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Dans la presse

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Written by: FRANCE 24
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Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

France Médias Monde
Politics & Government
Episodes
  • Mouvement lycéen: "Comment stopper l'escalade ?"
    Oct 6 2026
    A la Une de la presse, l’inquiétude, en France, avant «l’acte III», aujourd’hui, de la mobilisation des lycéens. Un mouvement critiqué pour ses débordements, tandis que plusieurs voix s’élèvent contre les «violences policières» dont il serait la cible. L’annonce, hier, en Espagne, de législatives anticipées le 29 novembre prochain. Et le vingtième anniversaire, demain, de l’assassinat de la journaliste russe Anna Politkovskaïa, le 7 octobre 2006. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, l’inquiétude, en France, avant «l’acte III», aujourd’hui, de la mobilisation des lycéens. Comment stopper l’escalade? Libération s’inquiète de la «répression» d’un mouvement lui-même «critiqué pour ses débordements» et appelle les forces de l’ordre à «agir avec discernement». D’après Le Figaro, les autorités «s’attendent à ce que le vent de la révolte souffle plus fort ­encore», après que des heurts ont marqué la journée d’hier «dans plus de 400 établissements». Inquiétude, aussi, de L’Opinion face à une «colère sans mode d’emploi», «un mouvement gazeux, souvent violent, et insaisissable». Un mouvement dont «la genèse a été spontanée», d’après Le Monde, dont le reportage en Seine-Saint-Denis, dans les quartiers populaires, évoque une protestation «très politisée, accompagnée, mais pas manipulée», y compris par La France insoumise. Le journal cite notamment une source du renseignement qui parle plutôt d’un «effet d’aubaine pour les partis intéressés par l’agitation sociale». La presse de gauche dénonce une répression «sans retenue» et des «violences policières». Alors que dix enquêtes de l’GPN, la police des polices, ont été ouvertes, L’Humanité soutient que les forces de l’ordre «s’affranchissent des règles déontologiques», dans un «schéma du «maintien de l’ordre» hérité de la répression du mouvement des gilets jaunes». Mediapart critique «une utilisation inédite et intensive de l’arme administrative», avec «des arrêtés interdisant les manifestations aux abords de certains lycées (qui) essaiment, dans une proportion inédite, partout sur le territoire». La mobilisation des lycéens est suivie de près par la presse européenne. Au Royaume-Uni, The Times, quotidien conservateur, voit la France «désemparée» face à «la colère et la fureur» des lycéens. Le journal conservateur cite la proviseure d’un lycée parisien qui dit n’avoir jamais rien vu d'aussi violent».. en 20 ans de carrière. En Allemagne, le Frankfurter Allgemeine Zeitung, également conservateur, explique la mobilisation par «le manque de perspectives» pour la jeunesse, dans un contexte de «dégradation économique» aggravée par la dissolution de 2024 et l’émergence de l’intelligence artificielle. Des difficultés partagées par d’autres pays européens, dont la Belgique, où la colère gagne aussi les lycées. Les élèves de Liège rencontrés par Le Soir disent que «ce qui se passe en France a créé une impulsion» et qu’eux aussi veulent se battre contre «une école malade», «mais surtout pour (leur) avenir». The Guardian, enfin, dresse un parallèle entre la mobilisation lycéenne en France et les manifestations pour le logement en Espagne. Pour le quotidien britannique, les deux mouvements, «menés principalement par des jeunes illustrent un problème croissant pour les gouvernements d'Europe occidentale: une génération qui se sent de plus en plus privée de la sécurité socio-économique de base dont leurs parents bénéficiaient». En Espagne, où Pedro Sanchez a annoncé hier la convocation de législatives anticipées le 29 novembre prochain. Selon La Vanguardia, le journal catalan, le Premier ministre cherche à «tirer parti», précisément, «des mobilisations citoyennes pour le logement». Un calcul qui tient du pari: El Pais annonce déjà un scrutin «sous haute tension». Le journal de centre-gauche espère que ces élections permettront «une clarification nécessaire après une législature marquée par l’impasse et les tensions», malgré «la possibilité que, pour la première fois depuis la mort du dictateur Franco, un parti d’extrême droite, (Vox) puisse gouverner». A droite, El Mundo estime que Pedro Sanchez joue son va-tout «pour survivre». Le journal l’accuse d’«instrumentaliser le logement à des fins populistes», «alors qu'il est englué dans la corruption». «C’est le calendrier judiciaire, plus que tout autre facteur, qui explique l’urgence de cette élection», assène le journal, qui cite aussi la crise de Ceuta et les tensions générées par la hausse des prix. On termine cette revue de presse avec l’anniversaire, demain, de l’assassinat de la ...
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    7 mins
  • Trois ans après le 7-Octobre, Israël "face à l'abîme"
    Oct 7 2026
    A la Une de la presse, ce mercredi 7 octobre, la mobilisation massive, hier, partout en France, des lycéens, rejoints par de nombreux adultes. La présentation par Marine Le Pen de son futur budget si elle est élue à la présidentielle. Les commémorations des attaques du 7-Octobre en Israël. Et une aventure extraordinaire, qui a duré 28 ans. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, la mobilisation massive, hier, partout en France, des lycéens, rejoints par de nombreux adultes. Plusieurs centaines de milliers de jeunes dans la rue: Le Parisien/Aujourd’hui en France constate que la mobilisation «ne faiblit pas», près de 3 semaines après le début du mouvement. Rejoints par des parents, des enseignants et des étudiants, certains ont lancé des «battles d’aura», des «batailles de charisme», populaires sur les réseaux sociaux - d’où la Une de Libé sur «l’aura des lycéens». Dans un registre plus classique, L’Humanité évoque «la classe» des lycéens, «malgré les intimidations et les violences policières». Leur mobilisation fait la Une, également ce matin, de la presse italienne. De l’autre côté des Alpes, le journal communiste Il Manifesto entonne la Marseillaise avec les manifestants, et Il Fatto Quotidiano salue ces lycéens qui «ne se rendent pas», en relevan que pendant ce temps-là, Emmanuel Macron «examinait ses missiles». Il Messaggero met l’accent sur les heurts entre manifestants et forces de l’ordre, et prévient que si la violence augmente, l'extrême droite de Marine Le Pen «en récoltera les fruits», mais condamne «les déclarations, typiquement atypiques et à la limite du délire, de Donald Trump». Le président des Etats-Unis attribue la situation en France à «l'immigration et à l'islam», pour la plus grande satisfaction du très droitier Il Giornale, qui rebaptise la place de la République «la place d’Allah». Marine Le Pen a dénoncé, hier, «la violence» qui est «entrée» dans les établissements scolaires. La candidate du RN à la présidentielle a fait cette déclaration à l’occasion de la présentation de son futur budget si elle est élue. Un grand oral qui récolte un zéro pointé. L’Opinion étrille «la tromperie de l’austérité sans douleur», vendue, selon lui, par Marine Le Pen. Libération ironise sur son projet «au doigt mouillé», «garanti avec trucages». Et Le Figaro est pour le moins sceptique face à ce «contre-budget» qui «surestime» les économies et «sous-estime» les dépenses. Le Monde évoque une séquence budgétaire «plombée» par l’affaire des propos antisémites attribués à Jordan Bardella. Mais Le Figaro affirme qu’elle «ne bouleverse pas les clivages» chez les Français de confession juive, «ceux qui se situent à droite de l’échiquier politique considérant que le vrai danger se situe chez LFI», les autres n’ayant «pas changé d’avis sur le parti lepéniste». Dans la presse, également, les commémorations, aujourd’hui, des 3 ans du 7-Octobre. Trois ans après les attaques du Hamas, qui ont fait près de 1200 morts, Israël Hayom parle d’ «effondrement» et de «renaissance» mais reste hanté par les questions : «Qu’est-ce qui a changé depuis? Où avons-nous failli? Quelles leçons en avons-nous tirées?». La version anglophone du journal Haaretz évoque «une blessure ouverte». Le quotidien exprime son désarroi face à «l’abîme existentiel» auquel Israël est confronté, «un abîme où il n’y a ni accords diplomatiques, ni réconciliation, ni paix, ni aucune tentative de créativité diplomatique – ni aucune forme de vie qui ne soit spartiate». Un abîme que seul «l’espoir» peut venir combler. Trois ans après, «le séisme du 7-Octobre continue de faire trembler le Moyen-Orient, de Gaza à Beyrouth, de Damas à Tel-Aviv», relève le quotidien libanais L’Orient Le Jour. A l’occasion de ces commémorations, L’Equipe s’est rendu dans le petit village de Be’eri, en Israël. Le journal sportif raconte comment la vie «reprend lentement» dans ce kibboutz tout près de Gaza, où plus de 100 civils ont été tués le 7-Octobre, notamment grâce à son histoire cycliste. Un passé que connaît bien Erez Manor, le propriétaire du magasin de vélos, un ancien baroudeur qui raconte avoir roulé sur presque tous les continents, avant d’avoir ouvert sa boutique. Il a survécu, mais a perdu plusieurs membres de sa famille et reste persuadé qu’ «ils», ceux de Gaza, essaieront de revenir un jour - ce qui ne l’a pas empêché d’organiser une «Course de l’espoir» qui s’élancera dans 9 jours. L’Equipe s’est aussi rendu en Cisjordanie occupée, où les clubs de foot palestiniens ont repris, eux, la compétition le mois dernier - un tournoi ...
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    6 mins
  • Espagne : mort de Maricarmen, symbole de la crise du logement
    Oct 8 2026
    À la une de la presse ce jeudi 8 octobre : le mouvement lycéen vu par la presse étrangère, la mort de Maricarmen Abascal sans avoir pu réintégrer le logement dont elle avait été expulsée à Madrid, la tentative des Tories pour récupérer des électeurs, et une bonne nouvelle concernant la biodiversité. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur PC en devenant fan sur Facebook… Alors que les lycéens sont à nouveau appelés à se mobiliser aujourd’hui, coup d'œil à la presse étrangère : comment le mouvement est-il raconté, notamment outre-Atlantique ? Une photo de l’Agence France Presse à la une du Washington Post montre la composition de "La liberté guidant le peuple" près de cent ans après que le tableau a été peint par Eugène Delacroix. “La colère bout” en France, rapporte le journal. Les manifestations font une autre une aux États-Unis : celle du Wall Street Journal, avec ce titre “Après des années 'd’argent magique', la France devient une bombe de dette”. L’article dit même que le pays est au bord d’un précipice financier, avec un déficit budgétaire surpassé seulement par… les États-Unis eux-mêmes. Toujours outre-Atlantique mais côté hémisphère Sud, le Brésil s’intéresse aussi aux manifestations. Elles sont très populaires sur les réseaux sociaux, notamment parmi les supporters de Lula. La Folha de Sao Paulo prend elle aussi l’angle de la crise fiscale dans laquelle la France “plonge”, selon elle, prise dans des tirs croisés entre la rue, et les marchés. Ces deux graphiques montrent la dette publique en pourcentage du PIB, et l’augmentation des taux souverains. La presse allemande commente, elle, les propos de Donald Trump sur le mouvement. Die Welt parle bien de l’augmentation des violences, et des critiques faites au maire de Saint-Denis Bally Bagayoko, qu’on voit s’interposer entre lycéens et CRS… et à Donald Trump qui pointe du doigt l’immigration. Die Frankfürter Allgemeine Zeitung consacre aussi un éditorial pour contredire cette “analyse” du président Trump. Il est intitulé “Un drame sur une intégration réussie” et dresse au contraire le portrait d’une jeunesse issue de la diversité, qui demande la possibilité d’une ascension sociale. Côté presse française, l’Humanité consacre sa quatrième une consécutive au mouvement. Le titre : “Les Flics en Flag” fait référence aux violences policières, et aux pratiques illégales des agents, comme l’absence de numéro RIO, le port de cagoules qui masquent leurs visages, et des écussons non réglementaires, prisés par l’extrême droite. L’IGPN, la police des polices, a déjà ouvert 18 enquêtes. À la une de la presse espagnole, la nécrologie non pas d’une célébrité mais d’un symbole. Son visage ridé, et son regard implorant, comme levé vers l’appartement dont elle avait été expulsée, sont à la une d’El Pais. Son nom complet était Maria del Carmen Abascal, mais tout le monde l'appelait Maricarmen. Cette Madrilène de 87 ans avait été expulsée de chez elle, car incapable de payer un loyer multiplié par cinq du jour au lendemain. À force de se battre et de négocier, et face à l’ampleur de la colère que sa situation a déclenchée dans la rue, elle devait rentrer chez elle en vertu d’un accord avec les propriétaires, mais elle n’aura pas eu le temps. Elle était hospitalisée depuis plusieurs jours pour épuisement. Le 20 Minutes espagnol et El Mundo montrent l’hommage que lui ont rendu les madrilènes, en criant la “Honte”, ou encore “ce ne sont pas des morts, mais des assassinats”. Ils ont allumé des bougies devant chez elle, et continué l’occupation de la Puerta del Sol qui dure depuis douze nuits. L’octogénaire leur avait demandé de ne jamais lâcher le combat, les manifestants lui promettent de continuer. De l’autre côté de la Manche, les journaux britanniques montrent, eux, Kemi Bardenoch, dirigeante du parti conservateur, les Tories, depuis 2024, et qui est aujourd’hui à l’offensive pour reconquérir la droite britannique, engloutie par son extrême. Son pari : le voici à la une de The Independent : parier sur les maisons de famille pour gagner des voix. La dirigeante a promis hier d’abolir les taxes sur l’héritage des propriétés familiales. “Le Labour pense qu’il est égoïste de transmettre ce que vous avez gagné à vos enfants, pas nous”, a-t-elle clamé lors du meeting annuel de son parti. Le Guardian rapporte que les Tories “auraient peur d’elle et ne sauraient pas lui dire non”, citant une source anonyme. Et le Times détaille comment elle a rejeté toute alliance avec l'extrême droite Reform UK de Nigel Farrage, déclarant qu’elle ne s’unirait pas avec un parti qui débat pour savoir si oui ou non ses enfants métis sont ...
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    6 mins
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