Dans la presse cover art

Dans la presse

Dans la presse

Written by: FRANCE 24
Listen for free

About this listen

Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

France Médias Monde
Episodes
  • Trump et le Groenland, l'histoire d'une "obsession" ?
    Jan 15 2026
    A la Une de la presse, ce jeudi 15 janvier, les réactions à la rencontre, hier, à la Maison Blanche, entre le vice-président et le chef de la diplomatie américains, et les ministres des Affaires étrangères danois et groenlandais. Une perquisition du FBI chez une journaliste du Washington Post. Une visite de la police au domicile d’une résidente de Miami, après un message sur Facebook. Et les résultats des demi-finales de la CAN. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, les réactions à la rencontre, hier, à la Maison Blanche, entre le vice-président et le chef de la diplomatie américains, et les ministres des Affaires étrangères danois et groenlandais. La main tendue pour attraper un briquet, la cigarette aux lèvres, Lars Lokke Rasmussen, le ministre des Affaires étrangères danois a la mine des mauvais jours à la Une d’Ekstra Bladet, qui titre pudiquement sur les "désaccords persistants" entre Washington et Copenhague sur le Groenland. Le tabloïd danois évoque "la fumée et la vapeur" au Danemark, en prévenant que "la crise est loin d'être terminée" et que les Danois ont "simplement gagné un peu de temps". "Catastrophe évitée pour l’instant": Jyllands-Posten, qui montre Rasmussen aux côtés de son homologue groenlandaise, Vivian Motzfeldt, parle, lui des "craintes persistantes du Danemark face aux exigences de Donald Trump". Face à un président américain qui martèle que le Danemark "ne peut pas se défendre tout seul", quelles options pour Copenhague et Bruxelles? D’après The Economist, "la priorité immédiate est de désamorcer les inquiétudes de Trump en démontrant que ses prétendues craintes (sécuritaires) peuvent être résolues dans le cadre existant", à savoir l’Otan - d’où l’annonce de la France et de plusieurs pays européens d’exercices conjoints au Groenland. Pour ce qui est de "l’obsession trumpienne" de s’emparer du territoire danois, le magazine britannique indique que l’Europe envisage "d'autres options", comme "la possibilité de suspendre certains aspects de l'accord commercial récemment conclu avec les États-Unis" ou "le durcissement de la réglementation pour les entreprises technologiques américaines", des options sur lesquelles il sera toutefois "difficile de rassembler des majorités", selon The Economist, qui indique que "le dernier espoir" des Européens est que Donald Trump soit tout simplement "distrait de sa quête" groenlandaise. Aux Etats-Unis, la Maison-Blanche a posté il y a quelques heures, sur X, un dessin résumant le choix, auquel devrait se résoudre, selon elle, "l’homme groenlandais" avec ses chiens de traîneau: prendre la direction de la Chine et de la Russie ou celle des Etats-Unis. Cette expression d’"homme groenlandais" et cette vision pour le moins binaire du monde sont perçues par Heidi Beirich, la cofondatrice du Projet mondial contre la haine et l'extrémisme comme "un exemple flagrant de clin d'œil à la littérature raciste d'extrême droite" et à son concept d’"homme occidental". Un point de vue à retrouver dans The Guardian. "Bienvenue au Groenland, dont l’économie repose sur les subventions et la crevette" : The Wall Street Journal réduit, pour sa part, le territoire autonome danois à un espace bénéficiant certes "d'une situation stratégique" mais dont les "importantes réserves minérales" sont "profondément enfouies sous la glace", ce qui rend leur éventuelle exploitation "longue et coûteuse". "Du moins à court terme, calcule le quotidien conservateur, qui ne partage visiblement pas l’enthousiasme de Donald Trump pour le Groenland, quiconque dirigera cette île risque davantage de se retrouver face à un gouffre financier qu'à une mine d'or". Au-delà de ces considérations économiques ou mercantiles, c’est selon, The New York Times rappelle, lui, que "le sort de la plus grande île du monde a une importance capitale pour des milliards de personnes, car le réchauffement climatique entraîne une fonte des glaces" qui recouvrent 80% du Groenland - "un phénomène aux conséquences planétaires". Les Etats-Unis, où des agents du FBI ont perquisitionné, hier, le domicile d'une journaliste du Washington Post. Le journal voit dans cette perquisition, dans le cadre d'une enquête sur la divulgation d'informations gouvernementales secrètes, "une atteinte flagrante au Premier Amendement" sur la liberté de la presse. "Quiconque croit que cette (intervention) dissuadera les journalistes d'exercer leur métier se trompe lourdement": "les tentatives d'intimidation ou de neutralisation des journalistes finissent toujours par échouer", écrit le journal. Le droit à la liberté d’expression, qu’invoque aussi une habitante de Miami Beach, Raquel Pacheco, qui raconte dans The Washington Post, ...
    Show More Show Less
    6 mins
  • Elections en Ouganda: "Silence"
    Jan 14 2026
    A la Une de la presse, ce mercredi 14 janvier, la poursuite de la répression en Iran, où internet est toujours coupé, et où l’ampleur exacte des massacres commis par le régime reste inconnue. Les élections générales de demain en Ouganda, le prix de la « pire tyran » remis à la présidente de la Tanzanie. Le Maroc en demi-finale de la CAN. Et un enfant Jésus controversé en Allemagne. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, la poursuite de la répression en Iran, où internet est toujours coupé. Alors que des Iraniens de la diaspora ont enfin pu contacter, hier, leurs proches par téléphone pour la première fois depuis 5 jours, l’ampleur exacte de la répression reste inconnue. The Independent, quotidien britannique, comme plusieurs médias, parle de «plus de 2000 morts» - un chiffre de l'organisation de défense des droits humains HRANA, basée aux Etats-Unis, que le président Trump dit ne pas pouvoir confirmer tout en indiquant qu’il «pourrait être assez considérable». Iran International, site d’opposition basé à l’étranger, affirme, lui, qu’au moins 12 000 personnes auraient été tuées, principalement durant les nuits de jeudi et vendredi. Dans des messages transmis au Guardian, lundi, trois médecins de Téhéran décrivent des hôpitaux et des services d'urgence «débordés par l'afflux de manifestants blessés par balles», avec des blessures «principalement concentrées aux yeux et à la tête», «une tactique déjà utilisée contre les manifestants de «Femme, Vie, Liberté», en 2022», selon des ONG de défense des droits humains. Du côté de la presse officielle, il n’est question que des manifestations pro-régime. «Game over»: dans Tehran Times, Ali Khamenei «remercie le peuple iranien pour sa démonstration massive d’unité après les émeutes fomentées par les Etats-Unis». Black-out aussi en Ouganda, où l’accès à internet a été coupé, hier, pour une durée indéterminée, avant les élections générales de demain. The Daily Monitor rappelle que le pays avait déjà bloqué l’accès à internet lors de la précédente présidentielle de 2021 - un black-out de près de 4 jours, qui aurait coûté près de 100 millions d’euros à l’Ouganda, selon certaines estimations. D’après le quotidien ougandais, ce nouveau blocage a été justifié par la nécessité d’empêcher «la désinformation en ligne, la fraude électorale et l’incitation à la violence». Sauf immense surprise, le président Yoweri Museveni, 81 ans, au pouvoir depuis 40 ans, devrait être reconduit. «Une performance qui le place sur le podium des dirigeants africains encore en exercice ayant passé le plus de temps sur le trône», ironise Jeune Afrique. D’après le magazine, le principal opposant du président ougandais, Bobi Wine, «ne semble guère se faire d’illusion» sur l’issue du scrutin, «accusant régulièrement le pouvoir en place de virage autoritaire et de fraudes électorales». Alors que les élections demain se tiennent dans un climat de «répression et d’intimidation » généralisées», selon l’ONU, The Independent, autre quotidien ougandais met en garde le chef de l’Etat contre le risque d’une nouvelle mobilisation de la jeunesse face à ce qu’elle perçoit «comme une léthargie» du pouvoir et face aux «scandales de corruption à répétition» qui avaient déjà déclenché des manifestations de 2024, à un moment où s’amorce aussi «une succession politique potentiellement difficile». Le président ougandais sur le podium de longévité des dirigeants africains, et la présidente de la Tanzanie désignée «tyran de l’année» par une ONG britannique. Le Monde rapporte que ce prix satirique a été décerné à Samia Suluhu Hassan par l’organisation Index on Censorship, il y a quelques jours, pour «dénoncer la répression lors de la présidentielle et les attaques à la liberté d’expression». Le quotidien rappelle que le scrutin d’octobre dernier avait été remporté avec un score soviétique, plus de 97 %, par Samia Suluhu Hassan, sur fond de «répression sanglante». Pour dénoncer le musellement de l’opposition, des milliers de personnes avaient manifesté le jour du vote, avant d’être arrêtées, blessées, parfois tuées par les forces de l’ordre. D’après Le Monde, le bilan de cette répression, «difficile à établir, fait état de 800 à 2 000 victimes en trois jours». On reste en Afrique avec la CAN. Rendez-vous aujourd’hui pour les deux demi-finales, Sénégal/Egypte et Nigéria/Maroc. Pays organisateur, et sans victoire depuis 50 ans dans la compétition, le Maroc «retient son souffle». Le Parisien/Aujourd’hui en France raconte que le rendez-vous de ce soir face aux Super Eagles «tient en haleine...
    Show More Show Less
    7 mins
No reviews yet