à siéger au "Conseil de la paix". Un conseil dont la mission affichée, au départ, était de mettre en œuvre la "deuxième phase" du plan américain pour Gaza, où les conditions de vie restent épouvantables. Egalement à la Une de la presse : la poursuite de la guerre au Burkina Faso, loin de l’attention médiatique. De la politique française. Et une vache autrichienne étonnante. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, l’invitation, lancée par les Etats-Unis à une soixantaine de pays, à siéger au "Conseil de la paix". D’après sa charte, ce "conseil" auto-proclamé aura pour mission de "garantir une paix durable dans les zones touchées ou menacées par des conflits". Parmi les "invités" de la Maison Blanche, la Russie de Poutine ou encore la Biélorussie de Loukachenko. D’après Le Grand Continent, seuls huit pays ont accepté publiquement, pour l’instant, de rejoindre l’organisation, notamment l’Argentine de Milei et le Canada de Carney, qui a toutefois fait savoir qu’il ne débourserait pas le milliard de dollars exigé pour obtenir un siège permanent. Mais qu’est-ce qu’exactement ce soi-disant "Conseil pour la paix" ? d’après The Wall Street Journal, ce "club diplomatique" aurait pour ambition d’"attaquer", de "court-circuiter" l’Organisation des Nations unies et "en tant que président", Donald Trump y "disposerait de larges pouvoirs, notamment d'un droit de veto et de nommer ou de révoquer des États membres". Le journal belge Le Soir confirme que le président des Etats-Unis cherche à "fabriquer une instance parallèle à l’ONU", mais fait état de la "méfiance" et du "doute" de nombreux dirigeants, notamment au sein de l’UE. Des Européens toutefois divisés. La France a dit "non", la Hongrie a dit "oui". Le "Conseil de la paix" de Donald Trump avait pour mission affichée, au départ, de mettre en œuvre la "deuxième phase" du plan américain pour Gaza. Mais, là encore, l’affaire semble mal engagée. Haaretz rapporte que le Premier ministre israélien dit être opposé à ce que la Turquie et le Qatar fassent partie du "comité" chargé de gouverner l’enclave. Dans le Jerusalem Post, Samer Sinijlawi, un responsable du Fatah, s’insurge, lui, contre l’absence de représentant politique palestinien au sein de ce système de "gouvernance technocratique". "La reconstruction sans représentation (politique) ne résout pas l'instabilité – elle la reproduit", prévient-il. Plus véhément, The Guardian, le quotidien britannique, voit dans l’auto-proclamé "Conseil de la paix", dont la charte ne mentionne même plus Gaza, "un détestable projet néocolonialiste", "un modèle" dans lequel Gaza serait réduite à un simple "test" pour "la puissance américaine". Dans l’enclave palestinienne, les conditions de vie restent épouvantables. Al Quds Al Arabi, quotidien panarabe de Londres, relaie l’alerte de la Défense civile de Gaza sur les conséquences de la chute des températures pour les plus vulnérables "dans un contexte de détérioration des conditions humanitaires". Dans Haaretz, Lucy Aitchison, médecin, engagée dans la défense des droits humains, s’alarme en particulier de "l’explosion" du taux de mortalité maternelle et des conditions de vie extrêmement précaires des nouveau-nés, le froid, les infections et la malnutrition. "Les femmes et leurs bébés, tous non-combattants, souffrent de manière disproportionnée – et témoignent de notre échec moral", accuse-t-elle. "Pourquoi Israël s'obstine-t-il à maintenir Gaza au bord de l'effondrement? Pourquoi l’Etat hébreu entrave-t-il la stabilisation (du cessez-le-feu) et retarde-t-il le passage à la deuxième phase de l'accord ?" : pour Ramzy Baroud, "la réponse est sans détour : Israël veut se réserver la possibilité d’un nettoyage ethnique". Le rédacteur en chef de Palestine Chronicle, dont la tribune est publiée par le quotidien saoudien Arab News en veut pour preuve "le plaidoyer de plusieurs hauts responsables en faveur d’une occupation permanente de Gaza, les tentatives pour manipuler sa démographie et l'interdiction du retour des Palestiniens dans les zones détruites à l'est de la Ligne jaune" mise en place par l’armée israélienne. Gaza, passée au second plan de l’attention médiatique, loin de laquelle se déroule aussi, depuis dix ans, la guerre au Burkina Faso. La Croix raconte comment ce conflit a atteint "un niveau de violence sans précédent", sur fond de durcissement de la répression par la junte au pouvoir. D’après le journal, outre les deux millions de déplacés, les milliers de victimes directes, cette guerre provoque une multiplication des ...
    Show More Show Less
    7 mins
  • La colère des Européens face au "racket" du "parrain" Trump
    Jan 19 2026
    A la Une de la presse, lundi 19 janvier, la présidentielle au Portugal, où le candidat socialiste et celui de l’extrême-droite se sont qualifiés, hier, pour le second tour. La colère des Européens face à la menace de Donald Trump d’augmenter les droits de douane, contre les pays opposés à l’annexion du Groenland. La douleur et l’angoisse de la diaspora iraniennes après la répression du mouvement de contestation. La victoire du Sénégal à la CAN. Et un club pas ordinaire. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, la présidentielle au Portugal, où le candidat socialiste et celui de l’extrême-droite se sont qualifiés, hier, pour le second tour. Pour la première fois depuis la fin de la dictature, il y a 50 ans, un candidat d’extrême-droite, André Ventura, franchit le cap du 1er tour. Le candidat socialiste, Antonio José Seguro, arrive largement en tête, mais le Diario de Noticias évoque «la présidentielle la plus serrée» depuis des décennies et «un test pour le régime démocratique» portugais. Le Jornal de Noticias indique que Chega, «ça suffit» en portugais, obtient un résultat proche de celui des législatives de mai, où le parti avait déjà décroché un score historique - des succès que Ventura présente comme la preuve que les Portugais voient en Chega «la seule alternative au socialisme» et «la meilleure expression de la droite». Expresso observe que le leader de Chega «a obtenu un résultat identique à celui de Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle de 2022», et que «seuls trois dirigeants populistes européens, tous situés à l'Est, ont fait mieux». Les Européens, qui se disent prêts à riposter à la menace de Donald Trump, d’augmenter les droits de douane, contre les pays opposés à l’annexion du Groenland. En France, Libération dénonce le «racket» du «givré de Washington» et espère voir l’UE «se défendre» après «la première capitulation de juillet» sur les droits de douane. «Chantage»: au Royaume-Uni, The Daily Mirror fait état des propos inhabituellement fermes du Premier ministre Keir Starmer, qui qualifie de «totalement inadmissible» l’attitude du président des Etats-Unis. «Soyons sérieux, l’intimidation n’est pas une force»: pour The Guardian, «la diplomatie coercitive ne fonctionne que si les peuples ont peur de résister», or les Européens «ont de moins en moins peur», selon lui. Même pas peur? En Allemagne, le Tagesspiegel s’effraie, cependant, de voir Trump aux commandes pendant «encore trois longues années». «Finies les flatteries»: d’après Die Zeit, en Allemagne, les doutes grandissent sur «la stratégie jugée trop conciliante» du chancelier Friedrich Merz, y compris au sein de son propre parti, la CDU. Outre-Atlantique, la presse est sceptique, voire hostile, au bras de fer engagé par Trump: «Déclencher une guerre commerciale avec l’Europe ne permettra pas de conquérir le Groenland et appauvrira l’Amérique», met en garde The Washington Post. The Wall Street Journal ironise, lui, sur «la leçon donnée par Trump sur la manière de transformer les alliés des États-Unis en amis de la Chine». «Depuis plus de 75 ans, le rêve le plus cher de la Russie est de séparer l'Europe des États-Unis et de briser l'OTAN», grâce à Donald Trump, «ce rêve est désormais une possibilité». Le président des Etats-Unis a renoncé, pour le moment en tout cas, à frapper l’Iran. Tehran Times jubile et se moque de ce président «qui se croit encore en 1953, quand les gouvernement iraniens pouvaient être renversés à coups d’intimidation et d’argent». Le régime semble être parvenu à écraser la révolte et d’après le site d’opposition Iranwire, un homme aurait été au cœur de cette répression: Ali Larijani, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, qui serait en train de «se positionner pour l'ère post-Khamenei». Pour le moment, le Guide suprême est toujours en place, «mais la colère et le courage des Iraniens n’ont sans doute pas dit leur dernier mot», d’après La Croix, qui a rencontré quelques-uns uns des 100 000 Iraniens vivant dans la Turquie d’Erdogan, qui a pesé de tout son poids pour empêcher une intervention américaine. Ces Iraniens exilés racontent les bribes d’une répression implacable. «Tout le monde connaît quelqu’un qui (a été tué). Les rues étaient comme peintes de sang». Même angoisse, même douleur au sein de la diaspora de France, où Roya pleure son frère tombé sous les balles à Ispahan, à 5500 km de la ville de banlieue parisienne où elle vit. Dans Le Figaro, elle dit puiser sa force dans les mots de sa mère, qui a enfin pu l’appeler il y a quelques jours. «En l’espace de quelques secondes, elle n...
    Show More Show Less
    6 mins
  • Iran : chronique d'un massacre à huis clos
    Jan 16 2026

    A la une de la presse ce vendredi : un massacre documenté, un transfuge et une poupée

    Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook

    Liberation revient ce matin sur la féroce et sanglante répression du régime iranien face à un mouvement de contestation inédit. Le quotidien a pu se procurer le reportage d’un journaliste iranien signant de manière anonyme son article. Il raconte donc des jours pendant lesquels la République islamique a progressivement accentué la violence, du 8 au 12 janvier.

    Récit aussi d'un régime acculé. Der Tagesspiegel se demande justement si le régime peut tomber. Rien n’est moins sûr, selon le quotidien. Sans retournement d’une partie de l’élite contre ses dirigeants, rien ne changera.

    The Washington Post, enfin, met en garde Donald Trump contre une intervention militaire. Cette dernière serait dangereuse pour la région et contreproductive.

    Outre-Manche, The Daily Mail met un nom à sa une ce matin : Robert Jenrick. C'est le nom de ce député conservateur, qui a rejoint Reform UK. Une défection qui est la conséquence de l’échec des conservateurs à s’aligner avec certaines préoccupations de leur électorat, selon un autre tabloïd, The Daily Mirror. Pour Politico, c'est aussi l'illustration de l'attractivité grandissante du parti de Nigel Farrage, qui totalise près de 30% d'intentions de vote dans les sondages.

    Enfin, Le Soir nous parle d’une poupée. Le fabriquant Mattel a dévoilé un nouveau modèle de sa célèbre Barbie. Un modèle Barbie autiste censé représenter l'inclusion des personnes souffrant de ces troubles. Une opération marketing pour le quotidien belge, qui note aussi les standards de beauté voulue par la marque : jambes fines et minceur érigée en modèle.

    Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

    Show More Show Less
    6 mins
  • Trump et le Groenland, l'histoire d'une "obsession" ?
    Jan 15 2026
    A la Une de la presse, ce jeudi 15 janvier, les réactions à la rencontre, hier, à la Maison Blanche, entre le vice-président et le chef de la diplomatie américains, et les ministres des Affaires étrangères danois et groenlandais. Une perquisition du FBI chez une journaliste du Washington Post. Une visite de la police au domicile d’une résidente de Miami, après un message sur Facebook. Et les résultats des demi-finales de la CAN. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, les réactions à la rencontre, hier, à la Maison Blanche, entre le vice-président et le chef de la diplomatie américains, et les ministres des Affaires étrangères danois et groenlandais. La main tendue pour attraper un briquet, la cigarette aux lèvres, Lars Lokke Rasmussen, le ministre des Affaires étrangères danois a la mine des mauvais jours à la Une d’Ekstra Bladet, qui titre pudiquement sur les "désaccords persistants" entre Washington et Copenhague sur le Groenland. Le tabloïd danois évoque "la fumée et la vapeur" au Danemark, en prévenant que "la crise est loin d'être terminée" et que les Danois ont "simplement gagné un peu de temps". "Catastrophe évitée pour l’instant": Jyllands-Posten, qui montre Rasmussen aux côtés de son homologue groenlandaise, Vivian Motzfeldt, parle, lui des "craintes persistantes du Danemark face aux exigences de Donald Trump". Face à un président américain qui martèle que le Danemark "ne peut pas se défendre tout seul", quelles options pour Copenhague et Bruxelles ? D’après The Economist, "la priorité immédiate est de désamorcer les inquiétudes de Trump en démontrant que ses prétendues craintes (sécuritaires) peuvent être résolues dans le cadre existant", à savoir l’Otan - d’où l’annonce de la France et de plusieurs pays européens d’exercices conjoints au Groenland. Pour ce qui est de "l’obsession trumpienne" de s’emparer du territoire danois, le magazine britannique indique que l’Europe envisage "d'autres options", comme "la possibilité de suspendre certains aspects de l'accord commercial récemment conclu avec les États-Unis" ou "le durcissement de la réglementation pour les entreprises technologiques américaines", des options sur lesquelles il sera toutefois "difficile de rassembler des majorités", selon The Economist, qui indique que "le dernier espoir" des Européens est que Donald Trump soit tout simplement "distrait de sa quête" groenlandaise. Aux Etats-Unis, la Maison Blanche a posté il y a quelques heures, sur X, un dessin résumant le choix, auquel devrait se résoudre, selon elle, "l’homme groenlandais" avec ses chiens de traîneau : prendre la direction de la Chine et de la Russie ou celle des Etats-Unis. Cette expression d’"homme groenlandais" et cette vision pour le moins binaire du monde sont perçues par Heidi Beirich, la cofondatrice du Projet mondial contre la haine et l'extrémisme comme "un exemple flagrant de clin d'œil à la littérature raciste d'extrême droite" et à son concept d’"homme occidental". Un point de vue à retrouver dans The Guardian. "Bienvenue au Groenland, dont l’économie repose sur les subventions et la crevette" : The Wall Street Journal réduit, pour sa part, le territoire autonome danois à un espace bénéficiant certes "d'une situation stratégique" mais dont les "importantes réserves minérales" sont "profondément enfouies sous la glace", ce qui rend leur éventuelle exploitation "longue et coûteuse". "Du moins à court terme, calcule le quotidien conservateur, qui ne partage visiblement pas l’enthousiasme de Donald Trump pour le Groenland, quiconque dirigera cette île risque davantage de se retrouver face à un gouffre financier qu'à une mine d'or". Au-delà de ces considérations économiques ou mercantiles, c’est selon, The New York Times rappelle, lui, que "le sort de la plus grande île du monde a une importance capitale pour des milliards de personnes, car le réchauffement climatique entraîne une fonte des glaces" qui recouvrent 80% du Groenland - "un phénomène aux conséquences planétaires". Les Etats-Unis, où des agents du FBI ont perquisitionné, hier, le domicile d'une journaliste du Washington Post. Le journal voit dans cette perquisition, dans le cadre d'une enquête sur la divulgation d'informations gouvernementales secrètes, "une atteinte flagrante au Premier Amendement" sur la liberté de la presse. "Quiconque croit que cette (intervention) dissuadera les journalistes d'exercer leur métier se trompe lourdement" : "les tentatives d'intimidation ou de neutralisation des journalistes finissent toujours par échouer", écrit le journal. Le droit à la liberté d’expression, qu’invoque aussi une habitante de Miami Beach, Raquel Pacheco, qui raconte dans The Washington Post, ...
    Show More Show Less
    6 mins
  • Élections en Ouganda : "Silence"
    Jan 14 2026
    À la une de la presse, ce mercredi 14 janvier, la poursuite de la répression en Iran, où internet est toujours coupé et où l’ampleur exacte des massacres commis par le régime reste inconnue. Les élections générales de demain en Ouganda, le prix de la "pire tyran" remis à la présidente de la Tanzanie. Le Maroc en demi-finale de la CAN. Et un enfant Jésus controversé en Allemagne. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la une de la presse, la poursuite de la répression en Iran, où internet est toujours coupé. Alors que des Iraniens de la diaspora ont enfin pu contacter, hier, leurs proches par téléphone pour la première fois depuis cinq jours, l’ampleur exacte de la répression reste inconnue. The Independent, quotidien britannique, comme plusieurs médias, parle de "plus de 2 000 morts" – un chiffre de l'organisation de défense des droits humains HRANA, basée aux États-Unis, que le président Trump dit ne pas pouvoir confirmer tout en indiquant qu’il "pourrait être assez considérable". Iran International, site d’opposition basé à l’étranger, affirme qu’au moins 12 000 personnes auraient été tuées, principalement durant les nuits de jeudi et vendredi. Dans des messages transmis au Guardian, lundi, trois médecins de Téhéran décrivent des hôpitaux et des services d'urgence "débordés par l'afflux de manifestants blessés par balles", avec des blessures "principalement concentrées aux yeux et à la tête", "une tactique déjà utilisée contre les manifestants de "Femme, Vie, Liberté", en 2022", selon des ONG de défense des droits humains. Du côté de la presse officielle, il n’est question que des manifestations pro-régime. "Game over" : dans Tehran Times, Ali Khamenei "remercie le peuple iranien pour sa démonstration massive d’unité après les émeutes fomentées par les États-Unis". Black-out aussi en Ouganda, où l’accès à internet a été coupé hier, pour une durée indéterminée, avant les élections générales de demain. The Daily Monitor rappelle que le pays avait déjà bloqué l’accès à internet lors de la précédente présidentielle de 2021. Un black-out de près de quatre jours, qui aurait coûté près de 100 millions d’euros à l’Ouganda, selon certaines estimations. D’après le quotidien ougandais, ce nouveau blocage a été justifié par la nécessité d’empêcher "la désinformation en ligne, la fraude électorale et l’incitation à la violence". Sauf immense surprise, le président Yoweri Museveni, 81 ans, au pouvoir depuis 40 ans, devrait être reconduit. "Une performance qui le place sur le podium des dirigeants africains encore en exercice ayant passé le plus de temps sur le trône", ironise Jeune Afrique. D’après le magazine, le principal opposant du président ougandais, Bobi Wine, "ne semble guère se faire d’illusion" sur l’issue du scrutin, "accusant régulièrement le pouvoir en place de virage autoritaire et de fraudes électorales". Alors que les élections demain se tiennent dans un climat de "répression et d’intimidation " généralisées", selon l’ONU, The Independent, autre quotidien ougandais met en garde le chef de l’État contre le risque d’une nouvelle mobilisation de la jeunesse face à ce qu’elle perçoit "comme une léthargie" du pouvoir et face aux "scandales de corruption à répétition" qui avaient déjà déclenché des manifestations de 2024, à un moment où s’amorce aussi "une succession politique potentiellement difficile". Le président ougandais sur le podium de longévité des dirigeants africains, et la présidente de la Tanzanie désignée "tyran de l’année" par une ONG britannique. Le Monde rapporte que ce prix satirique a été décerné à Samia Suluhu Hassan par l’organisation Index on Censorship, il y a quelques jours, pour "dénoncer la répression lors de la présidentielle et les attaques à la liberté d’expression". Le quotidien rappelle que le scrutin d’octobre dernier avait été remporté avec un score soviétique, plus de 97 %, par Samia Suluhu Hassan, sur fond de "répression sanglante". Pour dénoncer le musellement de l’opposition, des milliers de personnes avaient manifesté le jour du vote, avant d’être arrêtées, blessées, parfois tuées par les forces de l’ordre. D’après Le Monde, le bilan de cette répression, "difficile à établir, fait état de 800 à 2 000 victimes en trois jours". On reste en Afrique avec la CAN. Rendez-vous aujourd’hui pour les deux demi-finales, Sénégal-Égypte et Nigeria-Maroc. Pays organisateur, et sans victoire depuis 50 ans dans la compétition, le Maroc "retient son souffle". Le Parisien/Aujourd’hui en France raconte que le rendez-vous de ce soir face aux Super Eagles "tient en haleine le Maroc tout entier". Le ...
    Show More Show Less
    7 mins