Episodes

  • Droit à la déconnexion
    Jan 11 2023

    Une bonne partie de nos vies se déroulent devant un écran. Cela comporte plusieurs avantages, mais ça peut devenir difficile de se déconnecter. C'est pourquoi on a reçu Laurie Michel, Fondatrice de l'entreprise Vivala, afin de discuter de droit à la déconnexion.

    Dans cet épisode de podcast, on tente de répondre aux questions suivantes :

    • Qu'est-ce que l'hyperconnectivité?
    • Quel est l'impact de l'hyperconnectivité?
    • Quel est l'impact de l'hyperconnectivité sur le milieu de travail?
    • Quel pourcentage de notre productivité est perdu à cause des notifications ?
    • Est-ce que c'était plus facile de se déconnecter avant?
    • Quels sont les avantages pour les entreprises de sensibiliser leurs employés à l'hyperconnectivité?
    • Jusqu'où va le rôle de l'entreprise dans le droit à la déconnexion?
    • Quels outils peut-on utiliser pour favoriser le droit à la déconnexion?
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    36 mins
  • Les suppléments de protéines - avec Keven Arseneault
    Nov 9 2022

    On reçoit Keven Arseneault, un passionné de l’entraînement et de la nutrition. Ayant goûté au monde du conditionnement physique très jeune, il a vite su qu’il ferait de sa passion son métier. Il a donc évolué travaillant d’un gym à un autre durant ces 17 dernières années. Il est d'ailleurs détenteur d'un baccaulauréat en Kinésiologie de l'Université Laval, et d'un Diplôme d'Études Supérieures Spécialisées en alimentation fonctionnelle et santé de la même université.

    On répond donc à différentes questions qu'on se pose souvent sur les suppléments de protéines, comme :

    • Est-ce qu'on a vraiment besoin de prendre des protéines en poudre pour subvenir à nos besoins?
    • Quels sont les besoins en protéines pour une personne qui s'entraîne?
    • Quelle est l'efficacité de la prise de suppléments de protéines sur la prise de masse musculaire?
    • Est-ce que tu recommanderais de prendre des pré-workout?
    • Comment déterminer si j'achète des protéines de bonne qualité?
    • Est-ce qu'il y a des risques à consommer des protéines?

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    41 mins
  • Comment apprendre à aimer la course à pied?
    Nov 1 2022

    Pour cet épisode, on essaie une formule légèrement différente ; nous répondrons à différentes questions en lien avec la course à pied.

    Comment on fait pour aimer courir?

    • L'important dans la vie c'est d'être actif;
    • La course a des bienfaits, mais plein d'autres activités physiques peuvent être également utilisées;
    • L'idéal, c'est de créer l'habitude de courir et pour ça, on a besoin de 3 composantes :
      • Un signal qui déclenche l'habitude;
      • Le comportement;
      • Une récompense.
    • On peut compenser par une récompense extrinsèque, mais l'idéal c'est que la récompense devienne intrinsèque.

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    33:11 Est-ce qu'on peut devenir accroc à la course à pied?

    • C'est possible, mais ce n'est pas très addictif.

    36:00 Je fatigue quand je cours, pourquoi?

    • Première chose à essayer : entraînement moins long et moins intense;
    • Deuxième chose à essayer : alterner marche et course.

    38:15 Je suis essoufflé.e quand je cours, comment l'être moins?

    • Il n'y a pas énormément d'options autres que de ralentir la cadence ou d'améliorer son VO2 max.

    41:21 Même si tu deviens très bon en course à pied, tu resteras toujours essoufflé.e.

    • Ça dépend. Si tu as une VAM très élevée, c'est possible que tu ne sois pas vraiment essoufflé.e en courant.

    43:40 Comment ne pas avoir de points de côté?

    • On ne sait pas vraiment d'où viennent les points de côté. Ce qu'on sait, c'est que les sports qui génèrent beaucoup d'impact et beaucoup d'essoufflement causent plus ce type de désagréments;
    • En général, plus tu cours depuis longtemps, moins tu as de risques de souffrir de points de côté.
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    56 mins
  • Quoi manger avant / pendant / après un entraînement avec Isabelle Morin
    Oct 3 2022

    Vous courez ou marchez régulièrement, mais vous vous demandez si votre alimentation avant / pendant / après votre entraînement est adéquate? Isabelle Morin répond à cette question que vous vous posez probablement dans cet épisode du podcast En Action!

    Isabelle Morin est nutritionniste du sport, adepte de course à pied et foodie dans l'âme. Elle est diplômée du baccalauréat en nutrition de l'Université Laval et membre de l'Ordre des diététistes-nutritionnistes du Québec (ODNQ). Elle possède en plus une maîtrise en nutrition de l'Université Laval ainsi qu'un diplôme en nutrition sportive du Comité international olympique.

    Elle accompagne de nombreux coureurs et coureuses, mais aussi des sportifs de tous les niveaux, depuis plusieurs années.

    3:55 : Quoi manger avant votre entraînement?

    • Adaptez votre apport énergétique en fonction de la dépense énergétique de votre entraînement
    • Mangez environ :
      • 3 h avant si repas complet
      • 2 h avant si repas léger
      • 1 h avant si collation
    • Évitez les protéines et matières grasses juste avant l'entraînement

    8:00 : Est-ce qu'on peut s'entraîner le matin à jeun?

    • Possible, mais pas de bénéfices sur la perte de poids
    • Prévoir manger après l'entraînement, pour ne pas rester à jeun

    16:25 : Est-ce qu'on doit prendre une source de sodium ou boire avant l'entraînement?

    • L'eau est généralement suffisante
    • Pas nécessaire d'avoir un apport en électrolytes avant l'entraînement, dans la plupart des cas

    28:00 : est-ce qu'il y a un avantage à utiliser des boissons sportives qui contiennent de la maltodextrine ou des BCAA?

    • La maltodextrine est une source de glucides donc oui pertinent pendant l'effort, surtout si de longue durée
    • BCAA, pas nécessaire pendant l'entraînement

    33:00 : Quoi manger après l'entraînement?

    • Adaptez votre alimentation aux besoins énergétiques
    • Viser à prendre une collation qui combine glucides et protéines suite à l'entraînement

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    49 mins
  • Bouger pour se sentir mieux?
    May 6 2022

    La santé mentale, c'est extrêmement important. Par contre, saviez vous que la tendance actuelle consiste à outiller les gens pour qu'ils puissent eux-même prendre en charge leurs troubles et / ou optimiser leur niveau de satisfaction par rapport à la vie? D'ailleurs, l'activité physique fait partie des stratégies qui peuvent être utilisées en ce sens. C'est d'ailleurs le sujet de l'entrevue d'aujourd'hui!

    Daniel: Qu’est-ce que l’autogestion de la santé mentale ? Est-ce que vous pouvez nous donner des exemples dans le quotidien et surtout des stratégies au plan de l’activité physique ? Simon Coulombe, professeur agrégé à l’Université Laval de Québec et titulaire de la charte de recherche “Relief en santé mentale, autogestion et travail” propulsée par Beneva.

    Simon: L’autogestion telle qu’on va en parler aujourd'hui est de plus en plus mise à l’avant comme stratégie pour aider à réduire les difficultés surtout liées à l’anxiété et à la dépression.

    Il y a quelques années il y avait déjà environ 3 millions de Canadiens adultes, donc plus de 10% de la population, qui rapportaient vivre avec un trouble anxieux ou un trouble de l’humeur.

    L’idée de l’autogestion c’est vraiment que les personnes vivant avec ces troubles-là puissent prendre en charge leur santé mentale et puissent optimiser leur bien-être.

    Cette démarche s’inscrit en complément des approches de traitements qui sont démontrées efficaces comme la psychothérapie et la médication. Lorsque le niveau de symptômes d’anxiété ou de dépression est plus faible, l'autogestion et le soutien pour la mise en place de celle-ci peut parfois être une mesure efficace en soi.

    Les mesures peuvent être de faire une activité physique, mais également avoir une alimentation plus saine, plus variée, prendre des bonnes habitudes d’hygiène de sommeil, faire des activités de relaxation guidées ou pas, prendre simplement du temps pour se relaxer, gérer sa consommation d’alcool, de drogues, pour en limiter les impacts, etc.

    On sait différents outils peuvent être complémentaires à l'autogestion. On peut par exemple aller chercher du soutien dans des programmes comme celui de Défi Entreprise ou assister à une conférence comme aujourd’hui.

    En étudiant les plus de 80 stratégies des personnes en rétablissement, on s’est rendu compte que finalement cette liste s’applique à tout le monde. Et elle peut également s’appliquer en prévention de ces difficultés pour gérer par exemple un début de symptômes ou même pour optimiser sa qualité de vie et son bien-être psychologique au quotidien.

    Daniel: L’autogestion c’est donc, si je ressens certains symptômes ou que je souhaite améliorer ma qualité de vie, c’est essayer une intervention par moi-même et essayer de noter l’impact de cette intervention là, puis ajuster en fonction de ce que j’ai ressenti ?

    Simon: Exactement. C’est assez nouveau en santé mentale. Le plus souvent on était centré, lors d’un trouble de santé mentale, sur un médecin ou un thérapeute qui donne des instructions. L’idée de reprise de pouvoir est assez nouvelle. C’est important d’apprendre à mieux s’observer, mieux reconnaître la diversité des stratégies et des outils possibles.

    Daniel: Quels seraient les impacts à court et long terme de l’activité physique sur la santé mentale ? Marie-France Lafontaine, doctorante en psychologie à l’Université Laval de Québec.

    Marie-France: Il faut savoir c’est que l’activité physique crée une certaine forme de stress sur le corps humain. Le fait de dépenser beaucoup de ressources énergétiques rend notre corps stressé d’une certaine façon.

    C’est ce qui fait que pendant une séance de sport on peut ressentir beaucoup d’inconfort ou d’anxiété.

    Cependant, on voit que tout de suite après la séance, ça peut avoir permettre de réduire l’an...

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    45 mins
  • De la culture des diètes à l'alimentation intuitive avec Karine Gravel
    Apr 14 2022

    Aujourd'hui nous retrouvons Karine Gravel, nutritionniste, docteure en nutrition et autrice du livre De la culture des diètes à l'alimentation intuitive.

    Daniel : D'où t'es venu l'idée d'écrire un livre ?

    C'est drôle parce que je suis allée voir dans mon album de finissants du baccalauréat en nutrition et mes amies avaient écrit : « Maîtrise? Doctorat? Éditrice de livre de cuisine? Peu importe, tu donneras le meilleur de toi-même ».

    Je ne suis pas devenue éditrice, mais j'ai complété une maîtrise et un doctorat, puis j’ai publié un livre par la suite. Il y a eu un délai de 16 ans entre la fin de mon baccalauréat et la publication de mon livre. C’est parce que je n'aime pas forcer les événements et je préfère attendre d'avoir des choses à dire.

    Je voulais aussi créer ma façon de mentionner les informations, alors mon livre est un essai. Ce n'est pas un livre académique ou avec des instructions spécifiques sur la « bonne façon » de faire les choses. Il s’agit plutôt de réflexions pour s’inspirer.

    Je parle de poids, d'alimentation intuitive et je raconte aussi que dans ma pratique, je rencontre des personnes qui espèrent perdre du poids ou qui ne s'aiment pas, qui essaient de contrôler leur corps, qui calculent ce qu'elles mangent et je trouve ça triste. J'avais le goût d'amener ma propre contribution.

    Daniel : Au début du livre, tu parles de l'idée de « manger santé ». Est-ce que tu trouves qu'on exagère avec cette étiquette de « bon pour la santé » que l'on peut retrouver en épicerie ?

    Définitivement.

    Il n'y a pas de mauvaise intention derrière ça. À la base, un aliment santé, j'ai une idée de ce que c'est, mais il n'y a pas de définition précise.

    Je pense que c'est plus du marketing que de la science.

    On pourrait faire un sondage à savoir ce qu'est un aliment santé et probablement qu'on n'aurait pas la même définition d'une personne à l'autre. C'est vraiment une question de perception.

    C'est une notion qui est probablement basée sur la valeur nutritive de l'aliment, mais est-ce que ce ne serait pas basé sur les nutriments à la mode?

    Par exemple, en ce moment, les glucides ne sont pas très populaires. Les entreprises ont donc tendance à écrire « faible en glucides » pour que ça sonne bien à nos oreilles, qu'on trouve ça plus intéressant et qu'on achète davantage l'aliment. C'est très discutable comme pratique.

    Daniel : Est-ce que tu trouves que de se projeter sur le long terme quand on essaye de faire des modifications de nos choix alimentaires ça peut aider ?

    Oui, je pense que c’est une bonne façon de voir si un changement est réaliste. Si on ne peut pas imaginer se priver d’un aliment sur le long terme, on va peut-être essayer de trouver une solution plus réaliste, comme essayer de l’apprécier à 100 % lorsqu’on choisit de le manger.

    Parfois, les gens cherchent à éliminer certains aliments parce qu’ils les perçoivent « engraissants » ou « mauvais pour la santé ». Par contre, en faisant cela, l’interdit devient attirant et on peut être davantage à risque d’avoir des rages alimentaires.

    Daniel : J'ai lu que 45% des québécoises font au moins deux tentatives de perte de poids par année, c'est énorme !

    C'est beaucoup, et puis au moins deux tentatives, ça veut dire que ça peut être plus. Ce n’est pas rare que je rencontre des personnes qui ont été à la diète pendant les 30 ou 40 dernières années et c'est un cycle continuel entre débuter une diète, l’abandonner, en recommencer une nouvelle, etc.

    C'est très fréquent et préoccupant aussi.

    Daniel : Qu'est ce qui soutient ce problème de diète à ton avis ?

    On peut penser qu'on est dans une société où on a des normes sociales de minceur. Quand je parle de normes, je fais référence...

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    43 mins
  • COMMENT PRENDRE DE LA MASSE MUSCULAIRE ? avec keven arseneault
    Jan 27 2022

    Pour certains la prise de masse musculaire est un objectif à atteindre par soucis d’esthétisme ou de santé. Nous avons donc abordé le sujet avec Keven Arseneault, formateur à l’Académie des entraineurs.

    Daniel : C’est quoi les avantages de prendre de la masse musculaire ?

    La majorité des gens le font par soucis d’esthétisme. Les autres bénéfices dépendent de la personne : ça dépend de son âge, de son mode de vie, etc. Un joueur de football ou de hockey par exemple c’est sa protection, il ne va pas le faire pour l’esthétisme, il va vouloir prendre de la masse musculaire pour se protéger des blessures.

    Dans le même sens, certaines personnes âgées vont vouloir augmenter leur masse musculaire pour avoir plus d’autonomie.

    Daniel : C’est quoi les meilleures méthodes pour réussir à prendre de la masse musculaire ?

    Ça c’est la question ! Il n’y a pas une façon de faire, il faut agencer pleins d’éléments pour être capable de gagner de la masse musculaire. On a tous une prédisposition génétique, on reconnait un certain type de physique :

    • Ectomorphe, plus longiligne comme le coureur de marathon;
    • Mésomorphe, plus musculaire comme un joueur de hockey;
    • Endomorphe, une personne plus ronde.

    Évidemment, ce sont des catégorisations et personne n’est figé dans une catégorie. Mais par exemple un joueur de football de ligne, on ne peut pas lui demander de courir un marathon, il n’a pas un physique qui est fait pour cela.

    À l’inverse, une personne plus longiligne qui aime faire de la course à pied, sa prédisposition va le ralentir dans sa prise de masse.

    Il faut admettre son potentiel pour l’adapter et plus le potentiel est faible, plus il va falloir prendre en compte pleins de facteurs : que ce soit le sommeil, le stress, l’alimentation, l’entraînement afin de réussir à prendre de la masse.

    Il y a 3 façons à utiliser pour prendre de la masse musculaire :

    • 1ère façon c’est la tension mécanique, on créer une tension sur le muscle, on prend une charge, un poids, un kettlebell, ou une barre, et plus la tension va être élevée, plus on va être capable d’avoir un potentiel d’hypertrophie donc un gain de masse musculaire qui va s’en suivre. Mais une personne débutante en entraînement ne peut pas prendre des charges élevées parce que ses structures ne sont pas adaptés pour donc il faudra avoir le début d’entraînement avec une progression;
    • 2ème façon c’est le stress métabolique, par exemple on fait 3 exercices de jambes l’un après l’autre et l’accumulation de ces séries va créer un stress sur le corps qui va activer des signaux métaboliques pour augmenter la masse musculaire;
    • 3ème façon c’est un peu la résultante de tout ça, c’est d’aller chercher des dommages musculaires. C’est des micro-déchirures qui vont forcer le muscle à se reconstruire plus gros et plus fort. Ce n’est pas parce qu’on a des micro déchirures qu’on a un gain de masse musculaire. Si l’environnement n’est pas favorable, si on ne mange pas assez de calories et de protéines, qu’on ne boit pas assez d’eau ou qu’on a un mauvais sommeil, le muscle ne va pas surcompenser, il va aller garder le même niveau.

    C’est assez compliqué et le mieux c’est de se faire encadrer par un professionnel, idéalement, un kinésiologue.

    Daniel : Pour un débutant dans un gym, à quoi ressemblerait un programme type ?

    Ça dépendrait de ton expérience en entraînement. Entre une personne qui est débutante e...

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    47 mins
  • Aider les athlètes à atteindre leur plein potentiel avec Charles Castonguay
    Jan 12 2022

    La préparation d’un athlète est essentielle afin de lui permettre de pouvoir utiliser son plein potentiel lors des compétitions. Nous avons échangé avec Charles Castonguay kinésiologue et préparateur physique, grand passionné de ski de fond.

    Daniel : Tu es préparateur physique à temps plein pour Excellence Sportive Québec Lévis, peux-tu nous parler de ton parcours et de ce qui t’a amené à pratiquer ce métier ?

    J’ai fait mon bac en kinésiologie à l’Université de Laval. Par la suite, j’ai fais ma maîtrise et je suis rentré au Conseil du Sport de Haut Niveau du Québec qui s’appelle maintenant Excellence Sportive Québec-Lévis. C’est l’INS à Montréal qui nous donne l’argent des athlètes de la région du Québec-Lévis, et moi, on m’embauche pour travailler avec ces athlètes-là.

    Au départ, j’ai commencé avec le Centre Pierre Harvey en ski de fond, puis avec une équipe de taekwondo de très haut niveau. Maintenant, je travaille toujours avec le centre de ski de fond. Je suis arrivé là par hasard, suite à un stage, mais finalement, j’ai développé une histoire d’amour avec le ski de fond.

    Daniel : c’est quoi la différence dans la préparation entre ton rôle de préparateur physique et celui de l’entraineur de l’équipe de ski de fond ?

    Le kinésiologue ou préparateur physique, son rôle principal, c’est de préparer physiquement l’athlète. En sport d’endurance, la préparation physique c’est un peu plus complémentaire que dans les sports de puissance. En endurance on va se limiter à ce qui est musculation en salle, la planification des entrainements pour limiter les blessures, etc.

    L’entraineur, lui, il va faire la planification du volume d’entrainement, la planification des séances d’intensité, de la technique etc.

    Daniel : Tu es préparateur physique dans plusieurs sports, est ce que ça t’aide de voir différentes pratiques sportives afin de redistribuer ce savoir dans les autres sports ?

    Absolument. Par exemple, j’ai remplacé un de mes collègues qui entraine un excellent snowboarder, j’ai pu voir tout ce qu’il faisait et ça m’a apporté beaucoup de matériel pour entrainer mes skieurs de fond, même si ce sont des sports complètement différents.

    Daniel : Tu as été préparateur pour l’équipe de ski de fond, c’est quoi les plus beaux souvenirs que tu as de ça et comment tu t’es senti lors des jeux ?

    Le premier mot qui me vient en tête c’est vraiment : plaisir. J’ai commencé quand j’avais 20 ans, ils m’ont fait confiance, ils m’ont amené partout dans le monde avec des athlètes incroyables. C’est de l’apprentissage continuel parce que plus tu voyages, plus tu rencontres d’autres experts qui sont plus calés que toi dans pleins de domaines. En voyageant et en développant des liens avec des nouvelles personnes, ça te fait développer tes méthodes d’entraînement.

    Ça m’a aussi donné une bonne dose d’humilité, parce que la performance de l’athlète ne dépend pas que de toi. Il y a des grosses réussites qui t’apportent énormément de joie et des échecs, des défaites, qui t’apportent beaucoup d’expérience aussi, mais il faut réussir à faire la part des choses à travers les succès et les échecs.

    Daniel : On parlait des différents sports que dans lesquels tu as entraîné des gens, mais en même temps tu as vu le même sport dans plusieurs régions du monde, ce qui te donne une sorte de perspective sur ce que tu fais qui est très importante sur tes actions maintenant.

    Quand j’étais à l’université je pensais que les notions théoriques c’était 80% du travail, et qu...

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    33 mins